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DU MÊME AUTEUR

RECHERCHES SUR LA NATURE ET LE SIÉGE DE L'AMIDON ANIMAL.

(Comptes rendus de la Société de Médecine de Nancy, 18611862.)

LA GLYCOGÉNIE JUSTIFIÉE PAR L'EXAMEN DES EXCRÉTIONS CHEZ LES

DIABÉTIQUES. (Mémoires de l'Académie de Stanislas, 1863.) ÉTUDE PHYSIOLOGIQUE SUR LE MAGNÉTISME ANIMAL. (Mémoires de

l'Académie de Stanislas, 1865.) NOTE SUR LES TUMEURS PERLÉES. (Comptes rendus de la Société de

Médecine de Nancy, 1862-1863.) NOTE SUR LA STRUCTURE DES REINS DE LA ROUSSE. (Mémoires de

l'Académie de Stanislas, 1863.) NOTE SUR LES TUMEURS CONGÉNIALES DE LA RÉGION SACRO-PÉRI

NÉALE. (Comptes rendus de la Société de Médecine.) NOTE SUR L'ACTION PHYSIOLOGIQUE DE DELPHINE. (Comptes

rendus de la Société de Médecine.) RECHERCHES SUR L'ANATOMIE PATHOLOGIQUE ET LA NATURE DE LA

PARALYSIE GÉNÉRALE, en collaboration avec M. le Dr Bonnet. (Annales médico-psychologiques, 4e année, t. XII, septembre 1868.)

LA

RECHERCHES SUR L'ANATOMIE ET LA PHYSIOLOGIE DE LA GLANDE

THYROÏDE. (Mémoires de l'Académie de Stanislas, 1868, et Comptes rendus de la Société de Médecine, 1870.)

Nancy, imp. Berger-Leyrault et Cie.

Q

LECONS

SUR LA

PHYSIOLOGIE

NORMALE ET PATHOLOGIQUE

DU SYSTÈME NERVEUX

PAR

Le Docteur POINCARÉ

Professeur adjoint à la Faculté de medecine de Kancy,
Membre titulaire de l'Académie de Stanislas et de la Société de médecine de Nancy

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TOME DEUXIÈME
Avec figures intercalées dans le texte.

THE
LANE MEDICAL

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FRANCISCO

YORK EOSPITAIN

15757

SAN

PARIS BERGER-LEVRAULT ET Cie J.-B. BAILLIÈRE ET FILS

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3, Rue des Beaux-Arts.

19, Rue Hautefeuille.

gions de l'axe cérébro-spinal. Sur le seuil même de la partie encéphalique, dans la protuberance, nous allons nous heurter contre des problèmes de physiologie pathologique que l'état actuel de la science ne permet pas encore de résoudre.

Constitution anatomique de la protubérance.

La protuberance a reçu, de Sæmmering, le nom à la fois pittoresque et heureux de næud de l'encéphale, parce qu'elle représente, en effet un næud central que forment, en s'achevêtrant entre eux, les divers cordons qui la relient à toutes les autres parties de l'encéphale. C'est là qu'aboutissent, à peu de chose près, la totalité des différents faisceaux du bulbe ; c'est là que viennent converger les deux pédoncules cérébraux qui rattachent les deux hémisphères cérébraux au reste de l'axe nerveux; c'est là, enfin, que passent toutes les fibres qui relient les deux lobes du cervelet entre eux, et forment ce qu'on appelle les pédoncules cérébelleux moyens. Elle semble ne pas avoir, pour ainsi dire, d'existence propre et résulter, comme masse, du fait même de l'intersection de toutes ces parties. Elle est la toile d'araignée résultant de la convergence de tous les fils qui prennent leur point d'appui sur les murs voisins. C'est un carrefour où viennent se rencontrer les émanations des divers renflements de l'encéphale, et, par suite, elle est le trait d'union qui les réunit entre eux. Cette constitution anatomique de la protubérance retentit sur sa physiologie et sur sa pathologie. Ses actes fonctionnels ne sont pas faciles à séparer de ceux des parties voisines. Il existe même la fusion la plus complète entre ses fonctions et celles des pédoncules cérébelleux moyens. De même, la symptomatologie de ses maladies se ressent toujours de celle des maladies du bulbe, du cervelet, des pédoncules cérébraux, des tubercules quadrijumeaux et même du cerveau. De sorte qu'elle est encore, au point de vue physiologique et au point de vue pathologique, un véritable neud gordien très-difficile à dénouer.

Rappelons rapidement les principaux détails de sa conformation, pour nous faciliter le langage nécessaire à l'intelligence des vivisections et à la détermination du siége des lésions pathologiques de l'organe (1).

(1) Il est inutile de présenter ici des figures spéciales, vu que les détails indiqués peuvent être suivis sur les figures 27 et 28 (tome Icr).

Les anatomistes lui reconnaissent généralement six faces. Mais deux seulement ont une existence réelle et méritent seules de fixer notre attention, ce sont:

1° La face antérieure, dite basilaire, parce qu'elle repose sur la gouttière de ce nom. Elle est convexe et offre sur la ligne médiane un large sillon antéro-postérieur qui sert à loger l'artère basilaire. La présence de ce vaisseau en ce point a de l'importance au point de vue de la pathologie. De chaque côté de ce sillon la face antérieure est comme soulevée par deux saillies que forment les pyramides antérieures du bulbe en passant dans l'épaisseur de l'organe. Au delà, cette face s'abaisse et se rétrécit pour se fusionner avec les pédoncules cérébelleux moyens proprement dits. L'ail distingue parfaitement que la partie superficielle de cette face est formée par des fibres blanches transversales qui se rendent d'un lobe cérébelleux à l'autre. D'où le nom de pont de Varole donné à cette couche superficielle. Il semble que les pyramides passent sous cette couche comme l'eau d'une rivière sous un pont. C'est chez l'homme que ce pont de Varole offre le plus d'épaisseur.

2° La face postérieure qui se continue sans ligne de démarcation avec la face postérieure du bulbe et forme avec cette dernière le plancher du 4e ventricule. Elle présente sur la ligne médiane un sillon qui se continue en haut avec l’aqueduc de Sylvius, et en bas avec le sillon médian postérieur du bulbe. Dans la disposition naturelle des choses, elle est masquée par les parties qui concourent à former le plafond du 4e ventricule. Aussi ne l'aperçoit-on bien qu'après avoir enlevé le cervelet, avoir incise longitudinalement la valvule de Vieussens, et avoir écarté les processus cerebelli ad testes ou pédoncules cérébelleus supérieurs. Cette disposition vous fait déjà entrevoir combien il est difficile pour l'expérimentateur d'isoler les faits qui appartiennent en propre à la protubérance de ceux qui relèvent de ces diverses parties, et comment les maladies qui siégent dans la portion postérieure de la protubérance se compliquent si souvent de symptômes qui dépendent des processus et des tubercules quadrijumeaux que ceux-ci supportent.

Quant aux faces latérales, elles n'existent réellement pas, puisque sur les côtés la protubérance se perd avec les pédoncules cérébelleux moyens. Il en est de même de la face inférieure, puisqu'elle n'est, pour ainsi dire, que la porte par laquelle s'engage le bulbe. Il en est de même aussi de la face supérieure, puisqu'elle n'est que la porte par où sortent les deux pédoncules cérébraux qui se rendent au cerveau.

Les faits d'anatomie descriptive n'avaient pour nous qu'un intérêt de langage conventionnel. Il n'en est plus de même des détails de structure, car ils sont une des bases de la physiologie normale et de l'anatomie pathologique.

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Fig. 34. A, pont de Varole. B, points représentant la section des fibres longitudinales des pyra

mides. C, série de plans des fibres des pédoncules cerébelleux moyens séparés par le passage des pyramides. D, grosse racine du trijumeau. E, petite racine. F, substance grise centrale. G, plancher du 4e ventricule.

Si on fait une coupe transversale de la protubérance, on reconnait de suite que le pont de Varole ne représente qu'un seul des plans de fibres qui semblent se rendre d'un lobe cérébelleux à l'autre; qu'au delà se trouvent d'autres couches de fibres transversales plus ou moins écartées les unes des autres, c'est-à-dire que les pédoncules cérébelleux moyens, pour traverser la protubérance, ne restent pas réunis en faisceaux. Ils s'épanouissent dans son épaisseur, en donnant naissance à des lacunes ou des mailles qui sont comblées par de la substance grise disséminée. Dans ces mailles et au sein de cette substance grise, passent des fibres longitudinales qui font suite aux fibres des pyramides antérieures, et qui, sur cette coupe transversale, ne peuvent se traduire que par un pointillé. Autrement dit, les pyramides antérieures et les pédoncules cérébelleux moyens, qui sont réunis en faisceaux compactes jusqu'à leur arrivée dans la protubérance, se mettent à se dissocier, à s'éparpiller; et comme ils ont des directions différentes, ils se croisent, s'enchevétrent entre eux, constituent ainsi un lascis dont les vides sont comblés par de la substance grise qui forme, pour ainsi dire, le milieu, l'atmosphère dans

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