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voulu le rendre fufpect, & à qui ce
reméde fauva la vie.

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Max.

ERASISTRATE fe fit connoitre AN. M & eftimer par la maniére adroite dont 3722 Av J. C. il découvrit la caufe de la maladie 282. d'Antiochus Soter fils de Séleucus Val. Roi de Syrie. Je l'ai racontée en fon lib. 5. -lieu. Si l'on en croit Pline, cette cure cap. 7Tom merveilleufe, qui rendit un fils ten- vII. drement aimé à fon pere, fut paiée de cent talens, c'eft à dire de cent mille lib. 29. écus.

Plin.

in Proem

AN M.

Av J. C. 219. Toms VIII.

APOLLOPHANE, Médecin 3785.
d'Antiochus furnommé le Grand
étoit fort habile dans fa profeffion :
mais il devint encore plus célébre par
le fervice important qu'il rendit à fon
Maître. Hermias, premier Miniftre de
ce Prince, excerçoit des concuffions
& des violences inouïes, fans que per-
fonne ofât en porter fes plaintes à la
Cour, tant il s'étoit rendu terrible.
Apollophane aima affez le bien pu-
blic, pour ne point craindre de ha-
zarder fa fortune. Il découvrit au Roi
le mécontentement général du Roiau-
me, & apprit aux Médecins l'ufage
qu'ils doivent faire du libre accès
qu'ils ont auprès des Princes.

AN. M. 3880.

MITRIDATE, qui fut fi longtems v. J. C.

la 124.

AN. M.

3920.
Av. J. C.

48.

la terreur des Romains, s'eft rendu. illuftre auffi dans la Médicine, nonfeulement par l'invention de l'antidote qui porte encore fon nom, mais par la compofition de plufieurs favans Ouvrages, que Pompée fit traduire en latin par Lenée fon Affranchi.

ASCLEPIADE de Bithynie, qui avoit d'abord enfeigné l'Eloquence à Rome, quitta la profeffion de RhéPlin. lib. teur pour embraffer celle de Méde26. cap.3. cin, qu'il jugea lui devoir être plus lucrative que l'autre, & il ne fe trompa pas. Il fit un entier changement dans la pratique qui avoit été obfervée avant lui, & s'écarta prefque en tout des principes & des régles d'Hippocrate. A la place d'une folide & profonde fcience il fubftitua l'agrément & la réputation d'un beau parleur, qui fouvent tient lieu de mérite auprès des malades. Il s'appliquoit auffi à flater leur goût & à fatisfaire leurs defirs en tout, ce qu'il pouvoit, moien fûr de gagner leur confiance. Sa maxime étoit, qu'un Médecin doit guérir fes malades a fèrement,promptement, agréable

a Afclepiades officium effe Medici dicit ut tuto, celeriter, & jucunde curet. Id votum eft: fed ferè periculofa effe nimia & feftinatio & voluptas folet. Celf. lib. 3. cap. 4.

I

Apul.

lib. 4.

blement. Cette pratique feroit fort à
defirer dit Celfe. Le fâcheux eft
qu'ordinairement il y a beaucoup de
danger à vouloir guérir trop vite, &
à n'ordonner rien que d'agréable. Ce
qui contribua le plus à le mettre en
vogue, fut l'heureuse rencontre d'un Florid.
homme qu'on étoit prêt de conduire
au tombeau, en qui il trouva un reste
de vie, & qu'il rétablit dans une par-
faite fanté. Pline parle fouvent de ce
Médecin, mais avec fort peu d'eftime.
THEMISON, difciple d'Afclépia- AN. M.
de étoit de Laodicée. Il changea, dans 4000.
Av. J. C.
fa vieilleffe, quelque chofe au fyftême 4.
de fon Maître. La fecte qu'il forma,
fut appellée Méthodique, parce qu'il
fe mit en tête d'établir une Méthode
pour rendre la Médecine plus aisée à
apprendre & à pratiquer. Juvenal ne
parle pas de lui favorablement.

Quot Themifon ægros Autumno occiderit Satyr.

uno.

Ciceron & Horace parlent de GRA-
TERUS comme d'un habile Médecin.

10. lib.

66,

DIOSCORIDE (Pedacius) Mé- AN. J. C decin d'Anazarbe ville de Cilicie, qui fut depuis nommée Céfarée. Voffius, après Suidas, dit qu'il fut Médecin

d'An

Sueton.

sap. 81.

Dion.

d'Antoine & de Cléopatre. On croit qu'ils le confondent avec un autre Diofcoride, furnommé Phacas. Celui dont il s'agit ici, peut avoir vécu fous Vefpafien. Des Savans ont difputé G Pline a copié Diofcoride, ou fi celuici a tiré fon Ouvrage de Pline. Ces deux Auteurs ont écrit en même tems & fur les mêmes matiéres, fans jamais fe citer l'un l'autre. Le fujet que Diofcoride a traité, c'eft la Matiére Médicinale. On appelle ainfi tous les corps qui fervent à l'ufage de la Médecine, & qui fe reduifent principalement à trois genres: les Plantes, les Animaux, & les Minéraux, ou les chofes qui font de la nature de la

terre.

ANTONIUS MUSA, Affranchi in Aug. Médecin de l'Empereur Augufte, le tira d'une dangereufe maladie qui l'aCaff. lib. voit reduit à l'extremité, en le trai5.P. 517. tant d'une maniere toute opposée à celle qu'on avoit emploiée jufques-là, & lui faifant prendre des bains d'eau froide & des breuvages rafraichiffans. Cette heureuse cure valut à Mufa, outre de grandes largeffes qui lui fu rent faites par l'Empereur & par le Sénat, le privilége de porter un an

cro

neau d'or, ce qui jufques-la n'avoit été permis qu'aux perfonnes de la Ce premiere condition. Tous les Médecins, en confideration de Musa, furent exemptés de tous impôts pour toujours. Le peuple Romain , par reconnoiffance, lui fit élever une ftatue auprès de celle d'Efculape. Il a traita Horace de la même forte, & lui fit prendre les bains d'eau froide dans le plus fort de l'hiver.

Ca

en

Epift. 15. lib. 1

CORNELIUS CELSUS vivoit, à ce qu'on croit, fous l'Empire de Tibére. Il étoit fort favant, & avoit écrit fur toutes fortes de matiéres. Quintilien, qui vante fort fon éru- Lib. 124 dition, le donne pourtant pour un c. 12. efprit médiocre: Cornelius Celfus, mediocri vir ingenio. Je ne fai pas fi les Médecins en conviennent. Nous avons de lui huit Livres fur la Médeci ne, qui font écrits en très bon Latin.

GALIEN, le plus célébre des Mé- An. J. C decins après Hippocrate, étoit de Per- 131. game. Il a vécu fous Antonin, Marc Auréle, & quelques autres Empereurs.

a Nam mihi Baias

Mufa fupervacuas Antonius, & tamen illis
Me facit invifum, gelida cùm perluor unda
Per medium frigus,

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