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des Romains devant les noms des personnes qui étoient en

NOTES. core vivantes quand l'inscription fut faite. ( Visconti.)

(1) Littéralement, « Une lenteur d'esprit. » La plupart

des traits de ce caractère seroient attribués aujourd'hui à CHAPITRE XIV.

la distraction, à laquelle les anciens paroissent ne pas avoir

donné un nom particulier. De la stupidité.

(2) Le traducteur a beaucoup paraphrasé ce passage. Le

grec dit seulement : « Il s'attriste, il pleure, et dit : A la La stupidité est en nous une pesanteur d'es

« bonne heure. » prit (1) qui accompagne nos actions et nos discours. Un homme stupide, ayant lui-même cal- (5) Les témoins étoient fort en usage chez les Grecs culé avec des jetons une certaine somme, de- dans les paiements et dans tous les actes. ( La Bruyére.)

« Tout le monde sait, dit Démosthène, contra Phorm., mande à ceux qui le regardent faire à quoi elle

a qu'on va emprunter de l'argent avec peu de témoins, se monte. S'il est obligé de paroître dans un jour

« mais qu'on en amène beaucoup en le rendant, afin de prescrit devant ses juges pour se défendre dans « faire connoître à un grand nombre de personnes conun procés que l'on lui fait, il l'oublie entière- « bien on met de régularité dans ses affaires. » ment et part pour la campagne. Il s'endort à

(4) Le texte grec dit : « Il force ses enfants à lutter et à un spectacle, et ne se réveille que long-temps

« courir, et leur fait contracter des maladies de fatigue. » après qu'il est fini, et que le peuple s'est retiré. Théophraste a fait un ouvrage particulier sur ces maladies, Après s'être rempli de viandes le soir, il se lève occasionées fréquemment en Grèce par l'excès des exerla nuit pour une indigestion, va dans la rue se

cices gymnastiques. Voyez le Traité de Meursius sur les soulager, où il est mordu d'un chien du voisi- ouvrages perdus de Théophraste. nage. Il cherche ce qu'on vient de lui donner,

(5) Le grec dit : « Et s'il se trouve avec eux à la camet qu'il a mis lui-même dans quelque endroit où « pagne, et qu'il leur fasse cuire des lentilles , il ousouvent il ne le peut retrouver. Lorsqu'on l'a

a blie , etc. » vertit de la mort de l'un de ses amis afin qu'il assiste à ses funérailles, il s'attriste, il pleure, La Bruyère n'en a exprimé qu'une partie en la paraphra

(6) Ce passage est évidemment altéré dans le texte, et il se désespère, et prenant une façon de parler sant. Il me semble qu'une correction plus simple que toutes pour une autre : A la bonne heure, ajoute-t-il, celles qui ont été proposées jusqu'à présent seroit de lire ou une pareille sottise (2). Cette précaution

το άστρονομίζειν et de regarder les mots qui suivent comme

le commencement d'une glose, inséré mal-à-propos dans qu'ont les personnes sages de ne pas donner

le texte; car dans le grec il n'est dit nulle part dans ce sans témoins (3) de l'argent à leurs créanciers, chapitre ce que disent ou font les autres. D'après cette il l'a pour en recevoir de ses débiteurs. On le correction, il faudroit traduire : « Quand il pleut, il dit : voit quereller son valet dans le plus grand froid « Ah! qu'il est agréable de connoitre et d'observer les de l'hiver, pour ne lui avoir pas acheté des con

« astres ! » La forme du verbe grec pourroit étre rendue

littéralement en françois par le mot astronomiser. Il faut combres. S'il s'avise un jour de faire exercer ses convenir cependant que le verbe grec ne se trouve pas enfants à la lutte ou à la course, il ne leur per- plus dans les dictionnaires que le verbe françois, et que la

de se retirer qu'ils ne soient tout en forme ordinaire du premier est un peu différente; mais en sueur et hors d'haleine (4). Il va cueillir lui- grec ces fréquentatifs sont très communs, et quelques ma

nuscrits donnent une leçon qui s'approche beaucoup de même des lentilles (5), les fait cuire, et, ou

cette correction. Le glossateur a ajouté, « Lorsque d'aubliant qu'il y a mis du sel, il les sale une seconde « tres disent que le ciel est noir comme de la pois. » fois, de sorte que personne n'en peut goûter. Dans le temps d'une pluie incommode, et dont (7) Pour étre enterrés hors de la ville, suivant la loi de tout le monde se plaint, il lui échappera de dire Solon. (La Bruyère.) Du temps de Théophraste, les morts

étoient indifféremment enterrés ou brülés, et ces deus que

l'eau du ciel est une chose délicieuse (6) ; et cérémonies se faisoient dans les champs céramiques ; mais si on lui demande par hasard combien il a vu ce n'étoit pas par la porte Sacrée, ainsi nommée parteemporter de morts par la porte Sacrée (7): Au- qu'elle conduisoit à Eleusis , qu'on se rendoit à ces champs. tant, répond-il, pensant peut-être à de l'ar- 11 me paroit donc qu'il faut adopter la correction Erias, çent ou à des grains, que je voudrois que vous n'étoit pas une porte particulière qu'on appeloit ainsi

la porte des tombeaux. M. Barbie du Bocage croit que ce et moi en pussions avoir.

mais que ce nom étoit donné quelquefois à la porte Dipl

met pas

lon, qu'il a placée en cet endroit sur son plan d'Athènes

NOTES. dans le Voyage du jeune Anacharsis ; et les recherches aussi savantes qu'étendues qu'il a faites depuis sur ce plan (1) Plusieurs critiques ont prouvé qu'il faut traduire ce n'ont fait que confirmer cette opinion. Peut-être aussi passage : « S'il met un objet en vente, il ne dira point aux celte porte étoit-elle double, ainsi que son nom l'indique, « acheteurs ce qu'il en voudroit avoir, mais il leur demanet l'une des sorties étoit-elle appelée Érie , et particulière- « dera ce qu'il en pourra trouver. » ment destinée aux funérailles.

(2) La Bruyère a paraphrasé ce passage obscur et mu

tilé d'après les idées de Casaubon: selon d'autres critiques, CHAPITRE XV.

il est question d'un présent ou d'une invitation qu'on fait

au brutal, ou bien d'une portion de victime qu'on lui enDe la brutalité.

voie (voyez chap. xii, note 5; et chap. xvii, note 2); et sa réponse est : « Je ne reçois pas de présents, » ou : « Je

a ne voudrois pas mème goûter ce qu'on me donne. » La brutalité est une certaine dureté, et j'ose dire une férocité qui se rencontre dans nos ma- (3) « Qui fait une collecte. » (Voyez chap. 1, note 3.) nières d'agir, et qui passe même jusqu'à nos

(4) Ces mots ne sont point dans le texte. paroles. Si vous demandez à un homme brutal : Qu'est devenu un tel? il vous répond durement :

(5) Les Grecs récitoient à table quelques beaux endroits Ne me rompez point la tête. Si vous le saluez, de leurs poēles, et dansoient ensemble après le repas

. il ne vous fait pas l'honneur de vous rendre le Voyez le chapitre du Contre-Temps. (La Bruyère.) (Chasalut : si quelquefois il met en vente une chose pitre xii, note 7.) qui lui appartient, il est inutile de lui en deman

(6) Le grec dit simplement : « Il est capable aussi de ne der le prix, il ne vous écoute pas; mais il dit

« point prier les dieux. » fièrement à celui qui la marchande : Qu'y trouvez-vous à dire (1)? Il se moque de la piété de

CHAPITRE XVI (1). ceux qui envoient leurs offrandes dans les temples aux jours d'une grande célébrité : Si leurs

De la superstition. prières, dit-il, vont jusqu'aux dieux, et s'ils en obtiennent les biens qu'ils souhaitent, l'on peut La superstition semble n'être autre chose dire qu'ils les ont bien payés, et qu'ils ne leur qu'une crainte mal réglée de la Divinité. Un sont pas donnés pour rien (2). Il est inexorable homme superstitieux , après avoir lavé ses à celui qui, sans dessein , l'aura poussé légère- mains (2), s'être purifié avec de l'eau lustrale (5), ment, ou lui aura marché sur le pied; c'est une sort du temple, et se promène une grande partie faute qu'il ne pardonne pas. La première chose du jour avec une feuille de laurier dans sa bouche. qu'il dit à un ami qui lui emprunte quelque ar- S'il voit une belette , il s'arrête tout court; et il gent (3), c'est qu'il ne lui en prêtera point : il ne continue pas de marcher que quelqu'un n'ait va le trouver ensuite, et le lui donne de mau- passé avant lui par le même endroit que cet anivaise grace, ajoutant qu'il le compte perdu. Il mal a traversé, ou qu'il n'ait jeté lui-même trois ne lui arrive jamais de se heurter à une pierre petites pierres dans le chemin, comme pour qu'il rencontre en son chemin, sans lui donner éloigner de lui ce mauvais présage. En quelque de grandes malédictions. Il ne daigne pas atten- endroit de sa maison qu'il ait aperçu un serpent, dre personne; et, si l'on diffère un moment à il ne diffère pas d'y élever un autel (4); et, dès se rendre au lieu dont l'on est convenu avec lui, qu'il remarque dans les carrefours de ces pieril se retire. Il se distingue toujours par une res que la devotion du peuple y a consacrées (5), grande singularité (4); ne veut ni chanter à son il s'en approche, verse dessus toute l'huile de tour, ni réciter (5) dans un repas, ni même dan- sa fiole , plie les genoux devant elles, et les ser avec les autres. En un mot, on ne le voit adore. Si un rat lui a rongé un sac de farine, guère dans les temples importuner les dieux, et il court au devin, qui ne manque pas de lui enleur faire des veux ou des sacrifices (6). joindre d'y faire mettre une pièce; mais bien

loin d'être satisfait de sa réponse, effrayé d'une aventure si extraordinaire, il n'ose plus se ser

ou

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vir de son sac et s'en défait (6). Son foible en- critique des auteurs anciens savent que ce n'est qu'à forre core est de purifier sans fin la maison qu'il ha- d'en comparer les différentes copies qu'on parvient à leur bile (7), d'éviter de s'asseoir sur un tombeau, rendre jusqu'à un certain point leur perfection primitive. comme d'assister à des funérailles, ou d'entrer

(2) D'après une correction ingénieuse de M. Siebenkees, dans la chambre d'une femme qui est en cou- le manuscrit du Vatican ajoute : « Dans une source. » Cette che (8); et lorsqu'il lui arrive d'avoir, pendant ablution étoit le symbole d'une purification morale ; le lauson sommeil, quelque vision, il va trouver les rier dont il est question dans la suite de la phrase passoit interprètes des songes, les devins et les augu- quelque partie de cet arbuste. ( Voyez les notes de Dupori,

pour écarter tous les malheurs de celui qui portoit sur soi res, pour savoir d'eux à quel dieu ou à quelle et, sur ce caractère en général, le chap. xxı d'Anacharsis.) déesse il doit sacrifier (9). Il est fort exact à vi- J'ai parlé, dans la note 14 du Discours sur Théophraste, siter, sur la fin de chaque mois, les prêtres des opinions religieuses de ce philosophe, et d'un livre

écrit sur le présent chapitre en particulier. Il me paroit d'Orphée, pour se faire initier dans ses mystès que la religion des Athéniens avoit été surchargée de beaures (10): il y mène sa femme; ou, si elle s'en coup de superstitions nouvelles depuis la décadence des excuse par d'autres soins, il

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fait conduire républiques de la Grèce, et sur-tout du temps de Philippe ses enfants par une nourrice (11). Lorsqu'il et d'Alexandre. Voyez chapitre xxv, note 3. marche par la ville, il ne manque guère de se

(3) Une eau où l'on avoit éteint un tison ardent pris sur laver toute la tête avec l'eau des fontaines qui l'autel où l'on brûloit la victime : elle étoit dans une chausont dans les places : quelquefois il a recours à dière à la porte du temple ; l'on s'en lavoit soi-même, des prêtresses, qui le purifient d'une autre ma- l'on s'en faisoit laver par les prêtres. (La Bruyère.) Il falnière, en liant et étendant autour de son corps olivæ, dit Virgile, Æneid. lib. VI, v. 229; et, au lieu

ha

loit dire, asperger. Spargens rore leri et ramo felicis un petit chien, ou de la squille (12). Enfin, s'il d'ajouter a sort du temple, » il falloit traduire simplement, voit un homme frappé d'épilepsie (13), saisi « Après s'étre aspergé d'eau sacrée, etc. » d'horreur, il crache dans son propre sein, comme pour rejeter le malheur de cette rencontre. (6) Le manuscrit du Vatican porte: « Voit-il un serpent

« dans sa maison; si c'est un paréias, il invoque Bacchus; NOTES.

a si c'est un serpent sacré, il lui fait un sacrifice, » ou

bien « il lui båtit une chapelle. » Voyez sur cette variante (1) Ce chapitre est le premier dans lequel on trouvera la savante note de Schneider, comparée avec le passage des additions prises dans les manuscrits de la Bibliothèque de Platon cité par Duport, où ce philosophe dit que les Palatine du Vatican, qui contient une copie plus complète superstilieux remplissent toutes les maisons et tous les que les autres des quinze derniers chapitres de cet ouvrage. quartiers d'autels et de chapelles. L'espèce de serpent apM. Siebenkees, sur les manuscrits duquel on a publié cette pelée pareias , à cause de ses mâchoires très gros es, étoit copie, doutoit de l'authenticité de ces morceaux nouveaux; consacrée à Bacchus : on portoit de ces animaux dans les mais ses doutes sont sans fondement, et il paroit ne les processions faites en l'honneur de ce dieu, et l'on voit avoir conçus que par la difficulté d'expliquer l'origine de dans Demosthène, pro Corona, page 315, édit. de Reiske, cette différence entre les manuscrits. M. Schneider a levé que les superstitieux les élevoient par-dessus la tête en cette difficullé, et a démontré toute l'imporiance de ces poussant des cris bachiques. L'espèce appelée sacrée étoit, additions, lesquelles nous donnent non seulement des lu- selon Aristote, longue d'une coudée, venimeuse et velue; mières nouvelles sur plusieurs points imporlants des maurs mais peut-être ce mot, qui a empèché les naturalistes de anciennes, mais dont la plupart complètent et expliquent la reconnoître, est-il altéré. Aristote ajoute que les espèces des passages inintelligibles sans ce secours. Ce savant a les plus grandes fuyoient devant celle-ci. observé qu'elles prouvent que nous ne possédions auparavant que des extraits très imparfaits de cet ouvrage. Cette (5) Le grec dit « des pierres ointes; » c'étoit la manière hypothèse explique les transposisions, les obscurités et les de les consacrer, usitée méme parmi les patriarches. Voyez phrases tronquées qui y sont si fréquentes; et celles qui se Genèse, 28. trouvent même dans le manuscrit palatin font soupçonner qu'il n'est lui

même qu'un extrait plus complet. Cette opi- (6) D'après une ingénieuse correction d'Étienne Bernion est en outre confirmée, pour ce manuscrit comme nard, rapportée par Schneider : « Il rend le sac en espour les autres, par une formule usitée spécialement par « piant ce mauvais présage par un sacrifice. » Cicéron dit, les abréviateurs, qui se trouve au chapitre xi et au chapi- de Dir., liv. II, chap. XXVII : Nos autem ita leves atque tre xix. (Voyez la note 9 du premier et la note 2 du se- inconsiderati sumus, ut si mures corroserint aliquid, cond de ces chapitres.) Cependant les difficultés qui se quorum est opus hoc unum , monstrum putemus. rencontrent, particuličrement dans les addjiions , viennent sur-tout de ce qu'elles ne nous sont transmises que par une (7) Le manuscrit du Vatican ajonte, « En disant qu'ile seule copie. Tous ceux qui se sont occupés de l'examen a cate y a exercé une influence maligne; » et continue ,

1

« Si en marchant il voit une chouette , il en est effrayé, et che aux Romains de son temps de perdre par cette fête « n'ose continuer son chemin qu'après avoir prononcé ces juive la septième partie de leur vie.) Par un passage d'Aa mots, Que Minerre ait le dessus ! » On attribuoit à l'in- thénée , liv. XII, chap. IV, it'est à peu près certain que les Huence d'Hécate l'épilepsie et différentes autres maladies Perses avoient très anciennement un culte hebdoma ire; auxquelles bien des gens supposent encore aujourd'hui des et, selon Hérodote , 1, 130, ils avoient appris le culte rapports particuliers avec la June, qui, dans la fable des d'Uranie des Arabes et des Assyriens, et avoient appelé Grecs, est représentée tantôt par Diane, tantôt par Hé- cette déesse Mitra · ce qui semble prouver qu'ils l'ont ascale. Les purifications dont parle le texte consistoient en sociée à Mithras, leur divinité principale. fumigations. ( Voyez le Voyage du jeune Anacharsis , Mais notre texte peut aussi être altéré, et il peut y étre chap. XXI.)

question du sixième jour du mois ou de la décade, consa

cré à Vénus. (Voyez Jamblichus, dans la Vie de Pythagore, (8) Le manuscrit du Vatican ajoute, « En disant qu'il chap. XXVIII, sect. 152, où l'on cite une explication mys« lui importe de ne pas se souiller; » et continue, « Les tique que le philosophe de Samos a donnée de cet usage.) a quatrièmes et septièmes jours, il fait cuire du vin par Dans ce cas, il est toujours très remarquable que les jours a ses gens , sort lui-même pour acheter des branches de du Soleil, de Mercure et de Vénus occupent dans notre & myrte et des tablettes d'encens, et couronne en ren- semaine le mème rang que les jours consacrés par la reli« traut les Hermaphrodites pendant toute la journée. » gion des Grecs aux divinités qui répondent à ces corps céLes quatrièmes jours du mois, ou peut-être de la décade, lestes occupoient dans le mois d'Athènes , ou dans chacune étoient consacrés à Mercure. ( Voyez le scol. d’Aristoph., des trois parties dans lesquelles il étoit divisé; c'est-à-dire in Plut., v. 1127.) Le vin cuit est relatif à des libations ou que les uns et les autres tombent sur les premiers, quaà des sacrifices, et les branches de myrte appartiennent trièmes et sixièmes jours de ces périodes. Ces superstiau culte de Vénus. Les Hermaphrodites sont des hermès tions grecques sont sans doute dérivées de l'usage égyplien à tête de Vénus, comme les hermérotes, le; herméraclès, de consacrer chaque jour à une divinité (voyez Hérodote, les hermathènes, étoient des bermès à tête de Cupidon, liv. II, chap. LXXXII); et c'est vraisemblablement à Alexand'Hercule , et de Minerve. (Voyez Laur., de Sacris gent. drie que cet antique usage s'est confondu successivement Tr., de Gronov., tome VII, page 176; et Pausanias, li- avec la semaine Junaire ou planétaire que paroissent avoir vre XIX, 11, où il parle d'une statue de Vénus en forme observée les autres nations de l'Orient, avec la consécration d'hermès.) Ils se trouvoient peut-être parmi ce grand du sabbat chez les Juifs, et avec celle du dimanche chez nombre d'hermès votiss posés sur la place publique, entre les chrétiens. te pæcile et le portique royal. (Voyez Harpocr., in llerm.) Le culte de Vénus étoit souvent joint à celui de Mercure. (9) « Vous ne réfléchissez pas à ce que vous faites etant (Voyez Arnaud, de Diis synedris, chap. xxiv.) Quant au a éveillés , disoit Diogène à ses contemporains; mais vous septième jour, si le chiffre est juste, ce ne peut pas être le « faites beaucoup de cas des visions que vous avez en dorseptième du mois , qui étoit consacré, ainsi que le premier, « mant. » au culte d'Apollon, et non à celui de Vénus. Il faut donc supposer que le sacrifice se fait tous les sept jours , et ce (10) Instruire de ses mystères. (La Bruyère.) On ne se passage devient très important par la célèbre question sur faisoit pas initier tous les mois, mais une fois dans la vie, l'antiquité d'un culte hebdomadaire chez les peuples dits et puis on observoit certaines cérémonies prescrites par profanes. J'observerai , à l'appui de celte opinion, qui est ces mystères. (Voyez les notes de Casaubon.) Le mot que celle de M. Visconti, que, sur les premiers monuments tous les traducteurs de ce passage ont rendu par initier est pasens de l'introduction de la semaine planétaire dans le pris souvent par les anciens dans un sens fort étendu calendrier romain , introduction qui paroit dater du (voyez Athénée, liv. II, chap. XII); je crois qu'il faut le deuxième siècle de l'ère chrétienne, Vénus occupe le sep- traduire ici par purifier. Il faut observer, au reste, que les tième rang parmi les divinités qui président au jour de mystères d'Orphée sont ceux de Bacchus, et ne pas les cette période (voyez les Peintures d'Herculanum, tome III, confondre avec les mystères de Cérès. Toute la Grèce céplanche 50); que le jour sacré des mahometans est le ven- lébroit ces derniers avec la plus grande solennité, au lieu dredi , et qu'il paroît que ce jour étoit fété dans l'antiquité que les prêtres d'Orphée étoient une espèce de charlatans par les peuples ismaélites , en l'honneur de Vénus Uranie ambulants, dont les gens sensés ne faisoient aucun cas, (voyez Selden, de Diis syris , segm. 11, chapitres i et iv); et qui n'ont acquis de l'importance que vers le temps de enfin, que la Vénus en forme d'hermès dont parle Pau- la décadence de l'empire romain. ( Voyez Anacharsis , sanias étoit précisément une Vénus Uranie, déesse qui chap. XXI; et le savant mémoire de Fréret sur le culte de avoit à Athènes un culte solennel, et un temple situé près Bacchus.) de la place publique, et par conséquent près des hermès dont j'ai parlé. Des cérémonies hebdomadaires en l'hon- (11) Le manuscrit du Vatican ajoute ici une phrase deneur de cette divinité pouvoient avoir passé en Grèce par fectueuse , que, d'après une explication de M. Coray, aples conquêtes d'Alexandre, comme l'observation du sabbat puyée sur les usagus actuels de la Grèce, il faut entendre : paroit s'être introduite à Rome par la conquête de la Pa- « Il va quelquefois s'asperger d'eau de mer; et si alors lestine. (Voyez, outre les passages d'Ovide, d'Ilorace et a quelqu'un le regarde avec envie, il attache un ail sur sa de Tibulle, celui de Sénèque, que cite saint Augustin, de « téte, et va la laver, etc. » Cette cérémonie devoit déCir. Dei, lib. VI, cap. II, où le célèbre stoicien repro- | tourner le mauvais effet que pourroit produire le corp d'æil de l'envieux. On trouvera plusieurs passages anciens pour ne rien oublier, sur ce que mon bien est sur l'influence maligne que l'on attribuoit à ce coup d'ail, diminué de la moitié (6). Un homme chagrin, dans les commentateurs de ce vers des Bucoliques de Virgile (ecl. III, v. 103):

après avoir eu de ses juges ce qu'il demandoit,

et l'avoir emporté tout d'une voix sur son adNescio quis teneros oculus mihi fascinat agnos. versaire, se plaint encore de celui qui a écrit L'eau de mer étoit regardée comme la plus convenable ou parlé pour lui, de ce qu'il n'a pas touché aux purifications. (Voyez Anacharsis , chap. XXI; et Du- les meilleurs moyens de sa cause; ou, lorsque port, dans les notes du commencement de ce chapitre.) ses amis ont fait ensemble une certaine somme

(12) Espèce d'ognon marin. (La Bruyère.) Le traduc- pour le secourir dans un besoin pressant (7), si teur a inséré dans le texte la manière dont il croyoit que quelqu'un l'en félicite et le convie à mieux escette expiation se faisoit; mais il paroit que le chien sacri- pérer de la fortune : Comment , lui répond-il, fié n'étoit que porté autour de la personne qu'on vouloit puis-je être sensible à la moindre joie, quand purifier, et la squille étoit vraisemblablement brûlée.

je pense que je dois rendre cet argent à cha(13) Le grec ajoute même dans l'ancien texte : « Qu un cun de ceux qui me l'ont prêté, et n'être pas a homme dont l'esprit est aliéné. »

encore quitte envers eux de la reconnoissance

de leur bienfait?
CHAPITRE XVII.

NOTES.
De l'esprit chagrin.

(1) Si l'on vouloit traduire littéralement le texte corrige

par Casaubon, cette définition seroit, « L'esprit chagrin L'esprit chagrin fait que l'on n'est jamais con- « est un blåme injuste de ce que l'on reçoit; » et, d'après tent de personne, et que l'on fait aux autres le manuscrit du Vatican corrigé par Schneider, « Une mille plaintes sans fondement (1). Si quelqu'un

a disposition à blåmer ce qui vous est donné avec bonté. » fait un festin , et qu'il se souvienne d'envoyer

(2) C'a été la coutume des Juifs et d'autres peuples un plat (2) à un homme de cette humeur, il ne orientaux, des Grecs et des Romains. (La Bruyère.) 1] reçoit de lui pour tout remerciment que le re- falloit ajouter, « Dans les repas donnés après des sacrifiproche d'avoir été oublié : Je n'étois pas di

« ces. » (Voyez chapitre xii, note 5.) Au lieu d'un plat,

il y a dans le texte, « Une portion de la victime, » dit cet esprit querelleur, de boire de son vin, ni de manger à sa table. Tout lui est

(5) Littéralement : « Comblé de caresses par sa maisuspect, jusqu'aux caresses que lui fait sa mai- a tresse, il lui dit : Je serois fort étonné si tu me chérissois tresse : Je doute fort, lui dit-il, que vous soyez

« aussi de cæur.) sincère, et que toutes ces démonstrations d'a

(4) Il auroit fallu dire : « Si après une grande séchemitié partent du cæur (3). Après une grande

a resse il vient à pleuvoir. » Le lecteur attentif aura déja sécheresse, venant à pleuvoir (4), comme il ne remarqué dans cette traduction beaucoup de négligences peut se plaindre de la pluie, il s'en prend au de style qu'on ne pardonneroit pas de nos jours. Ciel de ce qu'elle n'a pas commencé plus tôt. Si le hasard lui fait voir une bourse dans son che- texte dit, « Et s'il a eu un bon marché. » M. Barthélemy,

(5) Au lieu de ces mots, et dès que celui-ci, etc., min, il s'incline : Il y a des gens, ajoute-t-il, qui a inséré quelques traits de ce caractère dans son chaqui ont du bonheur; pour moi, je n'ai jamais pitre XXVIII, rend celui-ci de la manière suivante : « Un de eu celui de trouver un trésor. Une autre fois, « mes amis, après les plus tendres sollicitations, consent ayant envie d'un esclave, il prie instamment

a à me céder le meilleur de ses esclaves. Je m'en rapporte

« à son estimation; savez-vous ce qu'il fait? il me le donne celui à qui il appartient d'y mettre le prix; et « à un prix fort au-dessous de la mienne. Sans doute cet dès

que celui-ci, vaincu par ses importunités, « esclave a quelque vice caché. Je ne sais quel poison se. le lui a vendu (5), il se repent de l'avoir acheté. a cret se méle toujours à mon bonheur. » Ne suis-je pas trompe? demande-t-il; et exi

(6) Le grec porte : « Si tu ajoutes que mon bien est digeroit-on si peu d'une chose qui seroit sans

a minué de moitié, tu auras dit la vérité. » défaut? A ceux qui lui font les compliments ordinaires sur la naissance d'un fils et sur l'aug- (7) Voyez chapitre 1, note 3. mentation de sa famille : Ajoutez , leur dit-il,

gne,

le

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