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ROUSS.

Des fruits si abondans. Grâces, lar Ces rapides coursiers qui sous eux font la guerre, » gesses, larmes, miséricordes abondantes. Pouvoient à leur abord épouvanter la terre. VOL. » Revenus, abondans. Tristesse trop abon ABORD, se dit figurément en parlant des per» dante. ».

Mass. sonnes qu'on aborde. L'abord de cette personne Abondant se dit aussi d'un auteur.

est fort difficile. Celle personne a l'abord facile, « Plus fécond, plus abondant que Platon. gracieux. Cet homme a l'abord rude, focheux. » Les scoliastes eux-mêmes demeurent courts, Craindre l'abord de quelqu'un. Aboril doux, en>> si fertiles d'ailleurs, si abondans.) LA BR. gageant.

Dict. DE L'Ac. « M. Parent étoit si abondant , que, etc. » FONT. « Il est d'un abord farouche et difficile, LA BRU. C'est donc à tort que le Dictionnaire de l'A

« Il connoissoit les deux visages de la justice, cadémie prétend qu'on peut bien dire cet au

» l'un facile dans le premier abord, l'antre sé teur est abondant en paroles, en comparaisons ; » vère et impitoyable. – Il pourroit sembler au mais qu'on ne peut pas dire sans régime : C'est » premier abord, que la voix commune de la un ardeur abondant.

» nature devroit décider cette question. » Bos. ABONDER, v. n., avoir en grande quantité, «Un abord charmant, quand il vouloit se produire abondamment. Aborder en richesses. » laisser approcher. - Ne cherchant pas dans un Cette province abonde en blé, en vin, en soldats. abord inaccessible, le secret d'ignorer les maux Dict. De L'ACAD. >> publics. »

Mass. « Il abonde en superfluités. Si quelques Et par cet abord plein de grâces. Rouss. » hommes abondent de biens. »

La Bruy. « Qui abondoient en grâce et en vertu de l’es choses qui arrivent. Il y a un grand abord de

ABORD, une affluence, ou de personnes ou de » prit saint. »

Mass.

monde en cette maison , en cette ville. Il y a un En beaux raisonnemens vous abondes toujours. MOL.

abord de toutes sortes de marchandi ses dans cette Chacon pour l'exalter en paroles abonde. BOIL. ville,

Dic. DE L'ACAD. Ta bouche abondoit eu malice.

« La ville devoit à son temple ses priviléges Dans les faux biens dont sa misère a bonde. Rouss. » et l'abord des étrangers dont elle étoit enriABONDER , être en grande quantité, être con

» chie, »

* Boss. sidérable, nombreux. Lesbien abonde en cette « La ville régnante, l'abord de toutes les namaison. DicT. DE L'ACAD,

» tions, et qui rassemble le choix, comme le « Les miracles y abondoient avec les vertus.

» rebut de toutes les nations. »

Mass. » Contente de son pays où tout abondoit. » Boss.

D'ABORD, expression adverbiale , dès le pre« Que vos faveurs abondent où vos châtimens mier instant, tout de suite, sans délai, aus» avoient abonde. »

Mass.

sitôt. Tout abondoit dans son camp. »

VOL,

«Ceux qui ne comprennent pas d'abord cette » double infinité. »

Pasc. Depuis que la richesse entre ses mains abonde.

« Vous comprenez d'abord que ce n'est pas là Dans sa charité fausse où l'amour propre abonde. B.

» l'intention de l'église. »

Mass. ABORD, 8. m. Accès. Il se dit proprement

« Cette nation grave et sérieuse connut d'ades ports où les vaisseaux peuvent inouiller.

» bord la vraie fin de la politique. - Et d'abord Ce port est d'un facile abord, est de difficile abord.

» il savoit connoitre, même sous les fleurs, la Dict. DE L'ACAD.

» marche tortueuse de ce serpent.--Il attaque « Un nouveau monde inconnu jusque-là, » d'un abord difficile. »

FONT.

» Carthage-la-Neuve, et ses soldats l'emportent » d'abord. »

Boss. « Cette ile dont l'abord est très difficile. »

« Je ne puis vous donner d'abord une plus

VOLT. » haute idée de mon sujet, qu'en , etc. » FLÉCH. Et d'un bras qui portoit la terrear et la mort ,

«Ames oisives , sur lesquelles tout fait d'abord Aux plus hardis guerriers en de fendoit l'abord. RAC.

» une vive impression. »

LA BRUY. ABORD. L'action d'aborder. Nous avons tenté

« Télémaque le reconnut d'abord,» FÉN. l'abord difficilement.

DICT. DE L'ACAD.

« Si tout réussissoit d'abord au gré de notre « A son abord en Afrique. » Boss.

» zèle. – Ce talent de saisir d'abord le ridicule, >> « L'abord étoit aisé : il n'y avoit de l'autre

MASSILLON. » côté de l'eau que quatre à cinq cavaliers.

L'amour m'en ent d'abord inspiré la pensée. Rac. » Le port d’Archangel, dont l'abord exigeoit un

Qui d'abord accabloit ses ennemis surpris. » circuit long et dangereux. »

VOLT.

Pour m'en éclaircir douc, j'en demande, et d'abord, Leur abord fat bien prompt,leur faite encor plus prompte. Un laquais effronté m'apporte un rouge bord. BOIL.

COR.

Il faut que devant lui, d'abord tout s'humilie. De ces vieux ennemis va soutenir l'abord.

Un escadron coiffé d'abord court à son aide.

BOIL Dès le premier abord notre prince étonné.

A ton auguste pom tout s'ouvrira d'abord. BOIL. Mais l'a'ord de César a changé le destin. COR. D'ABORD, dans le commencement, dans les Notre abord le rend tout interdit.

premiers momens, dans les premiers temps : Je vois que mon abord trouble votre entretien. MOL dans ce sens il est ordinairement opposé aux ad• . Et je vois bien

verbes, après, ensuite, enfin, à la fin. Que mon abord ici trouble votre entretien. RAC. « D'abord il ne savoit quel parti prendre, Déjà de leur abord la nouvelle est semée.

» mais il se résolut enfin , etc. » Pasc. Et da méchant l'a'ord contagieux ,

» Commencemens heureux d'abord, pleins N'altère point son innocence.

RAC.

» ensuite de maux infinis. — David régna d'aAus cris qu'à son abərd vers le ciel il envoie. Boil. » bord sur Judas, ensuite il fut reconnu par

COR.

RAC.

COR.
COR.

COR.

RAC.

1

B.

VOL.

» tout Israël. - Osius, si ferme d'abord , fléchie vaisseau. Aller à l'abordage. Il se dit ordinaire»à la fin, »

Boss. ment en parlant des combats de mer. Prendre « Il paroît d'abord trop sérieux, mais après, un vaisseau par abordage, à l'abordage. La nou» etc. -- Tout contribua d'abord à' fonder cette velle construction des vaisseaux a rendu l'abordage » maison, mais elle fut bientôt ébranlée.» presque impossible. DICT. DE L'Acad.

FLÉCHIER. a Un vaisseau anglois qui fut pris à l'abor» Calypso n'osa d'abord le presser d'avantage.

» dage. »

FONT. » - D'abord j'eus horreur de ce que je voyois ,

ABORDAGE, se dit aussi du heurt de deux » mais insensiblement je commençois à m'y vaisseaux qui viennent à tomber l'un sur » accoutumer. »

FÉN.

l'autre. Dans les tempétes il n'y a rien de plus d « N'être pas plus avancé après dix années,

craindre que l'abordage. Les vaisseaux portent » qu'on ne l'étoit d'abord. »

Mass.

des feux la nuit pour éviter les abordages. « Cette nouveauté fut d'abord approuvée ,

DicT. DE L'ACAD. » mais ensuite on l'abandonna. »

FONT.

ABORDER , v. n. aller à bord, prendre terre. « Il usa d'abord avec modération de sa puis- Nous avons abordé. Nous sommes abordes. Le

( Il prend étre ou avoir aux temps composés.) >>sance. - D'abord sans trouble enfin dans » des séditions continuelles. L'impétuosité

vent étoit si fort que nous ne púmes aborder.

Dict, DE L'ACAD. >> suédoise mit d'abord le désordre parmi les Danois et les Prussiens, »

Volt.

« Charles, impatient de ne pas aborder assez » près ni assez tôt. »

VoLT. Le temps assez souvent a rendu légitime

On dit aborder à, aborder dans, aborder en, Ce qui sembloit d'abord ne se pouvoir sans crime. Cor.

aborder sur. Aborder à la côte , aborder au riOn le souffre d'abord, mais la saite importune. COR.

vage.

DICT. DE L'ACAD Un ordre qui d'abord a pu vous alarmer. RAC.

« Aborder au port. — Une terre inconnue et Trompa les yeux d'abord, plut par sa nouveauté.

» presque fabuleuse, où nul mortel n'a pa euEt qu'il soit jusqu'an bout, tel qu'on l'a vu d'abord. B. » core aborder, «

Mass. C'étoit d'abord un aspirant timide ,

« Les ports et les rades où il aborda. » Font. C'est maintenant un docteur intrépide. Rous. » Charles aborda à Isted en Scanie. Le D'abord un voile épais la cache à tous les yeux , » mérite et le plaisir de pouvoir aborder jusqu'à Bientôt elle se montre....

» elle à travers des obstacles. » Volt. Ce salpêtre enflammé, qui d'abord à nos yeux,

« Nous abordames dans l'île. Aborder secrèParut un feu sacré lancé des mains des dieux. Vol. » tement dans une petite ile. » FÉN. D'ABORD, premièrement, avant tont.

« Un soldat trouva le moyen d'aborder dans « Il faut d'abord s'attacher à un petit nom

» l'île.

Faire aborder Oreste dans sa propre » bre d'époques. »

Boss.
» patrie. »

VOLT.
D'abord elles chantèrent le combat des dieux « Aborder en Afrique. »

Boss. » contre les géans. »

FÉN.

« Il fallut aborder en cette ile. — Cette témé»rité d'aborder en mon ile. »

FÉN. « D'abord elle se plaint qu'elle est lasse. »

LA BRUY.

« Elle n'aborda point en Egypte.» Vol.

» Il est venu aborder sur ces côtes. Aborder « Ce que l'apôtre exige d'abord d'un minis» tre. Ils adorérent d'abord le soleil qui les

» sur les côtes voisines de Sicile. -- Nageant sans » éclairoit, la luue qui présidoit à la nuit,

» peine, nous abordámes sur le sable. » FÉN. »etc. Il faut examiner d'abord, etc. - II Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent. Cor. » suppose d'abord. — Remarquez d'abord. - Je Je me sauve à la nage, et j'aborde où je puis. BOIL. » vous réponds d'abord. »

Mass.

Qui des bords Phrygiens condoit dans l'Assonie, « La France et l'Angleterre combattirent d'a Le premier abord, les champs de Lavinie. » bord par des écrits. >>

VOLT.

Platon aborde en cette ile chérie. Rouss. Sur qui sera d'abord sa vengeance exercée.

La conduit par le ciel aborda le héros. VOL. D'abord il a tenté les atteintes mortelles

ABORDER , dans le sens d'approcher, d'arriver, Des poisons, etc.

est suivi de la préposition de. On ne saurait aborQuelques prêtres, ma sænr, ont d'abord proposé. Rac. der de cette église.

DIC, DE L'Acad. Ses valets sont d'abord l'objet de son courroux. BOJL.

On le construit aussi avec la préposition à. D'ABORD QUE, aussitôt que.

« Un marais auquel on ne pouvoit aborder « D'abord donc qu'on voit un miracle. « Pasc. » qu'en passant une rivière. — Un étang où l'on

» D'abord qu'on les approche, ils se mettent » ne pouvoit aborder par terre, qu'à travers des » sur leurs gardes. »

MOL.
» forêts sans route. »

VoLT. Cette conjonction n'est plus d'usage. On dit

Elle y voit aborder le marquis, la comtesse , mieux dès que, aussitôt que.

Le bourgeois, le manant, le clergé , la noblesse. B. ABORDABLE, adj. des deux genres. Qu'on

Verras-tu d'un esprit bien tranquille ,

Chez ta femme aborder et la cour et la ville ? B. peut aborder. Cette cote n'est pas abordable à cause des écueils. On dit figurément qu'un

Et quand le Saint-Pontife....

VOL. homme est tres-abordable, n'est

Ne pourroit aborder dans ce palais profane. abordable,

pas c'est-à-dire qu'il est de tres-facile , de très-diffi

Si mon frère abordé sur cette terre impie. VOL. cile acces, Dict. DE L'ACAD.

Et quoi! deux malheureux en ces lieux abordes. V. Ce terme se rencontre très-rarement dans les Les poëtes suppriment souvent la proposition orateurs et dans les poëtes.

et emploient ce verbe comme actif. ABORDAGE, s. m. L'action d'aborder un Et qui peut sans frémir aborder Woërden. BOIL.

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RAC

RAC

RAC.

VOL.

Tons deux d'an cours précipité ,

» aboutir vos desseins, vos prétentions, vos forDe Paris abordent la cité. BOIL. » tunes. »

FLÉCH. On aborde en vain leurs aotels. Rouss. « Tous mes projets de fidélité n'ont jamais « Il aborde le noir séjour de l'impitoyable » abouti qu'à de nouveaux naufrages.--- Les soins >> Pluton,»

FÉN. » qui aboutissent au corps sont infinis. — Vous ABORDER , suivi d'un nom de personne.

i » verrez où aboutit enfin le monde avec tous ses « Heurensemeut ils étoient sous le vent et ne » plaisirs et toute sa gloire. – Un dégoût qui » purent l'abor der. »

Vol. » aboutit à un éloignement criminel de nos de« Ils nous abordent, nous prennent et nous

» voirs. »

Mass. »> emmènent prisonniers en Egypte. FÉN. « Ce fut là qu'aboutirent lant de projets, tant ABORDER , approcher de quelqu'un étant sur

» de guerres et tant d'espérances. »

VOLT. » terre.

ABOUTir à , suivi d'un verbe. « Il n'osoit presque aborder le roi. » Fléch.

« Tout ce que j'ai dit qu'elle fut, n’iboutira

» qu'à dire qu'elle n'est plus. » FLÉCH. « Il m'aborda avec amitié. - Ses amis mêmes » n'osent l'abortler. »

& Des questions qui n'uboulissent à rien qu'à Fén.

» nous affermir dans l'incréduliié.- Des victoi« On aborde les uns, on néglige les autres. -- » res qui n'auroient abouti qu'à flaiter sa vanité. » Ils n'abordent plus leurs pareils.--- J'en vois un »- A quoi utontit cetle vie si pénible, si sor» autre que tout le monde aborde, » LA BRUY.

» dide, si occupée à grossir par de misérables « Vaines idoles qu'on ne peut aborder qu'en » épargnes un bien injuste? - A quoi aboutit » rampant. »

Mass. » cela ? Vous le savez, à découvrir au public, (Voyez grand , maitre , juge.)

»etc., à dévoiler, etc., à fuir, etc.)

Mass. « L'extrême hardiesse dont ils abordoient les (Voyez ouupation, scene.) » malades,»

FONT.

Ce verbe n'est point usité en poésie. Quand soudain Polyclète

ABOYFR , V. n., se conjugue comme employer. Est venu l'aborder et sans suite et sans bruit. COR. Il ne redit áu propre que d'un chien , suivant Moi-même de quel wil dois-je ici l'aborder ?

le Dictionnaire de l'Académie. Cependant on lic Observer de quel front j'ose aborder son père. RAC.

dans Buffon : Le renuri glupit , aboie, et poussa De quel front aborder la mère de mon maitre. Vol. un son triste. Ce tigre que jamais je n'abordai sans crainte.

RAC.

« Deux chiens qui s'aboient, qui s'affrontent.

» — Il faut attendre, pour faire le compliment Vous que je n'ai jamais abordé sans effroi. Mais hier il n'aborde , et me serrant la main. BOIL.

» d'entrée, que les petits chiens aient oboyé. »

LA BRUYÈRE. Confus il les aborde , et renforçant sa voix.

Et plus loin des laquais l'un l'autre s'agacans, Qui de ses vains écrits lecteur harmonieux,

Font aboyer les chiens et jurer les passans. Aborde en récitant quiconque le salue.

Je le poursuis par-tout comme un chien sait sa proie, Le vieillard humblement l'aborde et le salue. BOIL

Et ne le sens jamais qu'aussitôt je n'aboie. Le sage en l'abordant garde un morne silence.

ABRÉGÉ, 8. m., se dit d'un écrit dans lequel On dit encore au figuré : Il n'a pas méme on rend plus court ce qui est ou ce qui pourabordé la question. Ce sujet est difficile à aborder. roit être ailleurs plus ample et plus étendu. Il

Dict. DE L'ACAD. réduit toute la theologie, tout le droit canon en ABOUTIR , v. n. (Il se conjugue comme finir.) abrégé , etc. ; il fait l'abrégé de l'histoire romaine. Toucher par un bout. Ce champ aboutit à un

Dict. DE L'Ac. inarais.

Dict. DE L'Ac.

« C'est un abrégé de toutes les sommes de théo«Si un homme observoit à Paris une étoile » logie. - Les juifs n'ayant regardé les grands > fixe, et qu'un autre la regardåt du Japon, les » conps de la mer Rouge et la terre de Chanaan » deux lignes qui partiroient de leurs yeux pour » que comme un abregé des grandes choses de » aboutir jusqu'à cet astre, etc. » LA BRUY. » leur Messie. »

Pasc. « Selon son dessein tout doit aboutir à Péters

« Un abrégé où l'on voit comme d'un coup » bourg, qui, par sa situation , seroit un entrepôt

» d'ail tout l'ordre des temps. — Renfermer dans du monde. »

Font.

» un abrégé. — Le deuteronome étoit un abrégé « Des lignes qui aboutissent à un centre com

» de toute la loi. --L'abrégé de la loi, c'est la » mun.Un centre où plusieurs lignes diffé

» charité. — Mettre en abrégé. — Tel est le digne » rentes aboutissent. — L'état devint un tout ré » abrégé de son éloge. — L'abrégé de la vie de no» gulier dont chaque ligne aboutit au centre.»

» tre sainte princesse. C'est l'abrégé de leurs

VOLTAIRE. » devoirs — C'est l'abrégé de tous les livres saints « Chacun court à lui comme un centre ou

» et de la doctrine chrétienne, » Boss. » aboutissent toutes les lignes de la fortune.» Flé.

« Je vous dirois en abrégé , ici , etc.» FLÉCA. ABOUTIR , au fig.

«On souhaitoit qu'il tiråt en abrégé de son « Si nous contemplons le terme où elle aboutit » corps de théologie, ce qui étoit le plus néces» (la vie humaine). ».

Boss. » saire, etc. - Si l'on veut voir loute sa vie mi« Voilà à quoi aboutit la folle vanité des hom » litaire en abrégé: - Donner des abrégés des au» mes. — Voilà à quoi aboutit ce faste, cette » teurs les plus célèbres. »

FONT. » hauteur, cette témérité, cette ambition ; il a On dit, pour exprimer l'excellence de l'homme, » fallu rendre des provinces entières et payer des qu'il est un abrégé des merveilles de l'univers. C'est sommes immenses. » FÉN. un monde abrégé.

Dict, De L'Ac. « Mais à quoi auroient abouti tant de qualités « Quoiqu'un bon laboratoire soit, pour ainsi » héroïques, si Dieu, etc.?-Apprenez où doivent » dire, toute la nature en abrégé. » Foxt.

BOIL.

BOIL.

BOIL.

BOIL

VOL

BOIL.

Vos abrégés sont longs au dernier point. Rouss, On dit: Un caur abreuve de fiel et de haine. ABRÉGER, v.a., rendre plus court.

Pour figurer : Un homme haineux et méchant. « Eclaircir et abréger le discours. » Pasc.

Dict. DE L'AC. « C'est un bienfait de Dieu d'avoir abrégé les ABRI , 8. m., lieu où l'on peut se mettre à » tentations avec les jours de Madame, Bosales/

couvert du vent, de la pluie, de l'ardeur dir (Voyez jours, règne, temps.)

soleil, et de toutes les autres incommodités du « Abriger le temps des conquêtes. » FLÈCH. temps. Chercher un abri, de l'abri. Dic. DE L'A. (Voyez éloge, jour, bataille.)

«Nu, sans armes et sans abri, >> BUFF. « l'our abréger celle division. Abréger vos Déjà, les tristes byades , » jours par un long voyage. » LA BRUY.

Forcent les frileuses Dryades « Les plaisirs abrégent leurs jours.--Abréger les

De chercher l'abri des rochers. ROUSS. » heures du combat. — Abréger ses peines avec

Contre toutes les souffrances

Rouss. >> ses années. Abréger leurs jours avec leurs

S'être fait un sûr abri. » souffrances. »

MASSILLON.

ABRI, au fig. La solitude est un abri contre les (Voyez année, heure, jour, longueur, moment, embarrus du monde. Lr paureté volontaire est peine , voie.)

un abri contre la cupidité. Dic. DE L'Ac. « Les excès qui ont abrégé ses jours. » Vol. Sous le puissant abri de son bras despotique. Vol. Ma main...

A L'ABRI DE, c'est-à-dire à couvert. Se mettre D'une infidèle vie abrégera le reste.

RAC. à l'abri de la pluie, du vent, de la tempete. Cours par un prompt trépas abréger ton supplice. R.

DICT, DE L'Ac. S'il n'eût point prié Dieu d'abréger la journee.

« Les montagnes mettent cette côte à l'abri des

FÉN. Enfin pour abriger un si plaisant prodige.

» vents brûlans du midi. » Malheureux dont il vient d'abréger la carrière. R.l. f.

«Dans ma chambre, à l'abri du nord. » La Br.

« Elle les met sous ses ailes à l'abri des intem.... Et si de ses beaux jours

» péries. »

BUFF. La Parque en ce moment n'eût abrégé le cours. Vol.

Tel en on secret vallon, ABRÉGER s'emploie quelquefois sans régime.

Sur le bord d'une onde pure , « Mais abrégeons.... »

Pasc.

Croit à l'abri de l'aquilon «C'est abréger, et s'épargner mille discus- Ta jeune lis..,...

RAC. »sions. »

LA BRUY.

« A l'abri de mes coups tu peux rester tran« Mais j'abrége , et je poursuis. » Mass. » quille. »

Rac. le fils. S'ABRÉGER, V. p.

On dit au figuré : Se mettre à l'abri de la persécu« La vie dejà raccourcie , s'abrége encore par les tion,

DIC, DE L'Ac, » violences qui s'introduisent dans le genre hu- A l'abri des passions des hommes et des sien» main. » Boss. » nes propres. »

FÉN. ABREUVER , x. act.

«Nous mettre à l'abri de toutes les tempêtes « Les puits qu'ils avoient creusés dans ces pays » des passions. »

Mass. » secs, pour abreuver leur famille et leurs trou

« Tout pere de famille qui avoit eu dix en» peaux. — Sa langue abreuvee de fiel et de vi

» fans, étoit à l'abri de toute imposition. » naigre. » Boss. » A l'abri de l'envie, ))

Volt. « abreuvé de fiel. »

Pasc.

Rien ne met à l'abri de cet ordre fatal. Sitôt que du nectar la troupe est abreuvée. BOIL. Mettons-dous à l'abri des injures du temps. BOIL. Et tandis que ses feux écartent le Germain,

O ! vous que la fortape Un torrent salutaire abreure le Romain. RAC. le fils.

Maintient à l'abri des revers.

ROUSS. Comme une tige élevée

Et sous leur toit de chaume, à l'abri des alarmes. V. D'une onde abreupée.

ROUSS.

Dans le fond des déserts , à l'abri des tyrans. pure

Vol. ABREUVER , au fig. Abreuver quelqu'un de (Voyez atlentat, orage, outrage, tempéte.) chagrins.

DICT, DE L'Ac. À L'ABRI DE, c'est-à-dire sous l'abri de, éti « Venez-vous m'abreuver encore de fiel et d'ab- à l'abri d'une muraille, à l'abri d'un bois. » sinthe ? - Les cèdres du Liban que vous avez

DICT, DE L'ACAD, » plantés, seront übreuvés de la rosée du ciel et « Sans autreabri que celui d'un ciel serein.» B. » des ea ux de la grace. »

Mass.

Ses soldats à ses pieds , étendus ei mourans,

Le mettoient à l'abri de leurs corps expirans. Rac. Me nour ssant de fiel , de larmes abreuvée. RAC.

A l'abri de ce trône, altendez mon retour. RAC. J'ai laissé de ses pleurs Léonore abreuvée.

VOL

Les Troyens se sauvoient à l'abri de leurs tours. BOIL. k dans la douce allégresse

On dit au figuré : Agir à l'abri de la faveur.
Dont tu sais nous abreuver.
ROUSS.

Dict, DE L'ACAD. Monstre pourri de sang, cæur abreuve de fiel. Rous.

«L'art militaire , à l'abri duquel tous les De mon fiel abreuses , à mes fureurs en proie. Vol.

» autres peuvent s'exercer en repos. ». Boss. .- .. Sur ces chemins de carnage abreuves. VOL.

« Vivre en paix à l'abri de ces lois simples et Ce destructeur des rois de leur sang abreuvé.

VOL
» claires. »

FÉN.
De nos biens enrichis, de nos pleurs abreuves. VOL. « Dans un temple où les plus grands crimi-

s'APREUVER , V. p. S'abreuver de larmes, s'a- » nels se mettent quelquefois à l'abri des pribrurer de fiel et d'amertume. DICT. DE L'Ac. » viléges du lieu. -Il crut être plus trauqnille De son mortel poison tout courut s'al reuper. BOIL

» à l'abri de la qualité de docteur en médecine. Il jouit de lui-même, et s'abreuve à longs traits

» Il étoit bien aise de ne le combattre qu'avec Dans les sources de la sagesse.

ROUS. » le secours ou à l'abri d'un géometre, » Font. ..... Et ce rivage affreux,

Ev vain , tout fiers d'un sang que vous déshonorez, S'abreuvoil à regret de leur sang malheureux. FOL. Vous dormez à l'abri de ces noms révéres, BOIL

RAC.

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tume.

meme,

RACINE.

RAC.

(Voyez présent. )

« L'absence diminue les médiocres passions et Elle habite à ma cour à l'abri de mes armes. V L.

» augmente les grandes. » La Rocher. Ils pensoient, à l'abri d'un trône imaginaire,

(Voyez passion.) Mieux repousser Bourbon.

« Des lettres de consolation , ou une élégie sur A L'ABRI employé sans régime , étre à l'abri

» une absence.

LA BRUY, derrière une muraille.

Dict. DE L'Ac. « L'absence ralentit les liaisons les plus vives. « Quand on se verroit même assez à l'abri de

» Désolée de l'absence de son époux. - Je ne » Toutes parts. »

Pasc. » parle pas de ces absences fréquentes et « Ils se trouvèrent à l'abri et tout auprès du

» presque journalières qui n'ont pour but que » port. »

FİN. » l'amusement, la dissipation, etc. - L'aban« La couvrir de feuillages (la hutte) pour se

» don où vos absences laissent votre peuple. — » mettre à l'abri. — Elle s'arrète, le saisir, l'em

» Si vos absences font tomber votre peuple dans >porte pour le mettre à l'ubri. » Buff.

» le désordre et dans l'ignorance. - Toute votre Et sut mettre à l'abri ses plus précieux gages. Cor.

» vie est une absence continuelle de vous-même.»

MASSILLON. ABRITER , mettre à l'abri. Cette maison est abritée par une montagne.

DicT. DE L'Ac.

« On s'aperçut de son absence devant BarceS'ABRITER , 0, p.

» lone. — Prévenir les périls de son absence, »

Font. Venir, en lougeant la rive, s'abriter sous les »» bords. »

Bufr.

« Le poëte grec étoit daus la nécessité de sur, ABROGER, v.a., rendre nul, abolir. Il ne se

» pléer à l'absence de son principal héros. dit guère qu'en parlaut de lois, de constitu

» L'absence du chef est toujours dangereuse aux tions, de cérémonies et autres choses sembla

» affaires. - Fort de tons ces avantages et de bles. Abroger une loi, une ordonnance, une cou

» l'absence de Charles XII.»

VOLT. DicT. DE L'Ac.

Compter les tristes jours d'une si longue absence. R. « Des lois qui ne furent jamais abrogées.» VOL.

Si de Jurie évitant la présence , s'ABROCER, v. p. Cette loi s'est abrogée d'elle

Vous condamniez vos yeax à quelques jours d'ebsonic.

DicT. DE L'Ac. Ce mot n'est point usité en poésie.

Néron impatient se plaint de votre absence. ABRUTIR, v. act., rendre semblable à une bête Et cette guerre..... brute. Le vin pris avec excès abrutit les hommes, Auroit dû plus long-temps prolonger son absence, R. abrutit l'esprit.

DICT. DE L’Ac. .... Et depuis son absence , « Le sens humain abruti ne pouvoit plus s'é

Mes jours moins agités conloient dans l'innocence. R. » lever aux choses intellectuelles. -- Réveiller

M'ordonoant elle-même une absence éternelle, RACI ” par des récompenses temporelles les hommes (Voyez coeur, cours, joie, moment, mystère, »sensuelset abrutis.-L'homme aveugle et aóruti. parler.) » - Cet esprit si élevé vous l'avez abruti.- Des Après vingt ans d'absence , » hommes en qui la débauche a peut-être même De disgraces et de travaux. vabruti et éteint ce que la nature pouvoit leur La déesse déjà ne craint plus son absence.

Rouss. * avoir donné de pénétration et de lumière.

Il me fallut depuis gémir de votre absence. » Un caur abruti dans les plus honteuses délices.

Hélas! mon tendre amour accusoit son absence. » -- Les plaisirs abrutissans de la table. » Mass.

J'ai supporté quinze ans mes fers et son absence. (Voyez ca ur, esprit, raison , talent.)

Dans la mort que j'attends de votre seule absence. Ces hommes toutefois à ce point abrutis. RAC.1.fi.

Pea de cours comme vous tiennent contre l'absence. S'ABRUTIR ,v.p. Cet homme s'abrutit. D. DE L'A.

L'absence affoiblira lears sentimens jaloux. VOL. «A mesure qu'il s'est abruti , il a tâché de se

EN L'ABSENCE. » persuader que l'homme étoit s'enablable à la > bête. )

Mass.

« Alin qu'il dise du bien d'eux, et les couABRUTISSEMENT, s. m. , état d'un homme

» tienne en leur absence. - Personne ne parle de ahruti. Cet homme est tombé dans un grand

» nous en notre présence, comme il en parle en abrutissement.

Dic. DE L'Ac.
»notre absence. »

Pasc. «L'abrutissement du mari justitia l'audace

« En leur absence, on a soin de leurs femmes » de la reine. - Tant d'insolence d'un côté, tant

» et de leurs enfans. Il se conduisoit en mou » d'abrutissement de l'autre. »

Volt.
» absence avec hauteur.)

FÉN.

La fortune jalonse ABSENCE, s.f:, éloignement d'une personne qui n'est point dans le lien de sa résidence or N'a pas en votre absence épargné vo tre épouse. RAC, oinaire. Longue absence, courte absence. Il fait Et que parmi ses gens changés en son absence. Boil. die fréquentes absences. Dic, DE L'Ac. Si j'y dois assister, ce n'est qu'en votre absence. Vol.

« N'étoit-ce pas assez que l'Angleterre pleurât ABSENCE , manque. Il y a dans cet ouvrage une » votre absence, sans être encore , etc.-„Ce qu'on absence totale , d'esprit, de goût, de logique. machinoit contre lui durant son absence.

Dict. DE L'ACAD. ». Pendant son absence. »

Boss.

« L'absence de toute divinité. » Pasc. « Soit dans l'absence du roi, lorsque, etc. On appelle aussi figurément absence d'esprit , » Son absence ne fit que montrer le désir qu'on la distraction, le manque d'attention. C'est une

avoit eu de le retenir, et l'impatience qu'on absence d'esprit qui n'est pas excusable. Il est sujet beut de le rappeler. »

Fléch. à des absences d'esprit. Dict, DE L'Ac. « Après une si longue absence. — Pendant la « Il a quelquefois des absences d'esprit. » Fléc. >> longue absence de leurs rois. — Accoutumez Absence est élégamment employé par Racino » vous à mon absence.» (Voy(z nom. ) FÉN. dans le sens de mort.

Rouss.

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