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injuste et impossible d'y arriver , puisque tous faire centre et corps soi-même. Mais on se trouve demandent la même chose. C'est donc une ma- en cet état comme un membre séparé de son nifeste injustice où nous sommes nés, dont nous corps , qui, n'ayant point en soi de principe de ne pouvons nous défendre, et dont il faut nous vie, ne fait que s'égarer et s'étonner dans l'indéfaire.

certitude de son être. Enfin, quand on comCependant nulle autre religion que la chré- mence à se connoître, l'on est comme revenu tienne n'a remarqué que ce fût un péché, ni chez soi; on sent que l'on n'est pas corps; on que nous y fussions nés, ni que nous fussions comprend que l'on n'est qu'un membre du corps obligés d'y résister, ni n'a pensé à nous en don- universel ; qu'être membre, est n'avoir de vie, ner les remèdes.

d'être et de mouvement, que par l'esprit du LXVIII.

corps et pour le corps; qu'un membre séparé

du corps auquel il appartient n'a plus qu'un être Il y a une guerre intestine dans l'homme en périssant et mourant; qu'ainsi l'on ne doit s'aitre la raison et les passions. Il pourroit jouir de mer que pour ce corps, ou plutôt qu'on ne doit quelque paix, s'il n'avoit que la raison sans aimer que lui, parcequ'en l'aimant, on s'aime passions, ou s'il n'avoit que les passions sans soi-même, puisqu'on n'a d'être qu'en lui, par raison. Mais ayant l'un et l'autre, il ne peut être lui et pour lui. sans guerre, ne pouvant avoir la paix avec l'un Pour régler l'amour qu'on se doit à soi-même, qu'il ne soit en guerre avec l'autre. Ainsi il est il faut s'imaginer un corps composé de memLoujours divisé et contraire à lui-même. bres pensants, car nous sommes membres du

Si c'est un aveuglement qui n'est pas naturel, tout, et voir comment chaque membre devroit de vivre sans chercher ce qu'on est , c'en est s'aimer. encore un bien plus terrible, de vivre mal en Le corps aime la main ; et la main, si elle croyant Dieu. Tous les hommes presque sont avoit une volonté, devroit s’aimer de la même dans l'un ou dans l'autre de ces deux aveugle- sorte que le corps l’aime. Tout amour qui va

au-delà est injuste. LXIX.

Si les pieds et les mains avoient une volonté

particulière , jamais ils ne seroient dans leur orIl est indubitable que l'ame est mortelle oudre, qu'en la soumettant à celle du corps : hors immortelle. Cela doit mettre une différence en- de lả, ils sont dans le désordre et dans le maltière dans la morale ; et cependant les philoso-heur ; mais en ne voulant que le bien du corps, phes ont conduit la morale indépendamment de ils font leur propre bien. cela. Quel étrange aveuglement !

Les membres de notre corps ne sentent pas Le dernier acte est toujours sanglant, quel- le bonheur de leur union, de leur admirable que belle que soit la comédie en tout le reste. intelligence, du soin que la nature a d'y influer On jette enfin de la terre sur la tête, et en voilà les esprits, de les faire croître et durer. S'ils pour jamais.

étoient capables de le connoître, et qu'ils se LXX.

servissent de cette connoissance pour retenir Dieu ayant fait le ciel et la terre, qui ne sen- en eux-mêmes la nourriture qu'ils reçoivent, tent pas le bonheur de leur être, a voulu faire sans la laisser passer aux autres membres , ils des êtres qui le connussent, et qui composas- seroient non seulement injustes, mais encore sent un corps de membres pensants. Tous les misérables, et se haïroient plutôt que de s'aihommes sont membres de ce corps; et pour mer: leur béatitude, aussi-bien que leur devoir, être heureux, il faut qu'ils conforment leur vo- consistant à consentir à la conduite de l'ame lonté particulière à la volonté universelle qui universelle à qui ils appartienneut, qui les aime gouverne le corps entier. Cependant il arrive mieux qu'ils ne s'aiment eux-mêmes. souvent que

l'on croit être un tout, et que, ne Qui adhæret Domino, unus spiritus est. (I Cor., se voyant point de corps dont on dépende, l'on 6, 17.) On s'aime parcequ'on est membre de croit ne dépendre que de soi, et l'on veut se Jésus-Christ. On aime Jésus-Christ parcequ'il

ments.

est le chef du corps dont on est le membre : cette guerre qu'il est venu apporter. Je suis venu tout est un, l'un est en l'autre.

apporter la guerre, dit-il, et pour instruire de La concupiscence et la force sont les sources cette guerre, je suis venu apporter le fer et le de toutes nos actions purement humaines : la feu. (Matth., 10, 34. Luc., 12, 46.) Avant lui, concupiscence fait les volontaires ; la force, les le monde vivoit dans une fausse paix. involontaires. LXXI.

LXXII. Les platoniciens, et même Épictète et ses sec- Dieu ne regarde que l'intérieur : l'Église ne lateurs, croient que Dieu est seul digne d'être juge que par l'extérieur. Dieu absout aussitôt aimé et admiré; et cependant ils ont desiré d'è- qu'il voit la pénitence dans le coeur; l'Église, tre aimés et admirés des hommes. Ils ne connois- quand elle la voit dans les auvres. Dieu fera sent pas leur corruption. S'ils se sentent portés une Église pure au-dedans, qui confonde par à l'aimer et à l'adorer, et qu'ils y trouvent leur sa sainteté intérieure et toute spirituelle l'imprincipale joie, qu'ils s'estiment bons, à la bonne piété extérieure des sages superbes et des Phaheure. Mais s'ils y sentent de la répugnance; risiens : et l'Église fera une assemblée d'hommes s'ils n'ont aucune pente qu'à vouloir s'établir dont les meurs extérieures soient si pures, dans l'estime des hommes, et que pour toute qu'elles confondent les moeurs des paiens. S'il perfection ils fassent seulement que, sans for- y a des hypocrites si bien déguisés, qu'elle n'en cer les hommes, ils leur fassent trouver leur connoisse pas le venin, elle les souffre; car enbonheur à les aimer, je dirai que cette perfec- core qu'ils ne soient pas reçus de Dieu, qu'ils ne tion est horrible. Quoi! ils ont connu Dieu, et peuvent tromper, ils le sont des hommes qu'ils n'ont pas desiré uniquement que les hommes trompent. Ainsi elle n'est pas déshonorée par l'aimassent; ils ont voulu que les hommes s'ar- leur conduite qui paroit sainte. rétassent à eux; ils ont voulu être l'objet du bonheur volontaire des hommes !

LXXIV.

La loi n'a pas détruit la nature; mais elle l'a LXXII.

instruite : la grace n'a pas détruit la loi ; mais Il est vrai qu'il y a de la peine en s'exerçant elle l'a fait exercer. dans la piété. Mais cette peine ne vient pas de

On se fait une idole de la vérité même : car la la piété qui commence d'être en nous, mais de vérité, hors de la charité, n'est pas Dieu; elle l'impiété qui y est encore. Si nos sens ne s'op- est son image, et une idole qu'il ne faut point posoient pas à la pénitence, et que notre cor- aimer ni adorer; et encore moins faut-il aimer ruption ne s'opposât pas à la pureté de Dieu, et adorer son contraire, qui est le mensonge. il n'y auroit en cela rien de pénible pour nous.

LXXV. Nous ne souffrons qu'à proportion que le vice qui nous est naturel résiste à la grace surnatu- Tous les grands divertissements sont dangerelle. Notre cæur se sent déchiré entre ces ef- reux pour la vie chrétienne; mais entre tous forts contraires. Mais il seroit bien injuste d'im- ceux que le monde a inventés, il n'y en a point puter cette violence à Dieu qui nous attire, au qui soit plus à craindre que la comédie. C'est lieu de l'autribuer au monde qui nous retient. une représentation si naturelle et si délicate des C'est comme un enfant que sa mère arrache passions, qu'elle les émeut et les fait naître dans d'entre les bras des voleurs, et qui doit aimer notre cour, et surtout celle de l'amour : prindans la peine qu'il souffre la violence amoureuse cipalement lorsqu'on le représente fort chaste et légitime de celle qui procure sa liberté, et et fort honnête. Car plus il paroît innocent aux ne détester que la violence impétueuse et tyran- ames innocentes, plus elles sont capables d'en nique de ceux qui le retiennent injustement. être touchées. Sa violence plaît à notre amourLa plus cruelle guerre que Dieu puisse faire aux propre, qui forme aussitôt un desir de causer les hommes dans cette vie, est de les laisser sans mêmes effets que l'on voit si bien représentés ; et l'on se fait en même temps une conscience | repens pas d'avoir fait les Provinciales. Je réfondée sur l'honnêteté des sentiments qu'on y ponds que, bien loin de m'en repentir, si j'étois voit , qui éteint la crainte des ames pures, les- à les faire, je les ferois encore plus fortes. quelles s'imaginent que ce n'est pas blesser la Secondement, on m'a demandé pourquoi j'ai pureté, d'aimer d'un amour qui leur semble si dit le nom des auteurs où j'ai pris toutes ces sage. Ainsi l'on s'en va de la comédie le cæur propositions abominables que j'y ai citées. Je si rempli de toutes les beautés et de toutes les réponds que, si j'étois dans une ville où il y eût douceurs de l'amour, l'ame et l'esprit si per- douze fontaines , et que je susse certainement suadés de son innocence, qu'on est tout pré- qu'il y en eût une empoisonnée, je serois obligé paré à recevoir ses premières impressions, ou d'avertir tout le monde de ne point aller puiser plutôt à chercher l'occasion de les faire naître de l'eau à cette fontaine ; et comme on pourroit dans le cour de quelqu'un , pour recevoir les croire que c'est une pure imagination de ma mêmes plaisirs et les mêmes sacrifices que l'on part, je serois obligé de nommer celui qui l'a a vus si bien dépeints dans la comédie. empoisonnée, plutôt que d'exposer toute une

ville à s'empoisonner. LXXVI.

En troisième lieu , on m'a demandé pourquoi Les opinions relâchées plaisent tant aux hom- j'ai employé un style agréable, railleur et dimes naturellement, qu'il est étrange qu'elles vertissant. Je réponds que si j'avois écrit d'un leur déplaisent. C'est qu'ils ont excédé toutes style dogmatique, il n'y auroit eu que les sales bornes. Et de plus, il y a bien des gens qui vants qui les auroient lues, et ceux-là n'en voient le vrai, et qui ne peuvent y atteindre. avoient pas besoin , en sachant, pour le moins, Mais il y en a peu qui ne sachent que la pureté autant que moi là-dessus. Ainsi j'ai cru qu'il de la religion est contraire aux opinions relâ- falloit écrire d'une manière propre à faire lire chées, et qu'il est ridicule de dire qu'une ré- mes Lettres par les femmes et les gens du compense éternelle est offerte à des mæurs li- monde, afin qu'ils connussent le danger de cencieuses.

toutes ces maximes et de toutes ces proposiLXXVII.

tions qui se répandoient alors, et dont on se

laissoit facilement persuader. J'ai craint que je n'eusse mal écrit, me voyant condamné; mais l'exemple de tant de

Enfin, on m'a demandé si j'ai lu moi-même pieux écrits me fait croire au contraire. Il n'est

tous les livres que j'ai cités. Je réponds que plus permis de bien écrire.

non. Certainement il auroit fallu que j'eusse Toute l'Inquisition est corrompue ou igno- mauvais livres : mais j'ai lu deux fois Escobar

très rante. Il est meilleur d'obéir à Dieu qu'aux tout entier ; et pour les autres , je les ai fait lire hommes. Je ne crains rien ; je n'espère rien : le tout entier ; et pour les autres , je les ai fait lire Port-Royal craint, et c'est une mauvaise poli- par quelques-uns de mes amis; mais je n'en ai tique de les séparer; car quand ils ne craindront pas employé un seul passage sans l'avoir lu moiplus, ils se feront plus craindre.

même dans le livre cité, et sans avoir examine Le silence est la plus grande persécution. Ja- la matière sur laquelle il est avancé, et sans mais les saints ne se sont tus. Il est vrai qu'il

avoir lu ce qui précède et ce qui suit, pour ne faut vocation ; mais ce n'est pas des arrêts du point hasarder de citer une objection pour une conseil qu'il faut apprendre si l'on est appelé ;

réponse, ce qui auroit été reprochable et inc'est de la nécessité de parler.

juste. Si mes lettres sont condamnées à Rome, ce

LXXIX. que j'y condamne est condamné dans le ciel. L'Inquisition et la Société sont les deux fléaux approchent plus de la pensée que tout ce que

La machine arithmétique fait des effets qui de la vérité. LXXVIII.

font les animaux; mais elle ne fait rien qui

puisse faire dire qu'elle a de la volonté comme On m'a demandé , premièrement, si je ne me les animaux.

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LXXX.

LXXXV.

Certains auteurs, parlant de leurs ouvrages,

La maladie est l'état naturel des Chrétiens, disent : Mon livre, mon commentaire, mon his- parcequ'on est par-là, comme on devroit toutoire , etc. Ils sentent leurs bourgeois qui ont pi- jours étre, dans la souffrance des maux, dans gnon sur rue, et toujours un chez moi à la bou- la privation de tous les biens et de tous les plaiche. Ils feroient mieux de dire : Notre livre,

sirs des sens, exempt de toutes les passions qui notre commentaire, notre histoire, etc., vu que travaillent pendant tout le cours de la vie, sans d'ordinaire il y a plus en cela du bien d'autrui ambition, sans avarice, dans l'attente contique du leur.

nuelle de la mort. N'est-ce pas ainsi que les chréLXXXI.

tiens devroient passer la vie? Et n'est-ce pas un

grand bonheur quand on se trouve par nécessité La piété chrétienne anéantit le moi humain,

dans l'état où l'on est obligé d'être, et, qu'on n'a et la civilité humaine le cache et le supprime.

autre chose à faire qu'à se soumettre humble

ment et paisiblement? C'est pourquoi je ne deLXXXU.

mande autre chose que de prier Dieu qu'il me

fasse cette grace. Si j'avois le coeur aussi pauvre que l'esprit, je serois bienheureux; car je suis merveilleuse

LXXXVI. ment persuadé que la pauvreté est un grand moyen pour faire son salut,

C'est une chose étrange que les hommes aient

voulu comprendre les principes des choses, et LXXXIII.

arriver jusqu'à connoître tout! car il est sans

doute qu'on ne peut former ce dessein sans une J'ai remarqué une chose, que, quelque pauvre présomption ou sans une capacité infinie comme qu'on soit, on laisse toujours quelque chose en la nature.

LXXXVII. mourant. LXXXIV.

La nature a des perfections, pour montrer J'aime la pauvreté , parceque Jésus-Christ l'a qu'elle est l'image de Dieu ; et des défauts, pour

montrer qu'elle n'en est que l'image. aimée. J'aime les biens, parcequ'ils donnent moyen d'en assister les misérables. Je garde la

LXXXVIII. fidélité à tout le monde. Je ne rends pas le mal à ceux qui m'en font; mais je leur souhaite une

Les hommes sont si nécessairement fous, que condition pareille à la mienne, où l'on ne reçoit ce seroit être fou par un autre tour de folie que pas le mal, ni le bien de la plupart des hommes. de ne pas être fou. J'essaie d'être toujours véritable, sincère et fidèle à tous les hommes. J'ai une tendresse de

LXXXIX. cur pour ceux que Dieu m'a unis plus étroitement. Soit que je sois seul, ou à la vue des hom- monde : mettez la probabilité, on ne peut plus

Otez la probabilité, on ne peut plus plaire au mes, j'ai en toutes mes actions la vue de Dieu

lui déplaire. qui doit les juger, et à qui je les ai toutes consa

XC. crées. Voilà quels sont mes sentiments; et je bénis tous les jours de ma vie mon Rédempteur,

L'ardeur des saints à rechercher et pratiquer qui les a mis en moi, et qui, d'un homme plein le bien étoit inutile, si la probabilité est sûre. de foiblesse, de misère, de concupiscence, d'orgueil et d'ambition, a fait un homme exempt de

XCI. tous ces maux par la force de la grace à laquelle Pour faire d'un homme un saint, il faut que lout en est dû, n'ayant de moi que la misère et ce soit la grace; et qui en doute ne sait ce que l'horreur.

c'est qu'un saint et qu'un homme.

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On aime la sûreté. On aime que le pape soit Il est indigne de Dieu de se joindre à l'homme infaillible en la foi, et que les docteurs graves le misérable; mais il n'est pas indigne de Dieu de le soient dans leurs mæurs, afin d'avoir son assu- tirer de sa misère. rance, XCIII. .

C. Il ne faut pas juger de ce qu'est le pape par Qui l'a jamais compris ! Que d'absurdités !... quelques paroles des pères, comme disoient les Des pécheurs purifiés sans pénitence, des justes Grecs dans un concile (règle importante!), mais sanctifiés sans la grace de Jésus-Christ, Dieu sans par les actions de l'Église et des pères, et par pouvoir sur la volonté des hommes, une prédesles canons.

tination sans mystère, un Rédempteur sans cerXCIV.

titude.

CI. Le pape est le premier. Quel autre est connu de tous? Quel autre est reconnu de tous ayant Unité , multitude. En considérant l'Église pouvoir d'influer par tout le corps , parcequ'il comme unité, le pape en est le chef, comme tout. tient la maîtresse branche qui influe par-tout? En la considérant comme multitude, le pape n'en

est qu'une partie. La multitude qui ne se réduit XCV.

pas à l'unité est confusion ; l'unité qui n'est pas Il y a hérésie à expliquer toujours omnes de multitude est tyrannie. tous, et hérésie à ne pas l'expliquer quelquefois de tous. Bibite ex hoc omnes : les hugue

CII. nots, hérétiques, en l'expliquant de tous. In quo omnes peccaverunt : les huguenots , hérétiques, ordinaire de son Église. C'en seroit un étrange,

Dieu ne fait point de miracles dans la conduite en exceptant les enfants des fidèles. Il faut si l'infaillibilité étoit dans un; mais d'être dans donc suivre les pères et la tradition pour savoir la multitude, cela paroît si naturel , que la conquand , puisqu'il y a hérésie à craindre de part duite de Dieu est cachée sous la nature, comme et d'autre. XCVI.

en tous ses ouvrages.

Le moindre mouvement importe à toute la

cuit. nature; la mer entière change pour une pierre. Ainsi, dans la grace, la moindre action im

De ce que la religion chrétienne n'est pas uniporte pour ses suites à tout. Donc tout est im- que, ce n'est pas une raison de croire qu'elle

n'est pas la véritable. Au contraire, c'est ce qui portant. XCVII.

fait voir qu'elle l'est.

Tous les hommes se haïssent naturellement.

CIV. On s'est servi comme on a pu de la concupis

Dans un état établi en république, comme cence pour la faire servir au bien public. Mais ce n'est que feinte, et une fausse image de la buer à y mettre un roi, et à opprimer la liberté

Venise, ce seroit un très grand mal de contricharité; réellement ce n'est que haine. Ce vilain fonds de l'homme , figmentum malum, n'est des peuples à qui Dieu l'a donnée. Mais dans un

état où la puissance royale est établie, on ne que couvert; il n'est

pas
ôté.

pourroit violer le respect qu'on lui doit sans une
XCVIII.

espèce de sacrilege; parceque la puissance que

Dieu y a attachée étant non seulement une image, Si l'on veut dire que l'homme est trop peu mais une participation de la puissance de Dieu, pour mériter la communication avec Dieu, il faut on ne pourroit s'y opposer sans résister maniêtre bien grand pour en juger.

festement à l'ordre de Dieu. De plus la guerre

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