Avertissemens aux Protestans sur les lettres du ministre Jurieu contre l'Histoire des variations, Volumes 1-2

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Chez Françoise Hoyoux, libraire, vis a vis des Jesuites, 1710 - Church history - 696 pages
 

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Page 292 - Les païens par leur simple raison naturelle, ont bien vu qu'il falloit souffrir les violences des mauvais princes, en souhaiter de meilleurs, les supporter quels qu'ils fussent; espérer un temps plus serein pendant l'orage , et comprendre que la Providence , qui ne veut pas la ruine du genre humain ni de la nature, ne tient pas éternellement le peuple opprimé par un mauvais gouvernement , comme elle ne bat pas l'univers d'une continuelle tempête.
Page 316 - ... de sorte que le droit qu'il a n'est pas le droit de faire licitement ce qui est mauvais, mais le droit de le faire impunément à l'égard de la justice humaine ; à condition d'en répondre à la justice de Dieu , à laquelle il demeure d'autant plus sujet, qu'il est plus indépendant de celle des hommes.
Page 95 - Que sert donc d'alléguer ici la grâce efficace et les Thomistes? Ces docteurs, comme les autres Catholiques , sont d'accord à ne point mettre dans le choix de l'homme une inévitable nécessité , mais une liberté entière de faire et ne faire pas. S'ils (0 /. Tim. t. i9. ont de la peine à l'accorder avec l'immutabilité des...
Page 270 - Juifs, en faire passer toute la jeunesse au fil de l'épée, vendre tout le reste aux étrangers, en même temps donner à ces étrangers la terre que Dieu avoit promise aux patriarches pour toute leur postérité, détruire la nation avec la religion qu'elle professoit , et en éteindre la mémoire , profaner le temple , y effacer le nom de Dieu, et y établir l'idole de Jupiter Olympien '. Voilà ce qu'on avoit entrepris, et ce qu'on exécutoit contre les Juifs avec une violence qui n'avoit point...
Page 223 - On sait, dis-je, que le parti n'eut pas plus tôt senti ses forces, qu'on n'y médita rien de moins que de partager l'autorité, de s'emparer de la personne des rois et de faire la loi aux Catholiques. On alluma la guerre dans toutes les villes et dans toutes les provinces. On appela les étrangers de toutes parts au...
Page 330 - ... soit une chose comme subsistante, qu'il faille avoir pour la donner; elle se forme et résulte de la cession des particuliers, lorsque fatigués de l'état où tout le monde est le maître et où personne ne l'est, ils se sont...
Page 292 - ... continuelle tempête. Les beaux jours pourront donc refaire ce que les mauvais auront gâté ; et c'est vouloir trop de mal aux choses humaines , que de joindre aux maux d'un mauvais gouvernement' un remède plus mortel que le mal même, qui est la division intestine.
Page 412 - C'est ainsi qu'en expliquant la distinction et l'origine du Fils, il est à craindre que vous n'y mettiez quelque chose qui se ressente de l'inférieur. Mais après tout si vous attendez à parler de Dieu que vous ayez trouvé des paroles dignes de lui, vous n'en parlerez jamais. Parlez-en donc, en attendant, comme vous pourrez, et résolvez-vous à dire toujours quelque chose qui ne porte pas où vous tendez, c'est-à-dire au plus parfait. Dans...
Page 422 - Il est donc plus clair que le jour, que l'idée d'inégalité n'entra jamais dans l'esprit des Pères ; au contraire, nous venons de voir que, pour l'éviter, après avoir nommé selon l'ordre, le Père et le Fils, ils...
Page 318 - Dieu dévoient parler plus haut que tous'les autres , et qui parloient en effet si puissamment aux rois les plus redoutables, ne leur reprochoient jamais la peine de mort qu'ils avoient encourue selon la loi. Pourquoi? si ce n'est qu'on entendoit qu'il y avoit dans toutes les...

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