Théàtre de Pierre de Thomas Corneille: Avec Notes Et Commentaires, Volumes 1-2

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Firmin Didot frères, 1853

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Page 152 - Saper ses fondements encor mal assurés! Et, si ce n'est assez de toute l'Italie, Que l'Orient contre elle à l'Occident s'allie; Que cent peuples unis des bouts de l'univers Passent pour la détruire et les monts et les mers.
Page 51 - Sire, mon père est mort; mes yeux ont vu son sang Couler à gros bouillons de son généreux flanc; Ce sang qui tant de fois garantit vos murailles, Ce sang qui tant de fois vous gagna des batailles, Ce sang qui tout sorti fume encor de courroux De se voir répandu pour d'autres que pour vous, Qu'au milieu des hasards n'osait verser la guerre, Rodrigue en votre cour vient d'en couvrir la terre.
Page 179 - Au seul nom de César, d'Auguste, et d'empereur, Vous eussiez vu leurs yeux s'enflammer de fureur, Et dans un même instant , par un effet contraire , Leur front pâlir d'horreur et rougir de colère. « Amis , leur ai-je dit, voici le jour heureux...
Page 164 - C'est aux rois, c'est aux grands , c'est aux esprits bien faits A voir la vertu pleine en ses moindres effets ; C'est d'eux seuls qu'on reçoit la véritable gloire; Eux seuls des vrais héros assurent la mémoire.
Page 427 - Toute une ville entière, avec pompe bâtie, Semble d'un vieux fossé par miracle sortie, Et nous fait présumer, à ses superbes toits, Que tous ses habitants sont des Dieux ou des Rois.
Page 152 - Puisse-je de mes yeux y voir tomber ce foudre, Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en poudre, Voir le dernier Romain à son dernier soupir, Moi seule en être cause, et mourir de plaisir!
Page 317 - Mon époux en mourant m'a laissé ses lumières ; Son sang, dont tes bourreaux viennent de me couvrir, M'a dessillé les yeux, et me les vient d'ouvrir. Je vois , je sais , je crois , je suis désabusée : De ce bienheureux sang tu me vois baptisée ; Je suis chrétienne enfin , n'est-ce point assez dit?
Page 189 - L'autre, tout débonnaire, au milieu du sénat A vu trancher ses jours par un assassinat. Ces exemples récents suffiraient pour m'instruire, 385 Si par l'exemple seul on se devait conduire: L'un m'invite à le suivre, et l'autre me fait peur; Mais l'exemple souvent n'est qu'un miroir trompeur, Et l'ordre du destin qui gêne nos pensées N'est pas toujours écrit dans les choses passées : 390 Quelquefois l'un se brise où l'autre s'est sauvé, Et par où l'un périt un autre est conservé.
Page 233 - Mais tu ferais pitié même à ceux qu'elle irrite, Si je t'abandonnais à ton peu de mérite. Ose me démentir, dis-moi ce que tu vaux, Conte-moi tes vertus, tes glorieux travaux, Les rares qualités par où tu m'as dû plaire, Et tout ce qui t'élève au-dessus du vulgaire.
Page 231 - Aujourd'hui même encor, mon âme irrésolue Me pressant de quitter ma puissance absolue, De Maxime et de toi j'ai pris les seuls avis, Et ce sont, malgré lui, les tiens que j'ai suivis. Bien plus, ce même jour je te donne Emilie, Le digne objet des vœux de toute l'Italie, Et qu'ont mise si haut mon amour et mes soins, Qu'en te couronnant roi je t'aurais donné moins.

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