Oeuvres de P. Corneille: avec les commentaires de Voltaire, Volume 9

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A.A. Renouard, 1817 - Drama
 

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Page 435 - M'en ont fait sentir la puissance ; Mais je n'ai point encor senti ce que je sens. Je ne sais ce que c'est ; mais je sais qu'il me charme , Que je n'en conçois point d'alarme.
Page 192 - Depuis cinq ans entiers chaque jour je la vois , Et crois toujours la voir pour la première fois.
Page 417 - Pour vouloir d'un œil sec voir mourir ce qu'on aime. L'effort en est barbare aux yeux de l'univers, Et c'est brutalité plus que vertu suprême.
Page 329 - Je veux qu'un noir chagrin à pas lents me consume, Qu'il me fasse à longs traits goûter son amertume ; Je veux , sans que la mort ose me secourir, Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir.
Page 214 - Quoi ! des plus chères mains craignant les trahisons, J'ai pris soin de m'armer contre tous les poisons, J'ai su, par une longue et pénible industrie, Des plus mortels venins prévenir la furie.
Page 225 - JE vous aime , Léon , et n'en fais point mystère ; Des feux tels que les miens n'ont rien qu'il faille taire : Je vous aime, et non point de cette folle ardeur Que les yeux éblouis font maîtresse du...
Page 108 - Mon cœur va tout à vous quand je le laisse aller; Mais sans dissimuler j'ose aussi vous le dire, Ce n'est pas mon dessein qu'il m'en coûte l'empire; Et je n'ai point une âme à se laisser charmer Du ridicule honneur de savoir bien aimer. La passion du trône est seule toujours belle, Seule à qui l'âme doive une ardeur immortelle.
Page 191 - On sait qu'elle est charmante, et de si belles mains Semblent vous demander l'empire des humains; Elle a même, dit-on, le cœur d'une Romaine; Elle a mille vertus, mais, seigneur, elle est reine...
Page 89 - N'est qu'un dernier effort de la nature lasse, Qui prête à succomber sous la mort qui l'atteint, Jette un plus vif éclat, et tout d'un coup s'éteint. C'est en vain qu'il fulmine à cette affreuse vue : Sa rage qui renaît en même temps le tue. L'impétueuse ardeur de ces transports nouveaux A son sang prisonnier ouvre tous les canaux; Son élancement perce ou rompt toutes les veines, Et ces canaux ouverts sont autant de fontaines Par où l'âme et le sang se pressent de sortir, Pour terminer...
Page 117 - Maître de l'univers sans l'être de moi-même , Je suis le seul rebelle à ce pouvoir suprême ; D'un feu que je combats je me laisse charmer, Et n'aime qu'à regret ce que je veux aimer. En vain de mon hymen Rome presse la pompe : J'y veux de la lenteur, j'aime qu'on l'interrompe , Et n'ose résister aux dangereux souhaits De préparer toujours et n'achever jamais.

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