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P. 187, V. 13. Et le sens véritable;

lisez, Et le sens est, etc. 189, v. 9. Belle leçon pour les gens riches!

lisez, chiches. 198, v. 5. Avant que de partir de ces lieux;

Supprimez de. 199, après le dernier vers , qui manque de rime, .

Se gorge de vapeurs, s'enfle comme un ballon; ajoutez, Fait un vacarme de démon.

SECONDE PARTIE.

II, v. 23.

P. 6, v. 19. Partagez désormais le livre favori;

lisez, Protégez, etc.

En quoi peut un pauvre reclus

Vous satisfaire ? que peut-il faire?

lisez, Vous assister. 31, v. pénult. Droit aux ombres du Styx elle mena

sa soeur; lisez, aux ondes,.etc. 44, v. 8. voulant avoir sa part; lisez, voulut. Ib. v. 13. A qui mieux mieux; ils firent ripaille;

lisez, ils firent tous, etc. 79, v. 16. Le vautour alloit le lier, quand des nues;

lisez, Le vautour s'en alloit le lier. 91, v. 10. Et poussant tout abondamment;

trop

abondamment. 105, v. 5. Exercent sur ces animaux

Le bon sens et l'expérience;

lisez, Exercent de ces animaux, etc. 116, v. dern. Mangent leurs restes à la seconde;

lisez, leur resie, etc. 134, v. 11. Dit le bon et docte Apollon;

lisez, le blond , etc. 135, v. 26. Apollon, irrité contre le fier Atride,

Joncha son champ de morts, etc. ; lisez, son camp, etc.

lisez,

P. 162, v. 8. Je reconnois maint detteur, qui n'est ni

souris-chauve; lisez, Je connois. 169, V. 20. La rareté du fait donnoit lieu à la chose;

lisez, donnoit prix, etc. 173, v. 28. L'intérêt du public, celui de la patrie ;

lisez, de la partie. 175, v. 8. Qui savez plaire à un degré suprême ;

lisez, en un degré, etc. 176, v. 25. du lieu où la gazelle est prise;

lisez, dux lieux où, etc. 180 , V. 27. L'ennemi les laissoit, en leur tenant

la vue;

lisez, les lassoit, etc. 190 , v. 18. L'an de la tiédeur, comme chez les

humains; lisez, L'un de tiédeur, commun chez les

humains. 203, v. 26. Là nous attendrons ; le rivage est tout

près; lisez, Là nous nous attendrons, etc, 228, v. 8. D'un côté sont le gibier et la hart;

lisez, le gibet , etc.

On est surpris de ces fautes, sans doute, l'édition dont il s'agit ayant été faite dans la capitale ; et c'est à regret que nous les relevons: mais cette même édition, anuoncée comme très correcte, a déja servi de copie à plusieurs réimpressions qui ont paru depuis; et le vice dont elle est atteinte doit peut-être se propager long-temps encore. Puisse cette remarqne en arrêter le cours! puisse-t-elle sur-tout contribuer avec quel= que succès à faire rechercher davantage et estimer plus généralement les éditions bonnes et correctes de quelque ouvrage que ce puisse être !

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JEAN

EAN DE LA FONTAINE naquit à ChâteauThierry le 8 juillet 1621 (1). Les premieres années de sa vie n'eurent rien de remarquable, rien qui parût annoncer ce qu'il devoit être un jour. Elevé par des maitres qui n'avoient pas, comme Socrate, l'art de faire enfanter les esprits, et d’en deviner, par une finesse de tact et d'instinct très difficile à acquérir, le caractere propre et particulier, il resta vingtdeux ans dans une espece d'inertie qui, s'il eût été moins heureusement né, auroit éteint

(1) Son pere, qui s'appeloit aussi Jean de La Fon= taine, étoit un ancien bourgeois de Château-Thierry, où il avoit été maitre des eaux et forêts; et sa mere (Françoise Pidoux) étoit fille du bailli de Coulom: miers. Voy. l'hist. de l'Acad. françoise.

le feu de son imagination, et peut-être ens tièrement brisé les ressorts les plus utiles, les plus actifs et les plus puissants de l'ame, l'intérêt et les passions(1). Mais il est des hommes privilégiés que les préjugés, le pédantisme (2) et les vues étroites de ceux auxquels on confie ordinairement l'institution de la jeunesse, ne peuvent point abrutir: la société offre quel= ques exemples de ce fait, et La Fontaine en

est un.

Montaigne dit que « nos ames sont des « nouées à vingt ans ce qu'elles doivent estre, « et qu'elles promettent tout ce qu'elles pour

(1) La Fontaine étoit tellement convaincu de cette vérité, que c'est même la morale qu'il tire d'une de ses fables, où il introduit un philosophę scythe qui coupe et taille à toute heure les arbres de son verger,

Sans observer temps ni saison,

Lunes ni vieilles ni nouvelles. Tout languit et tout meurt. Ce Scythe exprime bien

Un iudiscret stoïcien :

Celui-ci retranche de l'ame
Desirs et passions, le bon et le mauvais,

Jusqu'aux plus innocents souhaits.
Contre de telles gens, quant à moi, je réclame:
Ils ótent à nos cours le principal ressort;
Ils font cesser de vivre avant que l'on soit mort.

Liv. XII,

fab. 20.

(2) Le mépris de La Fontaine pour les pédants perce dans plusieurs endroits de ses fables. Il leur fait inême nn reproche très grave, et malheureusement très fondé:

i ront ». Il ajoute que « jamais ame qui n'ait « donné en cet aage=là arrhe bien évidente de « sa force, n'en donna depuis la preuve ». Cette observation est souvent vraie; mais elle est, comme toutes les regles générales, sujette à plusieurs exceptions, dont La Fontaine n'est pas, sans doute, une des moins remarquables. A l'âge de vingt-deux ans il étoit encore ignoré dans la république des lettres, et l'on étoit même bien éloigné de prévoir qu'il dùt un jour en faire un des principaux ornements, lors= qu’une harmonie (3), dont le charine lui étoit inconnu, vint frapper son oreille étonnée, et

Certain enfant qui sentoit son college,
Doublement sot et doublement frippon
Par le jeune âge et par le privilege
Qu'ont les pédants de gâter la raison , etc.

Liv. IX, fab. 5. Voy. aussi liv. XII, fab. 15. (3) « Uo officier qui étoit à Château-Thierry en quartier d'hiver, lut devant lui, par occasion et « avec emphase, cetto ode de Malherbe:

Que direz-vous, races futures, etc. « Il écouta cette ode avec des transports mécaniques « de joie, d'admiration et d'étonnement, etc. ». Hist. de l'Acad. franç. par l'abbé d'Olivet.

Observons ici qu'aucune des circonstances de cet évènement si imprévu ne fut inutile , pas même l'emphase du lecteur, qui auroit dû détruire l'effet de cette ode sur une oreille plus exercée, et qui en rendit l'impression plus forte sur celle de La Ton.

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