La Henriade: poëme ...

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Page 175 - ... L'ordinaire tribut des moissons d'alentour ; Quand on vit dans Paris la Faim pâle et cruelle, Montrant déjà la Mort qui marchait après elle, Alors on entendit des hurlements affreux : Ce superbe Paris fut plein de malheureux De qui la main tremblante et la voix affaiblie Demandaient vainement le soutien de leur vie, Bientôt le riche même, après de vains efforts, Eprouva la famine au milieu des trésors.
Page 111 - Dans le centre éclatant de ces orbes immenses Qui n'ont pu nous cacher leur marche et leurs distances, Luit cet astre du jour par Dieu même allumé, Qui tourne autour de soi sur son axe enflammé.
Page 29 - Les enfans au berceau sur la pierre écrasés : Des fureurs des humains c'est ce qu'on doit attendre. Mais ce que l'avenir aura peine à comprendre, Ce que vous-même encore à peine vous croirez.
Page 139 - Respectait son rival, admirait sa vaillance. Enfin le vieux d'Ailly, par un coup malheureux, Fait tomber à ses pieds ce guerrier généreux. Ses yeux sont pour jamais fermés à la lumière ; Son casque auprès de lui roule sur la poussière ; D'Ailly voit son visage : ô désespoir ! ô cris ! Il le voit, il l'embrasse : hélas ! c'était son fils. Le père infortuné, les yeux baignés de larmes, Tournait contre son sein ses parricides armes ; On l'arrête : on s'oppose à sa juste fureur...
Page 109 - Et, même en nous trompant, donne de vrais plaisirs; Mais aux mortels chéris à qui le ciel l'envoie Elle n'inspire point une infidèle joie ; Elle apporte de Dieu la promesse et l'appui ; Elle est inébranlable et pure comme lui.
Page 258 - Ne descendez-vous pas de ces fameux lévites Qui, lorsqu'au Dieu du Nil le volage Israël Rendit dans le désert un culte criminel, De leurs plus chers parents saintement homicides, Consacrèrent leurs mains dans le sang des perfides, Et par ce noble exploit vous acquirent l'honneur D'être seuls employés aux autels du Seigneur?
Page 280 - Maigres historiens, suivront l'ordre des temps. Ils n'osent un moment perdre un sujet de vue : Pour prendre Dole, il faut que Lille soit rendue ; Et que leur vers exact, ainsi que Mézerai, Ait fait déjà tomber les remparts de Courtrai. Apollon de son feu leur fut toujours avare.
Page 131 - Près des bords de l'Iton et des rives de l'Eure Est un champ fortuné, l'amour de la nature : La guerre avait longtemps respecté les trésors Dont Flore et les Zéphyrs embellissaient ces bords. Au milieu des horreurs des discordes civiles, Les bergers de ces lieux coulaient des jours tranquilles. Protégés par le ciel et par leur pauvreté...
Page 42 - D'un éclat différent mon camp frappait leur vue : Mon armée, en silence à leurs yeux étendue, N'offrait de tous côtés que farouches soldats, Endurcis aux travaux, vieillis dans les combats, Accoutumés au sang, et couverts de blessures; Leur fer et leurs mousquets composaient leurs parures.
Page 3 - C'est à toi d'annoncer ce qu'ils doivent apprendre ; C'est à toi de montrer aux yeux des nations Les coupables effets de leurs divisions.

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