L'Artiste

Front Cover
1839 - Art
 

What people are saying - Write a review

User Review - Flag as inappropriate

essential resource for art history research!

Contents

I
1
II
12
III
17
V
29
VI
45
VII
58
VIII
61
IX
73
XIX
173
XX
185
XXI
201
XXII
211
XXIII
213
XXIV
225
XXVI
237
XXVII
249

X
85
XI
89
XII
99
XIII
105
XV
117
XVI
133
XVII
145
XVIII
157
XXVIII
253
XXIX
269
XXX
285
XXXI
298
XXXIII
301
XXXIV
315
XXXV
331

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 23 - ... prêt pour jouer Athalie. Elle fit seulement venir à Versailles, une fois ou deux, les actrices pour jouer dans sa chambre devant le Roi, avec leurs habits ordinaires. Cette pièce est si belle, que l'action n'en parut pas refroidie; il me semble même qu'elle produisit alors plus d'effet qu'elle n'en a produit sur le théâtre de Paris. Oui, je crois que M. Racine auroit été fâché de la voir aussi défigurée qu'elle m'a paru l'être par une Josabeth fardée, par une Athalie outrée, et...
Page 291 - Fontaines, qu'on voyait porté dans sa chaise, et, malgré ses infirmités, montrer qu'une âme guerrière est maîtresse du corps qu'elle anime. Mais enfin il faut céder. C'est en vain qu'à travers des bois, avec sa cavalerie toute fraîche...
Page 24 - Racine observe les portraits De Bajazet , de Xipharès , De Britannicus , d'Hippolyte. A peine il distingue leurs traits : Ils ont tous le même mérite , Tendres , galants , doux , et discrets ; Et l'amour , qui marche à leur suite , Les croit des courtisans français.
Page 291 - ... que le combat. Pendant qu'avec un air assuré il s'avance pour recevoir la parole de ces braves gens, ceux-ci, toujours en garde, craignent la surprise de quelque nouvelle attaque; leur effroyable décharge met les nôtres en furie; on ne voit plus que carnage; le sang enivre le soldat, jusqu'à ce que le grand prince, qui ne put voir égorger ces lions comme de timides brebis, calma les courages émus, et joignit au plaisir de vaincre celui de pardonner.
Page 23 - Cet autre vient après un homme loué, applaudi, admiré, dont les vers volent en tous lieux et passent en proverbe, qui prime, qui règne sur la scène, qui s'est emparé de tout le théâtre. Il ne l'en dépossède pas, il est vrai; mais il s'y établit avec lui: le monde s'accoutume à en voir faire la comparaison. Quelquesuns ne souffrent pas que Corneille, le grand Corneille, lui soit préféré; quelques autres, qu'il lui soit égalé: ils en appellent à l'autre siècle; ils attendent la fin...
Page 26 - Qui veut voler par les mains et bouches des hommes doit longuement demeurer en sa chambre; et qui désire vivre en la mémoire de la postérité doit, comme mort en soi-même, suer et trembler maintes fois, et autant que nos poètes courtisans boivent, mangent et dorment à leur aise, e,ndurer de faim, de soif et de longues vigiles.
Page 279 - ... savez mieux que personne, elle est féconde en souffrances et en mécomptes; passion toujours croissante, parce que plus on étudie cet art divin de nos aïeux , plus on y découvre de beautés à admirer, d'injures à déplorer et à venger; passion avant tout religieuse, parce que cet art est à mes yeux catholique avant tout, qu'il est la manifestation la plus imposante de l'Eglise dont je suis l'enfant, la création la plus brillante de la foi que m'ont léguée mes pères.
Page 23 - Versailles, une fois ou deux, les actrices, pour jouer dans sa chambre, devant le Roi, avec leurs habits ordinaires. Cette pièce est si belle que l'action n'en parut pas refroidie. Il me semble même qu'elle produisit alors plus d'effet qu'elle n'en a produit sur le théâtre de Paris où je crois que M. Racine aurait été fâché de la voir aussi défigurée qu'elle m'a paru l'être par une Josabeth fardée, par une Athalie outrée, et par un grand prêtre plus ressemblant aux capucinades du petit...
Page 101 - L'occasion qui meut le Roy de leur donner le combat, fut que tous les trois accusateurs n'estoient à la bataille, mais en leurs maisons , à leur aise , parquoy il leur estoit malaisé de cognoistre qui avoit fouy. Le seigneur de Veniers porta les armes, qui estoient un corselet à longues tassettes , avec des manches de maille et des gantelets, et le morion en teste, et une espée bien trenchante à la main droitte , et une autre à la main gauche.
Page 159 - ... la fuite ou de se préparer à la mort. Au même moment, les maisons commencèrent à trembler comme prises de fièvre, quelquesunes s'affaissèrent sur elles-mêmes, et de tous les points de la ville un nuage de poussière et de fumée monta vers le ciel, qu'il rendit plus sombre et plus menaçant encore; puis un frémissement courut par toute la terre, pareil à celui d'une table chargée que l'on secouerait par ses pieds, et une partie de la ville s'abîma. Toutes les maisons restées debout...

Bibliographic information