Mémoires pour servir à l'histoire de l'année 1789, Volume 4

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Popular passages

Page 211 - Quant à mes opinions personnelles , j'en parlerai avec confiance à mes concitoyens. Depuis le jour où , dans la seconde Assemblée des Notables , je me déclarai sur la question fondamentale qui divisait encore les esprits , je n'ai pas cessé de croire qu'une grande révolution était prête; que le Roi , par ses intentions, ses vertus et son rang suprême , devait en être le chef , puisqu'elle ne...
Page 211 - Vous n'attendez pas de moi, sans doute, que je m'abaisse jusqu'à me justifier d'un crime aussi bas; mais, dans un temps où les calomnies les plus absurdes peuvent faire aisément confondre les meilleurs citoyens avec les ennemis...
Page 213 - ... sont consignés dans les explications que Monsieur veut bien donner à l'Assemblée. Le prince va au-devant de l'opinion publique ; le citoyen met le prix à l'opinion de ses concitoyens, et j'offre à Monsieur, au nom de l'Assemblée, le tribut de respect et de reconnaissance qu'elle doit à ses sentimens, à l'honneur de sa présence , et surtout au prix qu'il attache à l'estime des hommes libres.
Page 212 - ... devait en être le chef, puisqu'elle ne pouvait être avantageuse à la nation , sans l'être également au monarque ; enfin , que l'autorité royale devait être le rempart de la liberté nationale , et la liberté nationale la base de l'autorité royale. « Que l'on cite une seule de mes actions, un seul de mes discours qui ait démenti ces principes , qui ait montré que, dans quelques circonstances où j'aie été placé, le bonheur du roi, celui du peuple, aient cessé d'être l'unique objet...
Page 210 - Paris, j'ai cru devoir venir vous instruire moimême des seuls rapports sous lesquels je connais M. de Favras. » En 1772, il est entré dans mes gardes suisses, il en est sorti en 1775, et je ne lui ai pas parlé depuis cette époque. Privé depuis plusieurs mois de la jouissance de mes revenus, inquiet sur les...
Page 125 - Ce n'est pas quelquefois qu'une muse un peu fine Sur un mot, en passant, ne joue et ne badine, Et d'un sens détourné n'abuse avec succès.
Page 36 - J'offre de prouver \'alibi pour toute autre conversation avec ces femmes. Telle est, Monsieur, ma justification; elle est faite à la hâte, mais je sais le danger des premières impressions, et l'avantage qu'on peut en tirer. J'ajouterai, Monsieur, que je suis pénétré de...
Page 127 - ... qu'accélérer l'exécution des projets sinistres qui semblent menacer encore jusqu'aux ruines de la monarchie. Que si, d'un côté, et en maxime générale, les magistrats ne doivent écouter que l'impérieux cri de leur conscience , sans composer...
Page 213 - ... explications que Monsieur veut bien donner à l'Assemblée. Le Prince va au-devant de l'opinion publique ; le citoyen met le prix à l'opinion de ses concitoyens, et j'offre à Monsieur, au nom de l'Assemblée, le tribut de respect et de reconnaissance qu'elle doit à ses sentimens, à l'honneur de sa présence , et surtout au prix qu'il attache à l'estime des hommes libres ». Monsieur a ajouté ': «. Le devoir que je viens...
Page 128 - Quand partout les lois sont attaquées, calomniées et avilies, vouloir opposer leur puissance serait évidemment les livrer à de nouveaux outrages ; Quand le premier monarque de l'univers, accablé de chagrins aussi cuisants qu'immérités, daigne faire taire en lui tout autre sentiment que celui de son inépuisable tendresse pour ses peuples ; enfin, quand on a vu ce Prince, digne à jamais du respect des nations, bravant tous les dangers, venir au milieu de sa capitale essayer encore, par l'exemple...

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