Histoire des connaissances chimiques, Volume 1

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L. Guérim, 1866 - Chemistry - 479 pages
 

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Page 474 - Mais celui qui aime une personne à cause de sa beauté, l'aime-t-il? Non; car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne , fera qu'il ne l'aimera plus. Et si on m'aime* pour mon jugement, pour ma mémoire, m'aime-t-on, moi? Non; car je puis perdre ces qualités sans me perdre , moi.
Page 475 - Où est donc ce moi s'il n'est ni dans le corps ni dans l'âme? Et comment aimer le corps ou l'âme, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait le Moi puisqu'elles sont périssables? Car aimerait-on la substance de l'âme d'une personne abstraitement et quelques qualités qui y fussent? Cela ne se peut et serait injuste. On n'aime donc jamais personne mais seulement des qualités.
Page 207 - Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle, c'est-à-dire d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention, et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute.
Page 433 - L'attrait que son chant avait pour moi fut tel que non seulement plusieurs de ses chansons me sont toujours restées dans la mémoire, mais qu'il m'en revient même, aujourd'hui que je l'ai perdue, qui, totalement oubliées depuis mon enfance, se retracent à mesure que je vieillis, avec un charme que je ne puis exprimer.
Page 474 - Non ; car il ne pense pas à moi en particulier ; mais celui qui aime quelqu'un à cause de sa beauté, l'aime-t-il ? Non : car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu'il ne l'aimera plus.
Page 23 - Un phénomène frappe vos sens, vous l'observez avec l'intention d'en découvrir la cause, et pour cela vous en supposez une dont vous cherchez la vérification en instituant une expérience. Si l'hypothèse n'est pas fondée, vous en faites une nouvelle que vous soumettez à une nouvelle expérience, et cela jusqu'à ce que le but soit atteint, pi toutefois l'état de la science le permet.
Page 367 - ... puissance pour développer la vie ; car la composition chimique des êtres vivants ne souffre ni une grande chaleur ni une forte électricité. Elle cède même à ces forces en se simplifiant dans sa composition. Les composés produits sous l'influence de la vie sont plus complexes généralement que les composés de la nature inorganique ; leur stabilité est moindre et leur formation fort lente. Dans cet état de choses, il faudrait donc expliquer comment cette nature serait assez puissante...
Page 15 - C'est une abstraction; parce qu'elle coexiste toujours avec d'autres propriétés dans ce corps, dans cette chose, dans cet objet, dans cet être, et que, pour la bien connaître, il faut l'isoler en la considérant par un acte de l'esprit à l'exclusion des autres, et qu'ainsi isolée elle est devenue une abstraction. En ce sens, on dira avec assurance que nous ne connaissons que par des abstractions ce qui est concret, comme un corps, une chose, un objet, un être. * En résumé, nous ne connaissons...
Page 216 - Cette facilité d'isoler ainsi la preuve et d'ajouter à la concision du raisonnement, sans rien lui ôter de sa rigueur et de sa clarté, explique toute la difficulté de l'analyse des méthodes en mathématiques. On peut, néanmoins, à l'égard des procédés intellectuels propres aux géomètres, faire cette remarque fort simple, que justifiera l'histoire même de la science, c'est que l'observation y tient une place importante et y joue un grand rôle. Toutes les branches des mathématiques...

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