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On trouve, chez les mêmes libraires, tous les ouvrages du même auteur.

IMPRIMERIE MOREAU,

rue Montmartre , no. 39.

DE

la Maréchale de Luxembourg.

DÉDIÉS

A M. LE VICOMTE DE LAROCHEFOUCAULD,

Par M6 ma la Comtesse de Genlis

.

Je ne mêle point la politique à la littérature.
M. de VOLTAIRE, cité

par

M. Clément:
WERTHEIM'sche
Leihbibliothek & Buchhandlung

MÖNCHEN, Purgstrasse ».

PARIS,
ROUX, LIBRAIRE, PALAIS-ROYAL,
PÉBYSTILE VALOIS, EN FACE LA GALERIE DES BONS --ENFANS ,

ci-devant galerie de bois ;
PONTHIEU, Libraire, au Palais-Royal;
DELAUNAY, Libraire , au Palais-Royal;
LECOINTE et DUREY, quai des Augustins ;
ARTHUS-BERTRAND,

rue Hautefeuille , no. 23.
1828.

ET CHEZ

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812 A

G 332

so MONSIEUR LE VICOMTE DE LAROCHEFOUCAULD.

WERTHEIM ühe
Leihbibliothek & Buchhandlung

MÜNCHEN, Burgstrasse '».

MONSIEUR LE VICOMTE,

Il me semble que, dans un moment où l'on est forcé chaque jour de lire et d'entendre tous les lieux communs de la politique, on éprouve une sorte de satisfaction , lorsqu'en ouvrant un livre , on est assuré d'avance de n’y point trouver de dissertations sur le gouvernement, sur l'esprit d'opposition et de parti, ni de satires sur les ministres, et le côté droit ou le côté gauche, etc. Un auteur anglais, justement célèbre (Pope), a dit qu'une des choses qui yieillit et qui enlaidit le plus une femme, c'est la politique : ce n'est point par coquetterie, dans ma quatre-vingt-troisième année, que je m'abstiens de parler sur un si grave sujet ; mais, en me livrant à cette fureur épidémique,

comment pourrais-je me flatter de me soustraire au radotage, quand je vois tant de gens de lettres jeunes encore y tomber régulièrement tous les matins,

car

en s'arrogeant le droit de juger en dernier ressort les gouvernemens , les publicistes et les hommes d'État passés , présens , futurs, et de tous les pays du monde ?

Vous trouverez, M. le Vicomte , dans cet ouvrage, des doctrines morales et par conséquent religieuses, que vous avez toujours suivies , et qui obtiendront sûrement grâce à vos yeux pour quelques principes littéraires qui , depuis quelques années, doivent, en général, paraître bien gothiques ; ce sont ceux de Corneille, de Racine, de Molière, de La Fontaine, de madame Deshoulières, de Boileau, de Bossuet, de Pascal, de Bourdaloue, etc., et de nos jours, de Massillon, de J.-B. Rousseau *, immortel par ses odes sacrées et profanes; de Crébillon, dont le génie, sans rien devoir à personne, sans piller les anciens et les modernes, nous donna la tragédie de Rhadamiste; de l'auteur plein de verve et d'originalité auquel nous devons la Métromanie. Et parmi plusieurs autres qui mériteraient aussi cet honneur, je citerai seulement encore Gresset, auteur de l'excellente comédie du Méchant et des plus charmantes poésies fugitives que nous possédions **; M. de Buffon, si répréhensible comme savant, mais le plus parfait de nos écrivains en prose; enfin , nos deux fameux historiens, l'abbé de Vertot et M. Gaillard ***,

* M. de Voltaire, qui n'a jamais pu faire une ode passable, écrivait à madame du Châtelet : Rousseau est retourné à Bruxelles faire de mauvaises odes. Voyez ces lettres imprimées.

Építre à ma soeur sur ma convalescence, la Chartreuse, VertVert, etc.

*** Le premier fut auteur d'un véritable chef-d'oeuvre de sagacité, de précision sans sécheresse et de l'art de parrer, la Révolu

**

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