Siècles de Louis XIV et de Louis XV, Volumes 1-2; Volume 7

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Librairie de Lecointe, 1832 - France
 

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Page 28 - Fortement est de n'oublier jamais » les obligations que vous avez à Dieu : souvenez-vous que » vous lui devez tout ce que vous êtes. Tâchez de conserver » la paix avec vos voisins : j'ai trop aimé la guerre ; ne m'imitez » pas en cela, non plus que dans les trop grandes dépenses
Page 17 - On tâchait, dans ces lettres, de prouver qu'ils avaient un dessein formé de corrompre les mœurs des hommes : dessein qu'aucune secte, aucune société n'a jamais eu et ne peut avoir ; mais il ne s'agissait pas d'avoir raison, il s'agissait de divertir le public.
Page 116 - C'est pourtant la destinée de l'esprit humain dans toutes les nations : les vers furent partout les premiers enfants du génie, et les premiers maîtres d'éloquence. Les peuples sont ce qu'est chaque homme en particulier. Platon et Cicéron commencèrent par faire des vers. On ne pouvait encore citer un passage noble et sublime de prose française, quand on savait par cœur le peu de belles stances que laissa Malherbe; et il ya grande apparence que,' sans Pierre Corneille, le génie des prosateurs...
Page 117 - Je suis maître de moi comme de l'univers ; Je le suis, je veux l'être. O siècles! ô mémoire ! Conservez à jamais ma dernière victoire ; Je triomphe aujourd'hui du plus juste courroux De qui le souvenir puisse aller jusqu'à vous.
Page 36 - Aimez les Espagnols et tous vos sujets attachés à « vos couronnes et à votre personne. Ne préférez pas « ceux qui vous flatteront le plus ; estimez ceux qui , « pour le bien, hasarderont de vous déplaire. Ce sont
Page 106 - Balzac, dans son temps, pour avoir trouvé cette petite partie de l'art, ignorée et nécessaire, qui consiste dans le choix harmonieux des paroles, et même pour l'avoir employée souvent hors de sa place. Voiture donna quelque idée des grâces légères de ce style épistolaire qui n'est pas le meilleur, puisqu'il ne consiste que dans la plaisanterie.
Page 115 - Qui croirait que tous ces bons ouvrages en prose n'auraient probablement jamais existé, s'ils n'avaient été précédés par la poésie? C'est pourtant la destinée de l'esprit humain dans toutes les nations : les vers furent partout les premiers enfants du génie , et les premiers maîtres d'éloquence.
Page 13 - Le roi, qui ne pouvait d'abord s'accoutumer à elle, passa de l'aversion à la confiance , et de la confiance à l'amour. Les lettres que nous avons d'elle sont un monument bien plus précieux qu'on ne pense : elles découvrent ce mélange de religion et de galanterie, de dignité et de faiblesse, qui se trouve si souvent dans le cœur humain , et qui était dans celui do Louis XIV. Celui de Mm« do Mainlenon paraît à la fois plein d'une ambition et d'une dévotion qui ne se combattent jamais.
Page 110 - L'éloge funèbre de Madame , enlevée à la fleur de son âge , et morte entre ses bras , eut le plus grand et le plus rare des succès, celui de faire verser des larmes à la cour : il fut obligé de s'arrêter après ces paroles : 0 nuit désastreuse, nuit effroyable, où retentit tout à coup, comme un éclat de tonnerre , cette étonnante nouvelle : Madame se meurt, Madame est morte ! etc.
Page 120 - C'était un temps digne de l'attention des temps à venir que celui où les héros de Corneille et de Racine, les personnages de Molière, les symphonies de Lulli, toutes nouvelles pour la nation, et (puisqu'il ne s'agit ici que des arts) les voix des Bossuet et des Bourdaloue, se faisaient entendre à Louis XIV, à Madame, si célèbre par son goût, à un Condé, à un Turenne, à un Colbert et à cette foule d'hommes supérieurs qui parurent en tout genre.

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