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HARPAGON, père de Cléante et d'Élise, et amoureux de Mariane.
CLÉANTE, fils d'Harpagon, amant de Mariane.
ÉLISE, fille d'Harpagon, amante de Valère.
VALÈRE, fils d'Anselme et amant d'Élise.
MARIANE, amante de Cléante et aimée d'Harpagon.
ANSELME, père de Valère et de Mariane.
FROSINE, femme d'intrigue.
MAITRE SIMON, courtier.
MAITRE JACQUES, cuisinier et cocher d'Harpagon.
LA FLÈCHE, valet de Cléante.
DAME CLAUDE, servante d'Harpagon.
BRINDAVOINE, laquais d'Harpagon.
LA MERLUCHE, laquais d'Harpagon.
LE COMMISSAIRE ET SON CLERC.

La scène est à Paris.

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Comédie - 1668

NOTICE HISTORIQUE ET ANALYTIQUE

L’Avare fut représenté le 9 septembre 1668. Molière a empruntė quelques scènes à l'Aulularia de Plaute; À la Belle Plaideuse de Boisrobert la rencontre du père usurier et du fils emprunteur ; aux Suppositi de l'Arioste les reconnaissances du dénouement ; mais il en a fait un tout qui est sien, et ce tout est un chef-d'ouvre.

Acte ler. Harpagon, l'avare, a deux enfants : une fille Élise qui aime le jeune Valère, lequel s'est introduit dans la maison sous le titre d'intendant ; un fils Cléante qui aime une jeune personne, d'aisance modeste, Mariane. Or Harpagon a justement fait le projet d'épouser Mariane, et il veut marier sa fille à Anselme, âgé de plus de cinquante ans. Élise résiste à la volonté de son père.

ACTE II. Cléante, ayant besoin d'argent, s'adresse à un usurier par l'intermédiaire du valet La Flèche, et cet usurier se trouve étre Harpagon lui-même : ce dernier reproche à son fils ses dépenses, et de son côté Cléante reproche à son père de se livrer à une honteuse usure. Une femme d'intrigue, Frosine, fait espérer à Harpagon que la jeune Mariane sera heureuse de lui accorder sa main.

ACTE III. – Harpagon veut donner un grand diner en l'honneur de Mariane et prétend obliger son cuisinier, maitre Jacques, à faire bonne chère avec peu d'argent. L'intendant Valère affecte de donner raison à l'avare, et maitre Jacques jure de se venger. Amenée par Frosine chez Harpagon, Mariane prend en horreur le vieillard et laisse voir au jeune Cléante ses sentiments secrets. Cléante met au supplice son père en offrant en son nom à Mariane une bague magnifique.

Acte IV. Cléante et Mariane se concertent avec Frosine pour faire échouer les projets de leur père. Celui-ci, pour connaitre les vrais sentiments de son fils i l'égard de Mariane, lui tend un piège en feignant d'être pris de scrupules et de vouloir unir Mariane à Cléante. Nouvelle altercation entre le fils et le père, qui donne à Cléante sa malédiction. Coup de théatre. On apprend à Harpagon qu'un voleur inconnu a dérobé la cassette sont renfermés ses écus.

ACTE V. Harpagon a mandé le commissaire. Maitre Jacques, interrogé, dénonce Valère, mais ce dernier, croyant seulement être soupçonné d'avoir séduit Élise, n'a pas de peine à se discutper du vol. Anselme découvre que Mariane et Valère sont ses enfants, qu'il croyait morts dans un naufrage. Le double mariage des amants se conclut, et Harpagon peut aller revoir sa chère cassette.

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Sans dot! (1, v.)
Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger.

(III, 1.)

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HARPAGON. — Ces grands hauts-de-chausses sont propres à deve

nir les receleurs des choses qu'on dérobe, et je voudrais qu'on en eût fait pendre quelqu'un.

(Acte I, sc. II.)

MOLIÈRE - v.

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