Histoire de France: depuis la fin du règne de Louis XVI jusqu'à l'année 1825, Volume 1

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Page 366 - Le peuple entra dans le sanctuaire , il leva le voile qui doit toujours couvrir tout ce que l'on peut dire et tout ce que l'on peut croire du droit des peuples et de celui des rois, qui ne s'accordent jamais si bien ensemble que dans le silence.
Page 133 - Oui, sire, c'est le choix de la nation qui mit d'abord le sceptre entre les mains de vos ancêtres; c'est elle qui les éleva sur le bouclier militaire, et les proclama souverains. Le royaume devint ensuite l'héritage de leurs successeurs ; mais ils le durent originairement au consentement libre de leurs sujets. Leur naissance seule les mit ensuite en possession du trône; mais ce furent les suffrages publics qui attachèrent d'abord ce droit et cette prérogative à leur naissance.
Page 217 - Le noble de province, inutile à sa patrie, à sa famille et à lui-même, souvent sans toit, sans habits et sans aucun mérite, répète dix fois le jour qu'il est gentilhomme, traite les fourrures et les mortiers de bourgeoisie, occupé toute sa vie de ses parchemins et de ses titres, qu'il ne changerait pas contre les masses d'un chancelier.
Page 338 - Nous avons dû, à l'exemple des Rois nos prédécesseurs, apprécier les effets des progrès toujours croissants des lumières, les rapports nouveaux que ces progrès ont introduits dans la société, la direction imprimée aux esprits depuis un demisiècle, et les graves altérations qui en sont résultées : nous avons reconnu que le vœu de nos sujets pour une Charte constitutionnelle était l'expression d'un besoin réel; mais en cédant à ce vœu, nous avons pris toutes les précautions pour...
Page 254 - J'ai peur des jésuites. Si j'offense quelque grand , il m'oubliera , je l'oublierai ; je passerai dans une autre province , dans un autre royaume : mais si j'offense les jésuites à Rome, je les trouverai à Paris , partout ils m'environnent; la coutume qu'ils ont de s'écrire sans cesse entretient leurs inimitiés.
Page 366 - On chercha en s'éveillant, comme à tâtons, les lois; on ne les trouva plus : l'on s'effara , l'on cria , l'on se les demanda , et, dans cette agitation , les questions que leurs explications firent naître , d'obscures qu'elles étaient , et vénérables par leur obscurité , devinrent problématiques , et de là , à l'égard de la moitié du monde , odieuses.
Page 478 - Vengez-nous ; il est temps que ce voisin parjure Expie et son orgueil et ses longs attentats ; D'une servile paix prescrite à nos états C'est trop laisser vieillir l'injure : Dunkerque vous implore ; entendez-vous sa voix Redemander les tours qui gardaient son rivage , Et...
Page 366 - Monsieur le Prince, il ne se donne point par les grands du royaume, il ne se donne point par les provinces : il se donne par le Parlement, qui...
Page 458 - Ce fut sans doute pour donner aux plus héroïques vertus une patrie digne d'elles, que le ciel voulut qu'il existât des républiques; et peut-être, pour punir l'ambition des hommes, il permit qu'il s'élevât de grands empires, des rois et des maîtres.

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