Choix des lettres édifiantes: Missions de la Chine

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Maradan, 1808 - Missions
 

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Page 155 - ... propre faiblesse, il leur apprend leurs devoirs d'une manière souveraine et digne de lui ; car , en leur donnant sa puissance, il leur commande d'en user, comme il fait lui-même, pour le bien du monde; et il leur fait voir , en la retirant , que toute leur majesté est empruntée, et que pour être assis sur le trône, ils n'en sont pas moins sous sa main et sous son autorité suprême.
Page 167 - Un prince qui aime la religion et qui la craint est un lion qui cède à la main qui le flatte ou à la voix qui l'apaise; celui qui...
Page 154 - Celui qui règne dans les cieux , et de qui relèvent tous les empires, à qui seul appartient la gloire , la majesté , et l'indépendance ; est aussi le seul qui se glorifie de faire la loi aux rois , et de leur donner, quand il lui plaît , de grandes et de terribles leçons.
Page 154 - ... terribles leçons. Soit qu'il élève les trônes, soit qu'il les abaisse, soit qu'il communique sa puissance aux princes, soit qu'il la retire à lui-même et ne leur laisse que leur propre faiblesse, il leur apprend leurs devoirs d'une manière souveraine et digne de lui : car, en leur donnant sa puissance, il leur commande d'en user comme il fait lui-même pour le bien du monde...
Page 154 - Celui qui règne dans les cieux et de qui relèvent tous les empires, à qui seul appartient la gloire, la majesté et l'indépendance, est aussi le seul qui se glorifie de faire la loi aux rois, et de leur donner, quand il lui plaît, de grandes et de terribles leçons. Soit qu'il élève les trônes, soit qu'il les abaisse, soit qu'il communique sa puissance aux princes, soit qu'il la retire à lui-même et ne leur laisse que leur propre faiblesse, il leur apprend leurs devoirs d'une manière souveraine...
Page lii - Les idées générales et abstraites sont la source des plus grandes erreurs des hommes; jamais le jargon de la métaphysique n'a fait découvrir une seule vérité , et il a rempli la philosophie d'absurdités dont on a honte , sitôt qu'on les dépouille de leurs grands mots.
Page 334 - La moindre pensée de colère et de dégoût eût été un crime; et toi, tel que celui qui arrache les herbes, et laisse la racine , tu me bannis de ta maison, comme si infidèle à ma gloire et à ma vertu , je n'étois plus digne d'être ton épouse , et pouvois cesser de l'être.
Page 338 - Aucun arbre ne peut être comparé au Tchang-Ti, que 'le printemps a couronné de mille fleurs. Aucun homme ne .peut être comparé à un frère. Un frère pleure la mort de son frère avec les larmes d'une vraie douleur : son corps fut-il suspendu sur un abyme, à la pointe d'un rocher, ou enfoncé dans l'eau infectée d'un gouffre , il lui procurera un tombeau.
Page 140 - Je sang, et mérite d'être effacé du nombre des hommes. Les anciens disaient : Ne rendez aux vainqueurs que des honneurs funèbres; accueillez-les avec des pleurs et des cris en mémoire des homicides qu'ils ont faits, et que les monumens de leurs victoires soient environnés de tombeaux.
Page lx - Triomphants quand ils attaquent, ils sont sans vigueur en se défendant. Si vous pesez les raisons, ils n'en ont que pour détruire ; si vous comptez les voix, chacun est réduit à la sienne ; ils ne s'accordent que pour disputer : les écouter n'était pas le moyen de sortir de mon incertitude.