Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon

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Popular passages

Page 15 - Oui, mon frère, je suis un méchant, un coupable, Un malheureux pécheur, tout plein d'iniquité, Le plus grand scélérat qui jamais ait été. Chaque instant de ma vie est chargé de souillures...
Page 64 - ... qu'il ne lui laisse aucune retraite dans son empire. Darius n'entre dans ses villes et dans ses provinces que pour en sortir : les marches d'Alexandre sont si rapides que vous croyez voir l'empire de l'univers plutôt le prix de la course , comme dans les jeux de la Grèce, que le prix de la victoire. C'est ainsi qu'il fit ses conquêtes : voyons comment il les conserva.
Page 22 - L'on voit * certains animaux farouches , des mâles et des femelles, répandus par la campagne, noirs , livides, et tout brûlés du soleil, attachés à la terre qu'ils fouillent et qu'ils remuent avec une opiniâtreté invincible : ils ont comme une voix articulée ; et quand ils se lèvent sur leurs pieds , ils montrent une face humaine , et en effet ils sont des hommes.
Page 20 - C'est déjà trop d'avoir avec le peuple une même religion et un même Dieu; quel moyen encore de s'appeler Pierre, Jean, Jacques, comme le marchand ou le laboureur? Évitons d'avoir rien de commun avec la multitude, affectons au contraire toutes les distinctions qui nous en séparent...
Page 173 - Devenus forts par sa faiblesse. Le cheval s'approchant lui donne un coup de pied, Le loup un coup de dent , le bœuf un coup de corne. Le malheureux lion , languissant , triste et morne , Peut à peine rugir , par l'âge estropié. Il attend son destin sans faire aucunes plaintes ; Quand voyant l'âne même à son antre accourir : Ah ! c'est trop , lui dit-il , je voulais bien mourir ; Mais c'est mourir deux fois que souffrir tes atteintes.
Page 57 - Olynthe; il a été chorége volontaire quand la tribu Pandionide manqua de choréges ; il a fourni des armes à de pauvres citoyens; préposé par le choix du peuple à la réparation des remparts, il a ajouté aux dépenses trois talents de son bien et payé les frais des deux tranchées dont il a fortifié le Pirée...
Page 182 - Cette œuvre de l'éloquence parut si éclatante, si prodigieuse, que Philippe envoya sur-le-champ des hérauts demander la paix , et que la Grèce entière se dressa soulevée vers l'avenir. Les chefs de la Béotie...
Page 178 - Rappeliez-vous, messieurs, que d'ici, de cette même tribune où je parle je vois la fenêtre du palais dans lequel des factieux, unissant des intérêts temporels aux intérêts les plus sacrés de la religion, firent partir de la main d'un roi des Français, faible, l'arquebuse fatale qui donna le signal du massacre de la Saint-Barthélémy.
Page 170 - Fille d'Agamemnon, c'est moi qui la première, Seigneur, vous appelai de ce doux nom de père ; C'est moi qui, si longtemps le plaisir de vos yeux, Vous ai fait de ce nom remercier les Dieux, Et pour qui tant de fois prodiguant vos caresses, Vous n'avez point du sang dédaigné les faiblesses.
Page 71 - L'acquittement de Ctésiphon assurait à Démosthène le don populaire de cette couronne, la plus précieuse, puisqu'elle fut la plus disputée. Retiré à Rhodes après sa défaite , Eschine y ouvrit une école d'éloquence qui devint célèbre. Il eut le singulier courage de commencer ses leçons par la lecture de ces deux harangues. La sienne lue, «Quoi! s'écrièrent les auditeurs...

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