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DE MICHEL 5,

DE MONTAIGNE,

AVEC LES NOTES

DE TOUS LES COMMENTATEURS.

ÉDITION PUBLIÉE

PAR J.-V. LE CLERC,

DE L'ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES, ETC.

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A PARIS,
CHEZ LEFÈVRE, LIBRAIRE,

RUE DE L'ÉPERON, N° .

M DCCC XXXVI.

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7
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3.3.41

AVERTISSEMENT

DE L’ÉDITEUR.

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Le texte des Essais de Montaigne, souvent altéré, avoit besoin d'être ramené aujourd'hui, par une critique sévère, à sa pureté primitive. Il n'y a, selon moi, que deux sources authentiques de ce texte : l'édition donnée en 1595, trois ans après la mort de l'auteur, par mademoiselle de Gournay, sa fille d'alliance, sur un exemplaire corrigé qu'elle tenoit de la confiance de la famille; et l'édition de 1802, faite sur un autre exemplaire corrigé, qui passa du château de Montaigne chez les Feuillants de Bordeaux, et depuis dans la bibliothèque publique de cette ville; édition récente, mais originale en partie, où le texte est formé de celui que Montaigne lui-même avoit publié en 1588, des additions manuscrites de l'exemplaire de Bordeaux, et des nombreux passages de l'édition de 1595, qu'on ne trouve ni dans celle de 1588, ni dans les suppléments manuscrits conservés jusqu'à nous.

Voilà, je pense, les seuls fondements du texte complet. Des deux éditions données par l'auteur même, l'une, celle de 1580 (Bordeaux, 2 vol. petit in-8°), ne renferme que les deux premiers livres, plus courts qu'ils ne le sont aujourd'hui, et avec fort peu de citations; l'autre, celle de 1588 (Paris, 1 vol. in-4°), cinquiesme edition augmentee d'un troisiesme livre et de six cents additions aux deux premiers, sut augmentée encore, par l'auteur, d'un grand nombre d'observations et de citations écrites en marge ou sur des feuilles détachées, pendant les quatre dernières années de sa vie; on ne les connut que par l'édition posthume de 1595, trouvee, dit le titre, aprez le deceds de l'autheur, revue et augmentee par luy d'un tiers plus qu'aux precedentes impressions.

Ceux qui me reprocheroient de ne point comprendre parmi les autorités sur lesquelles repose le texte de Montaigne l'édition de 1635 , plupart des gens de lettres et des bibliographes ont proclamée la meilleure de toutes, ignoreroient ou ne se souviendrojent pas que mademoiselle de

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que la

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