La Henriade: poème

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C.S. Arnold, 1825 - French poetry - 142 pages
 

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Popular passages

Page 107 - Il l'aimait, non en roi, non en maître sévère Qui souffre qu'on aspire à l'honneur de lui plaire, Et de qui le cœur dur et l'inflexible orgueil Croit le sang d'un sujet trop payé d'un coup d'œil.
Page 21 - ... plus grand des Français tel fut le triste sort. On l'insulte, on l'outrage encore après sa mort. Son corps percé de coups, privé de sépulture, Des oiseaux dévorants fut l'indigne pâture; Et l'on porta sa tête aux pieds de Médicis, Conquête digne d'elle, et digne de son fils.
Page 51 - Ainsi lorsque les vents, fougueux tyrans des eaux, De la Seine ou du Rhône ont soulevé les flots, Le limon croupissant dans leurs grottes profondes S'élève, en bouillonnant, sur la face des ondes...
Page 106 - Est-ce toi , cher amant ? Ces mots interrompus , Ces cris demi-formés ne sont point entendus. Elle rouvre les yeux ; sa bouche presse encore , Par ses derniers baisers , la bouche qu'elle adore : Elle tient dans ses bras ce corps pâle et sanglant , Le regarde , soupire , et meurt en l'embras«ant. Père , époux malheureux , famille déplorable , Des...
Page 20 - Il leur ouvre lui-même, et se montre à leurs yeux Avec cet œil serein, ce front majestueux, Tel que, dans les combats, maître de son courage, Tranquille, il arrêtait ou pressait le carnage. A cet air vénérable, à cet auguste aspect, Les meurtriers surpris sont saisis de respect ; Une force inconnue a suspendu leur rage.
Page 100 - Turenne, qui, depuis, de la jeune Bouillon Mérita, dans Sedan, la puissance et le nom ; Puissance malheureuse et trop mal conservée, Et par Armand détruite aussitôt qu'élevée. .Essex avec éclat paraît au milieu d'eux...
Page 20 - Aurait cru faire un crime et trahir Médicis, Si du moindre remords il se sentait surpris. A travers les soldats, il court d'un pas rapide : Coligny l'attendait d'un visage intrépide : Et bientôt dans le flanc ce monstre furieux Lui plonge son épée, en détournant les yeux, De peur que d'un coup d'œil cet auguste visage Ne fît trembler son bras, et glaçât son courage.
Page 81 - L'un, quand l'homme accablé sent de son faible corps Les organes vaincus sans force et sans ressorts, Vient par un calme heureux secourir la nature, Et lui porter l'oubli des peines qu'elle endure : L'autre anime nos cœurs, enflamme nos...
Page 81 - De la terre à jamais aimables habitants, Soutiens dans les travaux, trésors dans l'indigence : L'un est le doux Sommeil, et l'autre est l'Espérance.
Page 71 - Dans ce temps malheureux, par le crime infecté, Potier fut toujours juste, et pourtant respecté. Souvent on l'avait vu, par sa mâle constance, De leurs emportements réprimer la licence, Et, conservant sur eux sa vieille autorité, Leur montrer la justice avec impunité.

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