French anecdotes: with some familiar phrases and idioms

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Philip Warner Harry
American Book Company, 1915 - Anecdotes - 165 pages

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Page 59 - Le maréchal, après avoir lu, dit au Roi : ' Sire, Votre Majesté juge divinement bien de toutes choses ; il est vrai que voilà le plus sot et le plus ridicule madrigal que j'aie jamais lu.
Page 71 - La Cigale, ayant chanté Tout l'Été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue. Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau. Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle. Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'Oût, foi d'animal, Intérêt et principal.
Page 50 - L'EMPEREUR Joseph II n'aimait ni la représentation ni l'appareil, témoin ce fait qu'on se plaît à citer : Un jour que revêtu d'une simple redingote boutonnée, accompagné d'un seul donlestique sans livrée, il était allé, dans une calèche à deux places qu'il conduisait lui-même, faire une promenade du matin aux environs de Vienne, il fut surpris par la pluie, comme il reprenait le chemin de la ville. Il en était encore éloigné, lorsqu'un piéton, qui regagnait aussi la capitale, fait...
Page 51 - Oh ! ma foi, je ne puis plus deviner, dit Joseph. — Un faisan, mon digne homme, un faisan tiré sur les plaisirs de Sa Majesté, dit le camarade en lui frappant sur la cuisse. — Tiré sur les plaisirs de Sa Majesté, il n'en devait être que meilleur ? — Je vous en réponds.
Page 35 - C'était un vallon solitaire, où l'on ne voyait guère que des bois. Il y aperçoit une pauvre cabane ; il y frappe ; il en sort un vieux Hernouten à barbe blanche. Mon père, lui dit l'officier, montrez-moi un champ où je puisse faire fourrager mes cavaliers.
Page 51 - Lui-même, dit Joseph, se déboutonnant pour montrer ses décorations." Il n'y avait pas moyen de tomber à genoux dans la voiture ; l'invalide se confond en excuses et supplie l'empereur d'arrêter pour qu'il puisse descendre. " Non pas, lui dit Joseph ; après avoir mangé mon faisan, vous seriez trop heureux de vous débarrasser de moi aussi promptement; j'entends bien que vous ne me quittiez qu'à votre porte.
Page 35 - Mon père, lui dit l'officier, montrez-moi un champ où je puisse faire fourrager mes cavaliers. — Tout à l'heure, » reprit l'hernouten. Ce bonhomme se met à leur tête, et remonte avec eux le vallon. Après un quart d'heure de marche, ils trouvent un beau champ d'orge : « Voilà ce qu'il nous faut, dit le capitaine. — Attendez un moment, lui dit son conducteur, vous serez content.
Page 49 - J'ai soupé? répondit le cardinal. — Sans doute, monseigneur. Il est vrai que vous avez peu mangé; vous paraissiez fort occupé d'affaires. Mais, si vous voulez, on vous servira un second poulet ; cela ne tardera pas.
Page 35 - Ils continuent à marcher, et ils arrivent, un quart de lieue plus loin, à un autre champ d'orge. La troupe aussitôt met pied à terre, fauche le grain, le met en trousse*, et remonte à cheval. L'officier de cavalerie dit alors à son guide : « Mon père, vous nous avez fait aller trop loin sans nécessité; le premier champ valait mieux que celui-ci. — Cela est vrai, monsieur, reprit le bon vieillard, mais il n'était pas à moi.
Page 15 - J'ai juré de ne pas laisser un chien dans cette ville; tuez donc, si vous voulez, tous les chiens mais je défends qu'on fasse aucun mal aux habitants.

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