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AR GANT E.
Voici O&ave tout à propos.

SCEN E X. OCTAVE, ARGANTE, GERONTE, HIACINTE, NERINE, ZERBI, NETTE, SILVESTRE.

ARGAN T E.
Enez, mon fils, venez vous réjouir avec nous

.

Cicl....

OCTAVE sans voir Hiacinte. Non, mon pere, coutes vos propositions de mariage ne serviront de rien. Je dois lever le masque avec vous, & l'on vous a dir inon engagement.

ARG AN TE
Oui; mais tu ne sçais pas....

OC T A V E.
Je sçais tout ce qu'il faut sçavoir.

AR GANT E. Je te veux dire que la fille du Seigneur Geronte....

OCTA V E. La fille du Seigneur Geronre ne me sera jamais de rien.

GERO N T E.
C'est elle....

OCT A V E. Non, Monsieur, je vous demande pardon, mes résolutions sont prises.

SILVESTR E.
Ecoutez....

OCT A V E.
Non, tai-toi, je n'écoute rien.

AR GA N T E,
Ta femme....

OCT A V E. Non, vous dis-je, mon Pere, je mourrai plutôt, que de quitter mon aimable Hiacinte. Tra. versant le theatre pour aller à elle.Oui, vous avez beau faire , la voilà celle à qui ma foi est engagee; je l'ai

merai

merai toute ma vie, & je ne veux point d'autre femme.

ARGAN TE. Hé bien, c'eft elle qu’on te donne. Quel diable d'étourdi, qui suit toûjours sa pointe.

HI A CINT E. Oüi, O&ave, voilà mon pere que j'ai trouvé, 8€ nous nous voions hors de peine.

GERONT E., Allons chez moi, nous serons mieux qu'ici pour nous entretenir.

HIA CINTE. Ah, mon Pere, je vous demande par grace que je ne sois point separée de l'aimable personne que vous voiez: Elle a un merite, qui vous fera concevoir de l'estime pour elle," quand il sera connu de vous

GERONT E. Tu veux que je tienne chez moi une personne qui est aimée de ton frere, & qui m'a dit tantôt au nez mille sorrises de moi-même ?

ZERBINE TT E.
Monsieur, je vous prie de m'excuser. Je n'aurois
pas parlé de la force, si j'avois fû que c'étoic vous,
St je ne vous connoisfois que de reputation.

GERONT E.
Comment, que de reputation ?

HIA CINT E. Mon Pere, la passion que mon frere a pour elle, n'a rien de criminel, * je répons de la vercu.

GERONTE. Voilà qui est fort bien. Ne voudroit-on point que je mariafle mon fils avec elle? Une fille inconnuë , qui fait le mêtier de coureuse....

S CEN E XI. LEANDRE, OCTAVE, HIACINTE, ZERBINETTE, ARGANTE,GERONTE , SILVESTRE,

NERINE.

LEAN DRE: Mon Pere, ne vous plaignez point que j'aime una

inconnuë, fans naisiance & fans bien. Ceux de Tom. 111

Vyv

qui

qui je l'ai rachecéc viennent de ine découvrir qu'elle est de cette ville , & d'honnêre famille; que ce sont eux qui l'yont dérobée à l'âge de quatre ans; & voici un bracelet qu'ils m'ont donné, qui pourra nous aider à trouver ses parens.

ARGAN T E. Helas ! à voir ce bracelet, c'est ma fille que je perdis à l'âge que vous dites.

GERONT E.
Votre fille?

AR GA N T E. Oui, ce l'eft, &j'y vois tous les traits qui m'en peuvent rendre assuré.

HIA CIN T E.
O Ciel ! que d'avantures extraordinaires !

SCENE XII. CARLE, LEANDRE, OCTAVE, GERONTE, ARGANTE , HIACINTE, ZERBINETTE, SIL

VESTRE, NERINE.

Altange

.

CARL E.
H, Messieurs, il vient d'arriver un accident é.
trange.

GERON T E.
Quoi ?

CARL E..
Le pauvre Scapin....

G ER ONT E.
C'est un coquin, que je veux faire pendre.

CARL E. Helas ! Monsieur , vous ne serez pas en peine de cela. En passant contre un bâtiment, il lui est tombé sur la tête un marteau de cailleur de pierre, qui lui a brisé l'os, & découvert toute la cervelle. Il se meurt, & ila prié qu'on l'apporcât ici pour vous pouvoir parler avant que de mourir.

ARG A N T E.

Où est-il ?

Le voilà.

CAR L E

SCE

1

SCENE DERNIERE.
SCAPIN, CARLE, GERONTE,

ARGANTE, &c.

A

n'ai

pas

SCAPIN apporté par deux hommes , & la tête entourée de

linges, comme s'il avoit été bien blessé. Hy, ahy, Messieurs, vous me voyez... Ahy,

voulu mourir, sans venir demander pardon à toutes les personnes que je puis avoir offensées.... Ahy. Oüi, Messieurs, avant que de rendre le dernier soûpir, je vous conjure de tout mon cœur, de vouloir me pardonner rout ce que je puis vous avoir fait, & principalement le Seigneur Argance, & le Seigneur Geronte. Ahi.

A R GAN TE. Pour moi, je te pardonne; va, meurs en repos.

SCAPI N. - Coeft vous, Monsieur, que j'ai le plus offense par les coups de bâton que....

GERONT E.
Ne parle point davantage, je te pardonne auf[.

SCAPIN, C’aéré une temerité bien grande à moi, que les coups de bâcon que je...

Ġ ÉRONT E.
Laissons cela.

SCAPIN. J'ai,en mourant, une douleur inconcerable des coups de bâton que ...

GERONT E.
Mon Dieu, tai-toi.

SCAPIN.
Les malheureux coups de bâton que je vous....

GERON TE.
Tai-toi, te dis-je, j'oublie cout.

SCAPIN.
Helas, queile bonté! Mais est-ce de bon cour,
Monsieur,que vous me pardonnez ces coups de bâ-
con quce.ro
VYY 2

GE

mourras.

GERON TE, Eholi. Ne parlons plus de rien, je te pardon ne cout, voilà qui est fait.

SC A P IN. Ah, Monsieur, je me fens cout soulagé depuis cette parole.

GERONT E. Qüi, mais je te pardonne, à la charge que eu

SCAPIN
Comment, Monsieur?

GERONT E.
Je me dédis de ma parole, & tu réchapes.

SCAPI N.
Ahi, ahi. Voila mes foiblesses qui me reprennent.

ARGAN T E. Seigneur Geronte, en faveur de notre joie, il faut lui pardonner sans condition.

GERONT E. Soit.

AR GANTE. Allons souper ensemble, pour mieux goûter nôn tre plaisir.

SCA PIN. Et moi , qu'on me porte au bout de la table , en attendant que je meure.

F 1. N.
TO

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