Grammaire égyptienne, ou Principes généraux de l'écriture sacrée égyptienne appliquée à la représentation de la langue parlée

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Typ. de Firmin Didot frères, 1836 - Egyptian language - 555 pages
 

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La grammaire égyptienne de Champollion, comme son Précis, permet de découvrir un Champollion méthodique et rigoureux. Il décrit clairement dans cet ouvrage les divers types de phonogrammes (noms, adjectifs, verbes, pronoms, prépositions, etc.) et d'accords (genre, nombre, temps, lieu) avec de nombreux exemples et d'amples détails. Il nous présente aussi les représentations figuratives, les représentations symboliques et les façons de les utiliser. En tant que grammaire, il fait un tour d'horizon de l'usage de la langue et de plusieurs de ses subtilités.
À date, c'est le 5e volume de Champolion que je lis. Bien que le début de ce livre (la Préface et les deux premiers chapitres)contienne des détails d'ordre général nourissant ma curiosité sur des particularités de la culture égyptienne, le reste du volume est très technique, sec et lourd. Il contient, pour ainsi dire, aucune réflexion et critique sur la culture égyptienne qui pourrait aléger le texte et le rendre plus vivant.
J'ai donc apprécié le début du livre mais le reste est surtout pour les personnes qui veulent apprendre à lire l'Égyptien au sens propre et figuré ou étudier le travail de Champollion.
 

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Popular passages

Page 23 - Par énigmes, en employant, pour exprimer une idée, l'image d'un objet physique n'ayant que des rapports très-caches, excessivement éloignés, souvent même de pure convention, avec l'objet de l'idée à noter.
Page xiv - Epiphane, donnait la pleine certitude que les deux inscriptions égyptiennes supérieures contenaient l'expression fidèle du même décret en langue égyptienne et en deux écritures égyptiennes distinctes, \ écriture sacrée ou hiéroglyphique , et l'écriture vulgaire ou démotique.
Page xviii - ... que les mots égyptiens écrits en caractères hiéroglyphiques sur les monuments les plus antiques de Thèbes, et en caractères grecs dans les livres coptes, ont une valeur identique et ne diffèrent en général que par l'absence de certaines voyelles médiales , omises , selon la méthode orientale , dans l'orthographe primitive.
Page 21 - L'impossibilité d'exprimer surtout les idées abstraites par des caractères figuratifs , fit recourir à l'invention d'un nouvel ordre de signes , au moyen desquels on peignit ces idées par des images d'objets physiques ayant des rapports prochains ou éloignés, vrais ou supposés, avec les objets des idées qu'il s'agissait de rendre graphiquement. Ces caractères, qu'on a nommés tropiques ou symboliques, se formaient selon quatre principales méthodes diverses, par lesquelles le signe se trouvait...
Page xxii - L'interprétation des monuments de l'Egypte mettra encore mieux en évidence l'origine égyptienne des sciences et des principales doctrines philosophiques de la Grèce; l'école platonicienne n'est que l'égyptianisme, sorti des sanctuaires de Sais...
Page 25 - Les caractères de la troisième classe, la plus importante, puisque les signes qui la composent sont d'un usage bien plus fréquent que ceux des deux premières , dans les textes hiéroglyphiques de tous les âges, ont reçu la qualification de phonétiques, parce qu'ils représentent en réalité, non des idées, mais des sons ou des prononciations.
Page 1 - Hyksos, événement antérieur à l'an 2,000 avant l'ère chrétienne. Les inscriptions qui décorent ces monuments nous montrent, en effet, l'écriture hiéroglyphique tout aussi développée, tout aussi complète, pour la forme et pour le fond, que les dernières légendes sculptées par les Egyptiens au second et au troisième siècle après JésusChrist.
Page 242 - Le troisième Le quatrième Le cinquième Le sixième Le septième Le huitième Le neuvième Le dixième Le onzième Le...
Page 30 - Il résulta de cette habitude constante de rendre les articulations aspirées d'un même ordre par des caractères semblables, comme du vague des voyelles, et de l'emploi de l'une pour l'autre des liquides L et R , que toutes les différences de dialectes disparurent dans les textes rédigés en écriture hiéroglyphique ou en écriture hiératique; car les trois dialectes de la langue égyptienne, tels qu'ils nous sont connus par les livres coptes 4 se distinguent principalement entre eux par l'emploi...
Page xviii - XIV), ont démontré que le système gra» phique égyptien tout entier, emploie simultanément des » signes d'idées et des signes de sons ; que les caractères » phonétiques de même nature que les lettres de notre al» phabet, loin de se borner à la seule expression des noms » propres étrangers, formaient au contraire la partie la » plus considérable des textes égyptiens hiéroglyphiques,

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