La révolution

Front Cover
Charpentier, 1891 - France - 359 pages

From inside the book

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 302 - Il passait les jours et les nuits dans une continuelle léthargie, les yeux bien ouverts, le pouls bien battant, mais sans parler, sans manger, sans bouger, paraissant quelquefois entendre, mais ne répondant jamais, pas même par signe, et du reste sans agitation, sans douleur, sans fièvre, et restant là comme s'il eût été mort. L'abbé Raynal et moi nous partageâmes sa garde: l'abbé, plus robuste et mieux portant, y...
Page 79 - Au pied de l'échafaud j'essaye encor ma lyre. Peut-être est-ce bientôt mon tour. Peut-être avant que l'heure en cercle promenée Ait posé sur l'émail brillant, Dans les soixante pas où sa route est bornée, Son pied sonore et vigilant, Le sommeil du tombeau pressera ma paupière. Avant que de ses deux moitiés...
Page 223 - ... douze heures, quatorze heures à l'étude, c'était tout mon plaisir ; en vérité je m'y livrais bien plus que je ne m'occupais de la gloire, la gloire vient après si elle peut ; et elle vient presque (1) Il avait aussi une autre manière de juger ses ouvrages.
Page 16 - Prévenue que des hordes barbares d'étrangers s'avancent contre elle, la commune de Paris se hâte d'informer ses frères de tous les départements qu'une partie des conspirateurs féroces détenus dans les prisons a été mise à mort par le...
Page 216 - Tuffières, qui, au lieu de nommer simplement le cheval dit : La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite, est celle de ce fier et fougueux animal, etc., que ne dit-il le cheval?
Page 16 - Je pense que ces crimes n'eussent pas eu un aussi libre cours, qu'ils eussent été arrêtés si tous ceux qui avaient en main le pouvoir et la force les eussent vus avec horreur; mais, je dois le dire, parce que cela est vrai, plusieurs de ces hommes publics , de ces défenseurs de la patrie croyaient que ces journées désastreuses et déshonorantes étaient nécessaires, qu'elles purgeaient l'empire...
Page 272 - Chamfort, d'une voix ferme, dicte aux autres une déclaration ainsi conçue : « Moi, Sébastien-Roch-Nicolas Chamfort, déclare avoir voulu mourir en homme libre, plutôt que d'être reconduit en esclave dans une maison d'arrêt; déclare que, si, par violence, on s'obstinait à m'y traîner dans l'état où je suis, il me reste assez de force pour achever ce que j'ai commencé. Je suis un homme libre; jamais on ne me fera rentrer vivant dans une prison.
Page 293 - L'égalité absolue parmi les hommes sera toujours le mystère des philosophes. Du moins l'Église édifiait sans cesse; mais les maximes des novateurs ne tendent qu'à détruire : elles ruineront les riches sans enrichir les pauvres. Au lieu de l'égalité des biens, nous n'aurons bientôt que l'égalité des misères. » Pour peindre Mirabeau d'un seul mot, il disait : « Ce Mirabeau est capable de tout pour de l'argent, même d'une bonne action. » Le duc d'Orléans lui dépêcha le duc de Biron...
Page 14 - La plupart des prisons sont maintenant vides ; environ quatre cents prisonniers ont péri. A la prison de la Force, où je me suis transporté, j'ai cru devoir faire sortir toutes les personnes détenues pour dettes. J'en ai fait autant à Sainte-Pélagie.
Page 266 - Rendez à la vertu cet hommage de croire que le pauvre aussi peut être payé par elle; qu'il a, comme le riche, une conscience opulente et solvable; qu'enfin il peut, comme le riche, placer une bonne action entre le ciel et lui.

Bibliographic information