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. 12.

II.

Pont, païs fertile en venins. Je l'ai vû diables, mais ils font apparoître des corps
souvent par la vertu de ces plantes,fe phantastiques, qui ressemblent au vrai
métamorphoseren loup, & s'enfoncer corps tandis qu'il repose endormi en
dans les forêts, faire sortir les morts quelque endroit .
de leurs tombeaux, & transporter les L'Aréopage [n] ne condamna à alle det phil-
moissons d'un champ dans un autre. cune peine une fille qui avoit empoitres.

Hérodote [l] parle de ces Lycan- sonné son amant , en lui donnant un
thropies ou changements en loup. breuvage pour le rendre fidéle. Va

Lucius de Patras avoit fait un recueil philtre rendit furieux le poëte. Lucré. Des trains da métamorphoses magiques. Lucien, ce [o] qui se tua lui-même. Lucullus maziques, pour s'en mocquer , a composé le traité & Properce perdirent [p] la vie par

inticulé, l'Ane ou Lucius. L'âne d'or de semblables.breuvages, qu'on leur
d'Apulée est aussi une sacire de la cré. fic prendre à leur insçu pour les rendre
dulité qui étoit répanduë de son temps amoureux: & Célonie ne contribua
au sujet des transformations opérées pas peu [9] aux extravagances de Ca-
par les magiciens.

ligula, en lui faisant avaler un phil-
Nous avons cependant le témoigna- tre[r] composé de l'hippomane. Fer-
ge très respectable [ms] de S.Augustin, dinand le Catholique fut empoisonné
qui assure que certaines femmes en Ita- par un philtre [s] qui lui fut donné
lie convertirloient les hommes en che- par Germaine de Foix sa seconde fem-
vaux par une sorte de poison,& qu'après me, dans le désir d'en avoir un garçon ,
s'en être servies à porter leurs fardeaux, Les deux poissons appellés la remo-
elles leur rendoient leur prémiere for- re & la séche , sont mis par Aristote [2]
me; que le pere d'un prêtre nommé au nombre des philtres : mais le plus
Præstantius, aïant été changé en mulet, renommé de touts a été l'hippomane,

De l'Hippoportoit le bagage: non que les corps des l'objet des recherches ( x ] de plusieurs hommes puissent être changés par les sçavants.

Le

mane.

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[1] Hérodor. liv.4. Melpomen.

Hinc demum Hippomanes, vero quod [m]S.Aug.de civit. Dei,lib. 18.6.18.

nomine dicunt [n] Ariftor,magnor moral lib.1.c.17.

Pastores, lentum destillat ab inguine
[0]S. Hieronym in Rufin. Politian.in nurrit .

virus:
[p] Cornel. Nep. in Lucull. Plutarch. in Hyppomanes, quod fæpè malæ legere
Lucull. Plin. lib. 25. c. 3.

noverca. Virg Georg.lib.3.
[9]Joseph.am.l.19.c.3. Tirag.in leg.con. 14. Quæritur & nascentisequi de fronte re-
[r].. ut avunculus ille Neronis,

vullus,
Cụi totam tremuli frontem Cælonia Et matri præreptus amor Virg. Ænez.l.4.

pulli Infudit.Juvena.. far.6. Et quod , ubi indomitis gregibus Venus
[s] Cette mariére des philtres a été traitée
par le P. Delriogdisquisit magicar.lib.3 quaft.3. Hippomanes cupidæ fiHat ab inguine
par Tiraqueau; ad leg.connub.14.par Pompo-

equæ Tibull.l.2.eleg. 4. nace deincantatc.8 par Apulée,apolog.lib 1.par Quid valeat virus amantis equæ. Cælius Calcagninus de Amatoria magia, cc. Ovid. lib 1. eleg 8.

[1] Aristor.hift,animant.l.2.c 14.89 1.9.0.17. Confuluit itriges noftro dcfanguine , &

[]Solin.6.45.Salmaf.in Plinian, exercitat. ad Solin 1,2 p.397. dom seq. Aritor.hift animanto Hippomanes fetæ semina legit equæ. .lib.6.c.18. 22.Bayle à la fin du dict.crit.doc. Propert. lib. 4. Hippomanes fic dicitur από της ηπα Hippomanes tantasin veneficio vires uxwias .

habet,ut atfulum æris mixturæ in effigiem

afflat amores,

in me

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14. Des vertus

Le P. Delrio [x] compte trois fortes lettre, en commençant par la fin. Abrad'hippomanes:Saumaise n'en veut recon- cadabr, Abracadab,Abracada, Abracad, Roître que deux sortes,refusant d'admet- &c. Bafilides avoit [c]tiré d'Abracadatre une plante d’Arcadie pour la croi. bra la divinité mystérieuse Abraxas,qui fiéme.

se rapportoit au soleil; comme le nonL'hippomane est un des exemples les bre[d]des lettres qui composent le nom plus senlibles du grand nombre d'au- d’Abraxas , se rapporte aux trois cents teurs qui concourent souvent à accrédi- soixante cinq jours que le soleil emploie ter des fables.

à fournir sa carriére. Léonard Vaire[y]donne le foie du cha- Toute espéce dc magie supersticieuse méléon pour un remédc des philores. est très sévérement défendue par les loix Toute ma

Paracelse [z] avance que les paroles divines & humaines.On lic dans le Deu. ititicule magiques ont quelquefois des vertus magiques téronome[e]ces paroles: Que personne condamnée de paroles • semblables à celles des plantes,& qu'el. parmi vous ne consulte ceux qui prédi- divines &

humaines.
les leur sont communiquées par la force lent l'avenir, n'observe les songes & les
de la nature . Certe opinion [a ] n'est augures,n'exerce aucun maléfice ni en-
pas nouvelle: puisqu'on lit dans [b]Ho- chantement , n'ait recours aux Pythons
mére,que le sang d'Ulysse blessé fut ar- ni aux devius,& n'évoque les morts pour
rêté par des paroles.

leur faire des questions : car Dieu a en
Q. Serenus Sammonicus , précepteur abomination toutes ces impiétés, & dé-
du jeune Gordien, ordonne pour la fié. truira ceux qui en sont coupables.
vre de pendre au col le nom supersti- La peine est prononcée par [f] le
cieux, Abracadabra , enveloppé d'une Lévitique : Que l'homme ou la femme
toile delin, d'en ôter chaque jour une dans lesquels il y aura un esprit de Py-
Tom. I.

vu
equæ Olympiæ mares equos ad rabiem cor-

λαινόν
tûs agat. Plin. 1.28.6.11.

E"refor. Hom. Odyff. T.
Et fanè equis amoris innasci veneficium [c] Baron. annal. ad ann. 120.
Hippomanes appellatum , in fronte, ca- [8] a
ricæ magnitudine , colore nigro : quod

b
ftatim edito partu, devorat feta, aut par.
tum ad ubera non admittit . Si quis præ.
reptum habeat, olfactu in rabiem id genus

60.
agitur. Plin. l.8.c.42.

[x] Hippomanis tria genera: plantula
Arcadiæ; virus ftillans ex inguine equæ
cupidæ; & pellicula revulla à fronte pul.

365.
li equini . Delrius, difquifie magicar.l.3 pari, [e] Nec inveniatur in te ..... qui ario-
J.quaft.3.

los sciscitetur, & observet somnia atque
[y] Leonardus Vaire de fascino, lib. 1.6.14. auguria, nec cit maleficus, nec incant:-
[ + ] Natura vires suas in verba impo- tor, nec qui pythones consulat , nec di-
nit, sicut in herbas & radices. Paracels. in vinos, aut quærat à mortuis veritatem.
philofoph. fagac. lib.1.

Omnia enim hæc abominatur Dominus ,
[a] Veteres quidem medici etiam car- & propter istiusmodi scelera delebit eos
mina remedia vulnerum norunt'ut omnis in introïtu tuo. Deuter.c.18.
vetuftatis certiflimus autor Homerus di- [f] Vir , five mulier, in quibus pytho-
xit, qui fecit Ulysi de vulnere sanguinem nicus , vel divinationis fuerit spiritus ,
profluencem listi carmine. Apul. apolog.l.1. morte moriantur : lapidibus obruent eos;
[6] N'ten s'o'dusios du úploves ai 7.96one sanguis eorum fit super illos . Liviric 6,20.

Δίσαι εσισαμένως, έπαριδή δ' αιμα κε

1.

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2.

r

100.

I.

X

a

1.

S

200.

thon ou de divination, soient punis de qui nuisoient à la santé des hommes, ou mort, qu'ils soient lapidés.

qui les portoient à l'impureté: mais par La loi des douze cables [8] portoit cette loi il excusoit toutes les Pratiques des défenses d'enchanter les champs & qu'on emploïoit pour la santé, ou pour les moissons.

détourner les orages.Cette loi de ConfDion [b] rapporte que l'année 720 tantin insérée dans le code Théodofien , de la fondation de Rome, Auguste chas- fut abrogée par l'empereur Leon [m] sa les astrologues & les magiciens. dans la nouvelle LXV.

L'empereur Claude [ 1 ] condamna à Constantius faisoit mourir ceux qui mort un chevalier Romain qui portoit avoient recours aux enchantements, dans son fein un auf de serpent pour pour la guérison de quelque maladie. enchanter ses juges.

Valentinien fit punie de mort [n] une La magie fut mise en vogue à Rome vieille femme qui promettoit de guérir sous les prémiers empereurs, par Avaxi- par des paroles les fiévres intermittenlaüs & Nigidius Figulus , Philosophes tes: & il fit couper la tête [0] à un jeune Pythagoriciens qu'Auguste exila,& par homme, qui pour guérir un mal d'estoles magiciens que Néron fic venir d'Ara. mac, portoic alternativement les deux bie..

mains à un marbre & à son estomac, en Pline[ k] donne pour exemple de la calculant les sept voïelles de l'alphabet vanité de la magie, l'inutilicé de toutes Grec. les recherches de Néron , & des grandes Les anciennes loix Romaines sont sommes qu'il dépensa pour faire quel- d'une extréme sévéritè [p]condamnant que découverte dans un arc fidécelta. au feu les magiciens , punissant de moro ble. Les séductions de la magie eurent leur complices , & condamnant au plus de succès sous Domitien , par les bannissement perpetuel dans les illes impostures d'Apollonius de Thyane. ceux qui gardoient des livres de magie,

L'empereur Constantin[2] en 321, & même à mort si c'étoient des personétant déja Chrétien, fit une loi , par nes viles, laquelle il condamnoit les superstitions Gilles de Laval, baron de Retz [9],

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[8] Ne pelliciunto alienas segetes, ne toriâ arte uti deprehenfus fuerit, five corincantanto, ne agrum defraudanto. poris medelæ prætextu , five avertenda a

[5] Tis esporózous 74s 76 yintos, Dio fructibus noxæ,extremum luat supplicium, Cal.lib 49.

apostatarum, pænam subiens. [i] Plin. lib. 29. 6. 3.

[n] Amm. Marcel!. lib. 16. [k ] Plin. lib. 3o.C 2.

[o] Amm. Marcell. lib.29. · [Constantinus, leg. 4. Cod. de maleficiis, [p] Mâgicæ artis conscios summo fuppli. poftquam eos graviter puniri jussit,qui ma- cio affici placuit , id est bestiis objici, aut gicis artibus contra salutem hominum ali.' cruci suffigi. Ipfi autem magi vivi exurunquid moliti sunt,aut pudicos animos ad libi. tur. Jacob. Cujac. interpretar.in Julii Paulire. dinem deflexerunt adjecit:Nullis verò cri. ceptarum fententiarum l.s.ad leg. Corneliam. minationibus implicanda sunt remedia hu. Libros magicæ artis apud le neminem manis quæfita corporibus, aut in agreftibus habere licet : & fi penes quofcunque relocis innocenter adhibita suffragia, ne ma- perti fuerint,bonis adempris, ambustisque turis videmiis metuerentur imbres, aut his publicè, in infulam deportantur: huventis grandinisque la pidatione quateren- miliores capite puniuntur. Cujac.ib. tur. Balduinus de legib. duodec.rabular. c. 10, {91 D'argentré hit. de Brer liv.1 0.ch.47.

[m] Si quis autem omninò hâc præftigia- Monstreler rapporte que ce maréchal confels

16.

maréchal de France, fut brûlé à Nan. dre des illusions

dre des illusions pour des réalités. tes en 1440.pour magie. Lesarrêts (r] Dans l'arrêt du Parlement qui conde touts les Parlements du roïaume ont damne la maréchale d'Ancre à avoir la condamné touts ceux qui ont été con- tête tranchée,&àêtre réduite en cendres,

vaincus de sortilége. On trouve dans ce qui fut exécuté le 8. Juillet 1617, le Le Parle. les régistres du Parlement une très crime de sortilége est au nombre des Tis conda-grande quantité d'arrêts qui ont con. causes de la condamnation. mne les for-damné des sorciers au feu.

Le Parlement ne fait ni richercher ni bosiquil ya? Un plaidoier de l'avocat général Ser. punir les prétendus forciers qui ne nuimaléfices. vin, inféré dans un arrêt de la Tour- lent à personne, & qui vont , dit-on, in

nelle criminelle du prémier Décembre visiblement à des assemblées no&urnes.
1601.prouve fort au long , par l'an. Il ne fait en cela que suivre les maximes
cien & le nouvсau testament, par la des anciens capitulaires du neuviéme
tradition, les loix & les histoires , qu'il siécle, qui laissent à l'église le soin de pu-
y a des devins, desenchanteurs & desnir par l’excommunication ceux qui ont
forciers , & réfute ceux qui veulent recours aux sorcileges.
couvrir ce crime de l'ombre de l'astro- Ces capitulaires recommandent aur-
logie judiciaire , & osent écrire qu'il si aux pasteurs de l'église de désabuser
n'y a point de sorciers, & que c'est une les fideles sur ce qu'on disoic de plu-
illusion d'humeur phantastique. Il fait fieurs femmes qu'elles alloient au fab-
voir que les devins & ceux qui usent de bach. Il est ordonné aux pasteurs de fai-
fortiléges, doivent être punis, & par re entendre aux peuples, que ce sont-là
les loix générales de l'écriture & des des réveries de cerveaux creux, ou des
faints décrets, & par les constitutions

. illusions produites par l'esprit séducteurs [s] de nos rois. Toute la précaution Le Parlement veut des preuves cerque le procureur général demande, est taines & évidentes , & il a infirmé ou qu'on ne punisle qu'après des preuves modéré un grand nombre de fentencertaines & évidentes, de peur de pren- ces des juges subalternes, qui condam

Vu 2

Avoir fait mourir des enfants dão des femmes Et quoniant audivimus quod malefici enceintes jusqu'au nombre de huit vingts homines & fortiariæ per plura loca in nofplus. Monfirel.vol.z.fur l'ann. 1440.. tro regno insurgunt , quorum maleficiis.

[] Ces arrêts en grand nombre font rap- jam multi homines infirmati , & plures portés dans Charendas en les rép.liv.9. ch.43; mortui sunt; quoniam ficut fancti Dei hodan liv. 12.ch.64. dans Chenu, cent ut 2.quafl. mines scripserunt, regis ministerium eft 98. dans Bacquer; dans la démononanie de impios de terra perdere ,maleficos & veBodin : dans Lancre;, dans Papon en les ara neficos non finere vivere , expressè præ. réts liv.22. tit. 3. dans Ballet,lic.6.titr.19.ch. cipimus, ut unusquisque comes in comi6. dans Févret de l'abus,liv.8.ch, 2. n.3. dans. tatu suo magnum ftudium adhibeat, ut take traité de. la police de la Marre bil.liv.3,ritre les perquirantur:& comprehendantur .....

Si verò nominati vel suspecti , & necdum [u] Spécialement par la conftitution qui eft comprobati sunt , vel per teites veraces écrite au premier livre des Capiinlaires des rois: inde comprobari non poffunt. Dei judicio Charlemagne de Louis le débonnaire ch. 64. examinentur ....... & non folùm tales ilLes Capitulaires de France publiés an concile lius mali autores, sed & conscii ac com-de Créci' en 873. prononcent la peine de mort plices illorum disperdantur. contre les forciers coupables de maléfices , do Capitular.reg. Erancor.Baluz, 1.2 in. Carol tests.complices...

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Calu. p•2 303

noient de prétendus sorciers; il les a mê sieurs fois au sabbath , & qu'il y avoit me quelquefois renvoïés absous, crai. adoré le diable sous la forme d'un bouc. gnant de condamner au feu des vision- La justice féculiére ne souffre pas naires [t], plutôt que des malfaiteurs. non plus ceux qui devinent par l'eau ,

Mais lorsqu'il est évident qu'il y a par les fas ou autrement. Les ordonquelques maléfices joints à l'accusacion nances de Charles VIII en 1490. de de sortilége, le Parlement les punit ri. Charles IX.dans tes états d'Orléans de goureusement par la peine de mort & 1560. sont formelles sur ce point , & dufeu.

elles se trouvent renouvellées par une Cette jurisprudence du Parlement déclaration du mois de Juillet 1682. de Paris est confirmée par Barthélemi dont le deuxiéme article défend exFaye d'Espelfes, président aux enquê. pressément toutes pratiques superstites du même Parlement , qui se plaint tieuses, de fait , par écrit, ou de parodans ses çuvres, de ce que quelques le, soit en abusant des termes de l'écri. juges ne décernent aucune peine con- ture lainte, ou des priéres de l'église tre les forciers, & ne fuivent l'autori foit en disant, ou en faisant des choté & la jurisprudence du Parlement ses qui n'ont aucun rapport aux cauqui les a fait brûler de toute ancien, kes nacurelles , ordonnant que ceux neté. On doit donc être persuadé de qui les aurvient mises en usage , & s'en la fausfecé de ce qui se dic communé- seroient servis, seroient punis exemplaiments, que le Parlement ne reconnoit rement selon l'exigence des cas : Le point de forciers.

troisiéme article ordonne que s'il se Un prêtre nommé Gaufridi , fut brû. trouvoir des personnes allez méchantes lé par arrêt du Parlement de Provence pour ajouter & joindre à la supersti. du dernier Avril 1611. Sapporté dans tion l'impiété & le sacrilége , ceux [n] le Mercure François , où l'ont peut qui en feroient convaincus, seroient voir le détail des confessions de ce prêpunis de more. tre, la maniére dont il avoua qu'ildon- Bodin [ * ]rapporte les preuves des noit de l'amour , & les malheurs qui are transformations magiques ', par plurivérent pendant son fupplice, confor- fieurs procédures criminelles", faices mément à ses prédictions.

en divers temps & en différents lieux Il y a un traité particulier des con- Mais il y a souvent plus de malignité fessions de Gaufridi au moment de fon que de vérité dans les accufations de fupplice . Jean Chartier, historien de foreiféges. La Mochie-le-Vayer Ey] à Charles VII. témoigne que Guillaume raison de dire qu'aux pais tels que la Edelin docteur de Sorbonne , fut con- Lorraine , quand les seigneurs. confil. damné pour magie la veille de Noël quoient le corps & les biens de ceux $453, qu'il avoua qu'il avoit été plu- qui étoient condamnés pour sortilé.

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[:] Le jurifconfulte Duaren approuve l'um consuevit. Duarenus , in rir. ad leg. Cor. fage du Parlemeyy de Paris de rejetter l'accu. neliam de ficariis apud Martin. Delrinm dij. farion d'aller mi fabbath, lorsque cette accu. quisit. magicar. in appendice libri 5. Surion ne fe trouve jointe à aucun maléfice . [ #] Mercur. Frang.fur l'an 1611.p.19. Deaniculis quæ volitare per aëra ..., ita- [x] Bodin , démonom. liv.2 ch.6. que curia Parisiensis [ li nihil aliud admise- Ly] La Mor he-le-Vayer, inftru&t. de M le sint ] eas absolvere ac dimittere merita Dauphin, ch de la magie.

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