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qu'ils auroient tentë eri ce monde : qui font frais & vigoureux . Mais » cette invention poëtique ressemble fort poursuivis-je , pourquoi cette portion » a l'opinion , qui avoit été enseignée par de la divinité, qui anime les hommes, » Pythagore[k],que nos ames sont des dé- commer.elle de li grands crimes ? N'estmons déchus par le péché de leur écat,& il pas ridicule d'attribuer à une partie relégués par punition dans des corps: ce de Dieu même , des péchés aulli hon. » que Platon a imité dans le Cratyle, où il teux, que ceux que nous voïons cous appelle le corps la prison de l'ame. les jours commettre aux hommes ? Il

Le pére Bouchet Jésuite [?], rap. m'avoua qu'il avoit de la peine à comporte ainsi une conversacion , qu'il prendre, comment cette partie de eut avec un Brame Indien . » j'eus Dieu , qui animoit pour la premié. » autrefois un long entretien, avec un re fois le corps de l'homme, pouvoit Brame Indien, qui fe fervoit de cet- donner dans de si grands excès ; mais te comparaifon : Représentez-vous fupposé qu'elle se fûc renduë coupable plusieurs milliers de vases, grands , de quelque crime, il falloit bien qu'elpetits, médiocres , touts remplis d'eau. le se purifiàt par diverses transmigraImaginez-vous , que le soleil donne à cions, avant que de se réiinir à la divi

plomb sur ces vales: n'est-il pas vrai, nité.“
, que dans chacun d'eux il grave son Les Caraïbes ont embrać [m] une

image? que l'on y voit un petit soleil opinion fort étrange touchant l'ame ;
ou plâcôt un amas de raïons, qui sor- chacun croit avoir autant d'ame qu'il
tent immédiatement du corps brillant a de batte.nents de cœur ; mais que
de cet altre ? C'est me, diloit-il, ce cependant l'ame principale est le cæur
qui se passe dans le monde : les vales lui-même.
font les differents corps ; l'ame éma- La Chambre, dans son systeme de

Difficultés ne de Dieu , de même que les raïons l'ame , reléve plusieurs difficultés

metaphyfi. émanent du foleil . Je lui demandai au sujet des fubitances spirituelles. » qucs sur les s'il pensoit , que dans la dissolution des Touce substance créée est bornée ( die spirituellesa corps, les ames étoient décruites, de

cet auteur)'; tout ce qui est borné, même que les images du soleil ne sublif. doit avoir une extenfion ; car qui dit toient plus, dès que le vafe étoic bri- une chose bornée, dit qu'elle a des fé. Il me répondit que comme ces mê. extrémités ; & on ne peut concevoir

mes raïons , qui avoient formé ces ima- une extrémité, qu'il n'y ait une ex„ ges dans les vases brisés, fervoienc à tension terminée par elles. Son exten.

former d'aučres images dans d'autres fion est d'une autre espéce, que la corvases pleins d'eau , de même les ames porelle; mais c'est toujours une extenobligées de quitter les corps qui pé- lion, de même que la substance diferiflent , vont animer d'autres corps, rente de celle des corps ,. est une vraie

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19.

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[k ] Pythagoræ quoque circumfertur cet animus collocaretur . Joann. Francis fententia , animam incorpoream efle dæ- Picus Mirandzıla, inexamine- vanitatis docmonem cælodelapsum, & pcenæ causâ in Trina gentium, lib.1.6.13) corpora relegatum; quam opinionem., ut [1] Lettres édifantos 13. recueil. puto, imitatus in Cratylo Plato, quod nos [m] Morjanus cité dans le monde en corpiis dicimus, dāpese Grxci, oñist nun- chanté de Bekker, lib. 1. ch 10.. cupavit hoc eft fepulchrum, in quo videli

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vent ,

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& formelle substance . “ Ces princi

« Ces princi- celle-ci . S'il en étoit autrement , » pes sont contraires à l'axiome général toutes les licuations que l'extenlion » de Descartes, que matiere & étenduě porte nécessairement avec soi , sero

sont une même chose , & que l'une ient confonduës: ce qui est en haut » ne peut être conçuë sans l'autre. » seroit en bas i ce qui est à droite

L'extention de l'ame est spirituelle & seroit à gauche ; ce qui est vers »

indivisible comme l'ame elle-mê- l'Orient seroit vers l'Occident . Car , , me : son extension est une quantité li une ame occupe un espace , il ». » qui mesure la substance , & qui est certain qu'elle a des bornes , qui ».

souffre la pénétration. Les substan- répondent à toutes ces différentes fic ».

ces spirituelles , telles que les an- cuations ; & si elle n'a aucunes ». » ges & les ames , palent au travers parties. qui les déterminent , elles ».

de toutes choses". Le nombre est feront confonduës . Il y a donc des , un autre exemple d'une extention parties dans les substances spirituel. spirituelle.

les ; mais elles ne sont qu'assigna- » Il est constant en métaphisique, & bles , & virtuelles : c'est pourquoi, » en chéologie , que les esprits se meu- comme elles ne se peuvent diviser se

qu'ils sont en certains lieux , actuellement, l'ame toute étenduë & ne sont pas dans d'autres : » il qu'elle est, demeure indivisible , par- »

faut donc "continuë la Chambre ) ce qu'il n'y a point de cause physique » qu'ils aient quelque extension. Puis. qui la puisse diviser ». » que l'ame a une véritable exten- Quelques philosophes ont dit que

sion il est nécessaire aussi qu'elle les corps cccupent l'espace d'une aic des parties, Car tout de même, maniére circonscripce i les esprits

qu'on ne peut concevoir une chose d'une manière définitive ; & Dien, »

bornée, qu'elle n'ait quelque ex- d'une maniere réplécive . Mais cette tension, on ne peut aulli conce distinction ( ainli qu'il est ordinaire voir une extension, qu'elle n'ait au langage de l'échole ) répand l'obdes parties , finon actuelles , du scurité sur les choses, qu'elle devroic moins aflignables & virtuelles . En éclaircir. effec si l'ame a une extension: son

Je réponds à ces objections de la s extension a des extrémités , & ces métaphysique la plus abstraite , que

extrémices sont éloignées l'une de toute substance spirituelle n'occupe l'autre autrement il n'y auroit proprement aucun espace. Elle n'est

poing d'extenlion. Or ces extrémi. pas pour cela infinie. Ses bornes sont, siés bornent la substance de l'ame;

non pas celles du lieu où elle est , » il est impossible que la substance, mais les bornes de son action : à la » qui eft bornée par une de ces ex- différence de Dieu qui est également » tremités, soit la même qui est bor. présent par tout , non par l'étendue

née par l'autre extrémité : & cela de fon être ( car si cela étoit , ce le

suffit pour dire 2. que l'ame a des roit corporellement ) ; mais par une , parties différentes , puisqu'il est vrai action , ou une opération universel

de dire que comme une extrémité le. L'ame est où elle agit; & la puis

n'est pas l'autre, la subitance qui sance étant limitée, elle ne peut agir » est terminée par celle-là est diffé- qu'en un lieu à la fois , mais elle on tente de celle qui est cerminée par change ce lieu avec la prodigieuse

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vitesse de la pensée , qui passe rapide rituelles. » Qui peut direl'espace, que
ment d'une extrémité de l'univers à l'ame occupe , lorsqu'elle est séparée du ,
l'autre. C'est ainsi que nous devons corps ? quel philosophe a tenté une fi »
imaginer le lieu d'un ange , & de tou. difficile entreprise? On ne peut pas dire »
tes les substances fpirituelles . Si l'on quelle n'a d'autre extension, que celle »
pouvoit supposer que toutes les intelli- du corps qu'elle anime: car l'ame d'un ,
gences eulient dans le même instant la enfant ou du fæcus a bien plus d'étenduë
même penfée, il feroit vrai de dire que que son corps. Si toutes les ames sont
les anges , & les démons, & toutes les égales , se trouvant des hommes de plus »
ames des hommes feroient dans cet info grande & plus petite Itacure , il faut
tant, en un même lieu , & ce lieu pour qu'elle soit referrée dans les pecics , & ,
roit être la portion de la matiére la plus qu'elle n'y ait pas toute l'étenduë qu'el.
déliée, ou quelque chose qui feroic en- le peut avoir. liest vrai semblable que »
tiérement imperceptible , ou même une l'ame humaine est plus grande que touts »
substance purement spirituelle , com- les corps qui font animés; mais il faut
me fi toates les intelligences pensoient pour mesurer la grandeur de l'ame , »
à Dieu en même temps. Les bornes du prendre autre chose que les corps ;
lieu qu’occupe une substance spirituels faut la comparer aux substances angéli-
le ne sont donc autres que les bornes ques, qui sont de même nature .
de son action , sans qu'il soit besoin Occam, lechef des Nominaux, ne
d'avoir recours à des contractions, des donne pas aux anges, plus d'extension,
pénétrations, ou des extensions. Cet- qu'en pourroit avoir le plus grand
te explication s’accommode aux deux corps, qu'ils animeroient , s'ils pouvoi-
propriétés essentielles , qui distinguentent en être la forme. Mais comme cette
les deux substances spirituelles & cor- condition est impossible, étant contrai.
porelles, sçavoir la pensée & la dimen. re à la nacure angélique, il confesle lui
fion.

même que cette mesure n'est pas juste,
La Chambre, en afsignant une éten- & conclut enfin la recherche par l'aveu
duë, & des parties au moins virtuelles ingénu de son ignorance.
aux intelligences, n'a pas bien enten- Il y en a qui ont été plus hardis, car
du cette parcic de la métaphysique, ils ont foutenu que chaque ange est ausi
qui est d'une indifférence totale, pour grand que le monde. Ils appuient cette
ce qui concerne la foi, puisque nous ne opinion, sur ce que cette grande exten-
sommes pas obligés de sçavoir, de quel- fion est digne de la magnificence du
le maniére les substances spirituelles oc. créateur , & de l'excellence de ces créa-
cupent les lieux où elles sont; mais seu. tures;que par cette grande extension ils
lement, d'être bien persuadés de tout ce agissent en un moment sur les choses
que l'écriture contient au sujet des ef- d'ici bas . Si l'on objecte que les anges so
prits, de leur existence, de la chuteoù pénétreroient, ils répondent qu'il n'ò a
l'orgueil en a entrainé une partie , & de aucun inconvenient, & que la même
l'immortalité de nos ames.

chose arrive à la clarté des altres. Ce subtile mécaphysicien [n] parle

Pour la Chambre, il se fonde sur touts ceur des ainfi, de la grandeur des substances fpi- les raports que l'on découvre dans l'écriJuoitances Ipirituelles.

20.

Dela gran

[n] La Chambre dans le systéme de l'ame.

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ture sainte, entre les anges & les altres; substance est sans comparaison plus subo a
& il est d'avis que les anges ont une gran. tile ? Il est vraisemblable que ni l'ame »
deur semblable à celle des altres. Les an- féparée du corps, ni l'ango ne se tien- »
ges ont été créés par la même parole, nient pas coûjours étendus , jusqu'aux ,
qui créa la lumiére : l'apocalyple don- derniéres bornes où ils peuvent porter »
ne aux anges le nom d'étoiles, & dic que leur extension , & qu'ils demeurent »
les sept étoiles sont les sept anges. Com- dans une consistance médiocre , qu'ils »
me ce qui est dans le monde sensible est peuvent néanmoins étendre ou resserer, »
l'image de ce qui est dans le monde in- selon le dessein qu'ilsont ».
telligible, de même que l'un & l'autre Mais on tranche toutes ces difficul.
est l'image du monde Archétype, il est tés, en soutenant qu'en bonne méta-
vraisemblable , que les anges sont dans physique, les anges, les ames des hom-
l'empyrée ce que les altres sont dans les mes, ni les démons n'ont point de figu-
cieux ; & qu'étant semblables par tant re, & par conséquent ni extension ni
de rapports, ils le doivent être aussi en grandeur , & que les substances spiri-
grandeur.

tuclles, comme il a été dit ci-dellus,
La Chambre continuë de s'expliquer s'occupent un espace défini & borné,
ainsi sur les ames: „ La lumiére fenfi. que par leur action.
» ble étant l'image de l'intellectuelle , & Ces difficultés tirées du Giftéme de

Cominens la substance des ames étant moins par- l'ame de la Chambre , & qui roulent on doit co» faite, que celle des anges , il est vraiil est vrai. sur la plus subcile métaphysique, con

tendre ce semblable que comme le rapport & l'a- duisent à entendre , dans quel sens res ont dit

nalogie des anges se trouve dans les plusieurs péres de l'église ont tenu rialité des » étoiles, la proportion de la grandeur que les ames n'étoient pas des fubf. fub#ances

spirituelles. „ des ames se trouve dans les planétes, tances purement spirituelles ; c'est à„ qui sont d'un ordre inférieur aux étoie dire , spirituelles comme l'essence di

les. Cette grande extension des anges vine , & qu'ils ont réservé la spiri» & des ames fera moins de peine, si l'on tualité à Dieu seul , à la seule lub

considére qu'un grain de poudre à ca. ftance infinie. C'est le sentimen: de

non, venant à s'enflammer , occupé faint Irénée [0] qui dit que l'ame » un espace deux cents vingt cinq mil. est incorruptible , par comparaison

le fois plus grand qu'il n'avoit . Si l'o- aux corps mortels ; Tertullien [p], deur se répand fi loin & fi long-temps, faint Hilaire [g], Cassien [r] n'at.

sans diminuer le poids & le volume du tribuënt pas à l'ame une pure spiri» corps qui la produit , jusqu'où ne pour- tualité ; Tatien [s] alligne à l'ame „ ra pas s'étendre un esprit , dont la une multiplicité de parties; saint Ama

21.

que les pć.

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broiic

[0] Sed incorruptibiles animæ , quan. [r] Licet enim pronunciemus non tum ad comparationem mortalium corpo- nullas efle spirituales naturas, ut sunt anrum, S. Iranaus, lib. s.

geli, archangeli,cæteræque virtutes, ipta [p] Tertull. de anima , 6.7.

quoque aniina noftra vel certè per se subeia [9] Aniinarum fpecies five obtinen- lis, tamen incorporeæ nullatenus ællitium corpora , sive corporibus exulan. mandæ funt : habent enim secundum se tium, corpoream tamen naturæ fuælub corpus, quo subsistunt , licet multò tenuius fantiam fortiuntur . s. Hilar. Pistav. in quam nos. Cassian.collar. 7.C 13. Math.

[s] tudi plever vi tar er $pro 7 w Rady.

22. Les Péres

broise. [t] ne reconnoît de spirituel, les sectes étoient fort en vogue, dans
que la sainte Trinité.

les temps de sa primitive église. Pla-
Sophronius, patriarche de Jérusa- ton[d], de ce que l'ame est spiri-
lem, dans la lettre approuvée par le tuelle, indivisible, imniortelle, con-
fixiéme concile [u], décide que l'ame cluoit qu'elle est semblable à la divi.
est immortelle par la seule grace de nité. Les Scoïciens soutenoient

que
Dieu, & non par sa propre nature. l'ame est une portion de la divinité
On répond que cela doit s'entendre , même.
dans le même sens que faint Paul a C'est pour préserver les Chrétiens
dit de Dieu [x], qu'il a seul l'im- de ces erreurs, que les péres ont dic
mortalité: c'est à dire [y], que Dieu que les substances des anges & des
seul a par son essence l'immortalité ames étoient très-éloignées de la sub-
pleine , entiére, & parfaite, en for. Atance divine, & que cette substance
ce que toute perfection vient de Dieu des anges & des ames étoit matérielle
comme de la source.

en comparaison de la divinité, & spiri-
Il n'y a que Dieu , dit Origéne[z], tuelle en comparaison de nos corps.
dont le propre est de subfifter fans au- Comme celui qui veut redresser un de l'Eglise
cune matiére & sans aucun mélange de arbre, le plie vers le côté opposé à en combat-
corps. C'est aussi le sentiment de Ter- sa pente, de même lorsque les péres tancar dan
tullien [a], & de saint [ b) Hilaire combattoient quelque erreur dange- bloient ne
Claudien Mamert [c], saint Pierre reuse, ils rembloient ne pas craindre l'extrémité
Chrysologue , Callien, sairit Fulgence, l'extrémité contraire. C'est ainsi que

contraire. Gennade ; l'abbé Rupert établissent saint Augustin combattant l'erreur de comme un principe, que Dieu est le Pélage, qui nioit la necellité de la seul être qui soit purement spirituel. grace pour faire de bonnes æuvres,

C'est ainsi que Dieu est reconnu semble quelquefois s'exprimer l'une pour l'être 'feul à l'exclufion de tout maniére un peu dure au sujet de la autre; ce qui ne fignifie pas que rien liberté; & que saint Jérôme, vous n'existe que Dieu , mais que rien n'e- lant conserver la dignité du sacerdo. xiste à la maniére de Dieu.

ce, l'éléve presque à l'épiscopat. Outre la différence qui est entre la Il faut aussi convenir que les Chrésubstance spirituelle infinie, & les sub- tions des prémiers Gécles avoient des forerobicu. stances spirituelles finies, il faut con- notions fort obscures de l'état des tes des fidérer dans quels excès tomboient ames après cette vie , en tout ce qui cies de l'E

premiers fié. les Stoïciens, &les Placoniciens, dont ne concerne point essentiellement les glife sur les Tom. I.

Qq

234 Notions

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ames.

lispuis 1071 ng Movojlepní; . Tarian, orar, ad [x] Qui folus habet immortalitatem, verf. Grac.

[y] Memoires de Trev. Juillet 1731. [1] S. Ambres. de Abraham. lib.2.c. 8. [z] Origenes, princip. l. 1.c. 6.

[u] Intellectualia atque invisibilia nul- [a] Terrull, de carne Christi. latenus quidem moriuntur,neque corrum- [6] S. Hilar. in Marih. puntur; non tamen sunt immortalia per [C] Le P. Calmer. differe. sur les bons naturam;sed gra tiam eis largitus eft(Deus) con sur les mauvais anges, 1.7.de son com. à corruptione ea & à morte coërcentem. menr. sur l'écrit à la tête de l'éveng. de S. Sic hominum animæ permanent incorru- Luc. ptæ,fic immortales perseverant,

[d] Plat. dans le Pbédors,

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