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par les liv. res de l'ag.

cien Teste nient

Pomponace ; plusieurs sçavants s'offen- le Jufte. Antigone [1] aïant enseigné
férent , non seulement du tort qu'il qu'il ne falloit pas obéir à Dieu, &
faisoit à la réputation d'Aristote, mais pratiquer la loi en vûë des récompen-
encorc de ce que Pomponace nioit les les ou des peincs, ses disciples prirent
preuves naturelles de l'immortalité de occasion de dire qu'il n'y avoit après
l'ame . Les prédicateurs déclamérent cette vie, ni peines ni récompenses.
contre Pomponace; le patriarche de On lit dans le Talmud, que le nom
Venise défendit la lecture de ce traité, de Saducéen fut tiré de Sadoc disciple
& le sénat défendit de le débiter. d’Antigone. Le sentiment de cette
Pomponace [k] composa crois 1j- fete fur la mortalité de l'ame, étoit here

l'immorta
vres d'apologie pour répondre à les contraire aux livres de Moyfe [m] lité de l'ame
adversaires. Il y routine de nouveau, qui dit que Dieu forma l'homme du .
qu'Aristote n'a pas crû l'immortalité limon de la terre, & qu'il lui inspira
de l'ame , & qu'on ne peut la prouver un soufle de vie, & que l'homme fuo
par des raisons naturelles ; que pour animé d'un soufle de vie: par où il est
lui, il croioit l'ame immortelle, & clair que l'ame a une origine bien diffé-
qu'il étoit prêt de mourir pour soute- rente du corps. De plus, il est dit[n]
nir cette vérité, parce que Dieu l'a ré- que Dicu a fait l'homme à son image.
vélée aux hommes. Ensuite la chaleur jacob dit : Je dormirai avec mes péres,
de la dispute lui faisant franchir les bor- expression qui marque clairement l'at-
nes de la raison, il s'efforce de prouver tente d'un réveil & d'une résurrection.
que l'immortalité est contraire aux Si les ames, suivant Moyse, n'étoient
principes naturels; que c'est prophaner pas immortelles, le Dieu des vivants
la foi,que de mêler les raisos naturelles 11e se nommeroit pas le Dieu d’Abra-
avec ce qu'elle nous enseigne, & qu'il ham, d'Isaac & de Jacob. Balaam [0]
est indigne d'un Chrétien de se mettre souhaite de mourir de la mort des Ju.
en peine de prouver l’immortalité de ftes: & leur mort aïant été le plus sou.
l'ame,par des preuves tirées de la natu-

tirées de la natu. vent malheureuse & violente, le loure , & par des raisonnements humains. hait de Balaam ne peut se rapporter L'opinion

Puisque j'ai parlé de l'opinion des qu'au bonheur d'unc autre vie. Ces des Sacucé- Saducéens, de la mortalité de l'ame, passages ne sont tirés que des livres de mortalité il est à propos d'observer que ce senti. Moyfe, recomus pour seuls canoni.

ment n'étoit pas ancien parmi les Juifs. ques par les Saducéens. Les livres [p]

Il commença du temps d'Antigone, de Job, de [9] Salomon , des [1 ]pro. Juifs. président du Sanhédrin après Simon phétes & des Machabées [s] s'expri

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de l'ame nouvelle

ment

parmi les

[k] Le traité intitulé Tractatus contra- [n] Gen.c. 1.v.26. di&toris; la reponse à Auguftinus Niphus , [o] Nam.c, 23.0.10. intilulée Defensorium , des propositions in- [p] Credo quod redemptor meus vivit, titulées Solutiones rerum.

& in noviffimâ die refurre&turus tum,&c. [1] Antigone mourut l'en 23 du regne de Job. Prolémée Philadelphe 262. ans avant J.C. [9] Justum & pium judicabit Deus, Prideaux hist. des Juifs, 1.3. part. 2.liv. 2.p. & tempus omnis rei tunc erit. Ecclef.c. 3. 108.

[r] Ascendent gentes in vallem Jola[m] Formavit igitur Dominus Deus phat, quia ibi sedebo, ut judicem omnes hominem de limo terræ & inspiravit in fa. gentes . Joël. ciem ejus fpiraculum vitæ, & factus eft [s] Pia & falubris cogitatio orare pro homoin animam viventem. Gen. 6. 2.0.7. defunctis, Machab, lib, 2.2, 12.

!.

opinions

16.

de l'ame.

ment sur l'immortalité de l'ame , &fur à telle bêté , . Charron a emprunté
la résurrection des corps , dans les ter- cette même réflexion de Montagne.

mes les plus formels & les plus clairs. S. Augustin [y] blâme le sentiment Diverses La plus grande partie des philosophesa de ceux quiont écrit que les femmes ne für l'égalité

foutenuque Dieu a créé les ames égales, participeront à la résurrection, qu'en ou inégalité & que leurs opérations plus ou moins changeant de sexe. des ames. parfaites dépendent des organes d:s Plutarque [2]rapporte les définitions

Différentes corps qu'elles animent. Platon & Des. de l'ame par plusieurs philosophes. Tha- définitions cartes sont du sentiment opposé, quelés l'a définie, une nature se mouvante Dieu en créant les ames, a mis de la dif. toujours & de soi-même : Pythagore , férence entr'elles ; ce que Platon[ + ]ex- un nombre se mouvant soi-même: Pla. prime par leur formation des differents ton, une substance spiricuelle se moumétaux d'or, d'argent & de fer. vante par son essence & par nombre har, Brantome [n] ne peut se persuader monique : Ariftote, l'a

monique : Ariftote, l'acte premier d'un quel'ame d'un héros & d'une femme ac- corps organisé, ažant la vie en puissancomplie soit de même nature que cel. ce : Dicéarque, l'harmonie & la conle d'un faquin ou d'une femme mausla. cordance des quatre éléments: Asclé. de.

piade, un exercice commun de couts Plutarque dit qu'il ne trouve point les sentiments ensemble. On trouve aufsi grande distance de bête à bête, que si dans Macrobc[ a ) différentes défini

d'homme à homme; & Montagne [x] tions de l'ame, données par les philoh, ajoute: „A la vérité je trouve si loin sophes anciens.

d'Epaminondas , comme je l'imagine , L'ame, suivant Anaxagore , Ana

jusques à tel que je connois, je dis ca- ximéne , Anaximandre, Archelaus [b], verres Turda » pable de sens commun,que j'enchérirois est un composé des parties les plus dé- nature de

volontiers sur Plutarque, & dirois qu'il liées de l'air ; selon Empédocle [c],

y a plus de distance de cel homme à c'est un fang répandu autour du caur, si sel homme , qu'il n'y a de tel homme selon Démocrite [d], un composé Tom. I.

Pp

17.

l'ame.

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[1] Plar.de republ. 1 3.

vium : Critolaüs Peripateticus conftare [ #] Brantom, hom.illuftr.t.1. art. de M. cam de quintâ eflentiâ ; Hipparchus de Monpezat.

ignem ; Anaximenes aëra; Emnedocles [*] El. de Montagn, liv. i. ch.43.Char. & Critias fanguinem ; Parmenides ex ron de la sagesse, liv. i. ch.37. édition de Borr- terrâ & igne, Xenophanes ex terrâ & deaux,ou liv.1.ch.41. édition de Paris. aquâ ; Boëthos'ex aëre & igne; Epicurus

[y] S. Aug. de civir. Dei, l.22.c.17. fpeciem ex aëre & igne & fpiritu mixtam. (z) Plutarch. de placir.philofophor. I 4.6.2. Macrob. in somn. Scipion. lib.i. 0,14.

[R] plato dixit animam eflentiam se [b]A'alomuoa allpos, Diog Laërt 1.8. moventem; Xenocrates numerum se mo. Tá irr@ ärer Euonea toc. Aristor.de animâ , lib. ventem; Aristoteles erzenáXHXY; Pythagoras & Philolaüs harmoniam; Poilidonius [c] Empedocles autem animum este ideam; Asclepiades quinque sensuum exer- censet cordi suffusum sanguinem.Cic.Tusc. citium fibi confonum ; Hippocrates spiri- quaft.l.1. tum tenuem per corpus omne disperlun; [d] Democritum autem magnum ilHeraclides Ponticus lucem ; Heraclitus Tum quidem virum,fed levibus & rotusta Physicus scintillam stellaris ellentiæ ; dis corpusculis efficientem animum conZeno concretum corpori spiritum; Demo- cursu quodam fortuito omittamus.Cic.loc. critus fpiritum infertum atomis, hâc faci- citar, , litate motûs, ut corpus illi omne fit per

1.1.2.

d'atomes légers & ronds; suivant Prota. Jolaüs, c'est une harmonie , une perfe. goras d’Abdére, disciple de Démocrite, ction des organes du corps. Dicéarque l'ame n'est autre chose que les cinq sens; soutenoit qu'il n'y avoit point d'ames felon Héraclite , c'est (e ) une évapo. [l], que cette faculté d'agir & de fenration des humcurs; Macrobe a attribué cir écoic également répanduë dans touts une autre opinion à Héraclite , & il lui les corps vivants, qu'elle en étoit insé. saic dire que l'ame est une étincelle (f) parable , & que ce n'étoit rien autre de l'essence des étoiles . Epicharme ti- chose, que le corps lui-même figuré, roit du soleil la substance des ames. Zé. & tempéré de maniére qu'il pût agir & non[g]& lcs Scoïciens enseignoient que avoir du sentiment. l'ame est un feu. Epicure , dit Plutar- Platon [m]& Macrobe [n] disent que que, croit que l'ame est un mélange de Dieu a composé lame de l'univers, de quatre chofes, de feu, d'air, de vent, l'arrangement & de la vertu des nom& d'un quatrieme principe qui n'a bres. point de nom , & qu'il explique par Tertullien a crû que toutes les ames une force sensitive. Heraclide de Pont, [@] avoient été créées en Adam , & crosoit que l'ame étoit une porcion de la qu'elles venoient toutës du prémier lumiére; Marc Antonin, qu'elle étoit homme . Origene, & plusieurs autres quelque chose de semblableau veni[h] après lui , ont soutenu la préexistence & une exhalaison du sang · Il dit ail. des ames . Les Platoniciens s'effor. leurs[i]que l'ame est une porcion de la çoient de prouver [p] que l'ame ne divinité qui habite au dedans de nous: peut avoir eu de commencement ce que Sénéque exprime i kJ par ces pa- parce qu'elle se meut elle-même, & roles: Dieu est près de toi, il est avec qu'elle est le principe du mouvement ; toi, il est au dedans de toi-même. L'a- Aristote suutenoit au contraire, que me , selon Hippocrate, est un esprit l'ame bien loin d'être le principe du délié, répandu par tout le corps ; fe. mouvement n'est capable d'aucune Ion Critolaüs, c'est une cinquième el- forte de mouvement. sence, tirée du plus subtile des quatre On ignore, dit Lucréce [9], éléments; suivant Pythagore; & Phi. nature de notre ame ; si elle est née

[] Emphyvatoriaan Ariffor, de ani. naturæ vigeat & sentjat.Cic.Tufcul.quajt. mál.1.6.2.

lib.i. [f] Scintillam ftellaris eflentiæ. Ma- [m] Plar. in Tim. crob, loc.citat.

[n] Macrob. in somn. Scip. lib.2.c.2. ] Zenoni stoïco animus ignis videtur, [o] Anima velut furculus quidam ex Cic. loc.citat.

matrice Adam .... igitur ex unosemine toa [h] Anima, quafi ävellos, ventus, ta hæc animarum redundantia agitur , [1] Réflex. de M. Anion. l.v 3.

Terrall. de animâ. [k] Propè eft à te Deus tecum eft,intus [P] Macrob. in fomn. Scipion, lib. 2, 6.12. est. Sen. epift.41.

s 13. [1] Nihilefle omnino animum, & hoc [9] Ignoratur enim quæ fit natura ani. nomen totum inane, fruftraque & anima

mar; lia & animantes appellari , neque in ho- Nata fit,an contrà nascentibus insinuemine effe animum vcl animam , nec in be

tur; ftiâ; vimqueillam omnem quâ agamus ali. Et simul intereat nobiscum morte diquid , vel fentiamus in omnibus corpori

rempta; bus vivis æqualiter effe fufam , nec lepa- Antenebras Orci visat, vaftafque lacurabilem à corpore efle, quippe quæ nulla

nas; fit, nec fit quidquam nisi corpus unum & An pecudes alias divinitus infinuet se. fimplex ica figuratum , ut temperacione Lucret.lib.1.

la

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avec l'homme, ou si étant formée d'ail. Si l'ame paroît croître & vieillir avec le leurs, elle s'insinuë dans les corps ten- corps, c'est que les organes qui servent dres & récemment formés: si elle périt à toutes ses facultés se développent ou avec le corps, étant diflipée par la mort: s'usent : & il est évident de la mênic ou si elle va habiter les espaces vastes & maniére, que la maladie n’affoiblit ; cénébreux des enfers : ou fi elle est en- & que la santé ne rétablic que le corps. voiée par une divine puissance dans les Si l'on donnoit à un vieillard l'ail d'un corps des autres animaux.

jeune homme

il verroit aulli clair N'est ce pas une chose ridicule,ajoute qu'autrefois . L'affoiblissement de la ce poëte[r], que lesames se tiennent tou. maladie ou de la vieille se ne vient

pas, jours prêtes , pour se rendre obéissantes de ce que l'ane a fouffert dans sa propre aux exploits de Venus:& qu'elles soient substance, mais de l'altération des ore alertes, pour le disputer à qui s'insinuë- ganes dont elle se fert. La dépendance ra la prémiére dans un corps ?

mutuelle que nous

nous éprouvons entre l'aExaminons les raisonnements de me & le corps ne nous conduit nulleLucréce sur la mortalité de l'ame. ment à croire une identité de substanPourquoi, dit-il [s], la férocité des ce. Dieu a pû établir l'une d'elles , lions, la finelic des revards, la vitesse comme la cause occasionnelle des mo. des.cerfs est-elle transmise par la géné- difications de l'autre, saps qu'elles aïent ration? fi ce n'est que la semence con- d'ailleurs aucun rapport . Nous obser. cient les qualités de l'ame . Ne la vo- vons même que la prudence accompa.. ions-nous pas croître [c], & vieillir avec gne ordinairement la vieillesse , preuve le corps? être affoiblie par des maladies que l'ame ne se sent pas toujours des in[»], & rétablie par le fecours de la mé- firmités du corps, puisque celle-là gagne decine? Or lielloest attaquée par des. fi souvent, où celui ci perd beaucoup. atteintes matérielles [*], elle ne peut

Parmi les différentes opinions qui Da la més

18. éviter les coups de la mort.

concernent les ames , comment un tempsychoTous ces raisonnements porcent sur sentiment aussi absurde que celui de se. un principe faux, en ce que ce poëte la métempsychose, a-t'il pû se répanattribuë à l'ame çequi se passe unique. dre parmi tant de nations, entre lesmenc dans les organes du corps . Si les quelles les temps , & les lieux ont qualités des péres se transmettenc mis une si grande distance , & qui dans la génération, c'est par la ressem- fone si différentes par les mæurs , par blance des tempéraments matériels . l'éducation , & par le génie ? De

Рp 2 [1] Denique connubia ad Veneris par

citat attus ? tulque ferarum

Si non certa luo quia femine feminioque. Effe animas præfto deridiculum effe vi- Vis animi pariter crefcit cùm corpore detur,

toto. Lucrer.lib.3. Et fpectare immortales mortalia mem- [1]...gigni pariter cùm corpore & unà bra

Crescere fentimus,pariterque tenescere Innumero numero , certareque præpro

mentem. Ib.lib.3. peranter

[u]... mentem sanari,corpus ut egrum Inter fe, quæ prima potiilimaque infi- Cernimus, & fiecti medicinâ pofle vide.. nuetur. Lucret. lib.3.

mus. ib. [s] Denique cur acrôm violentia tri- (x).. corpoream naturam animieffe nefe leonum

ceffe eft, Seminium sequitur , dola vulpibus & Corporeis quoniam telis ¡Cuque labon .fuga cervis

rat, t. A patribus datur, & patrius pavor in

cier [y] tâche de justifier Pythagore, bigeois ont soutenu les transmigrade l'opinion de la métempsychose , & tions succellives des ames dans des d'établir que ce philosophe n'en a jamais corps humains, & même dans les aniparlé comme d'un dogme , mais com- maux . Les Pharifiens [8], suivant me d'une parabole morale , pour inspi- Joseph, soutenoient la métempsychorer à l'ame l'aversion de ses défauts; & fe, & le tétrarque Hérode [b] croioit qu'on doit entendre allégoriquement ce que l'ame de Jean-Baptiste avoit passé que Pythagore enseignoit , que les ames dans le corps de Jésus-Christ . Les qui ont été violentes & farouches[2], Brachmanes des Indes [i] s'estiment font envoiées dans des corps d'ours; cele heureux de mourir, en tenant une les qui font coupables de rapines & de queuë de vache, eftimant que cette brigandages, dans des corps de loups; posture peut baucoup contribuerà fai. les ames crompeuses & de mauvaise foi, re recevoir leurs ames dans les corps dans des corps de renards ; jusqu'à ce des vaches, & que c'est l'état le plus qu'après une longue fuite d'années tranquille , & la meilleure situation & plusieurs passages dans des corps des ames, enattendant qu'elles recourd'animaux, elles boivent [a] de l'eau nent dans un corps humain, du fleuve d'oubli, & font rétablies Dans le neuvieme siécle , Ratramdans leur prémiére condition d'ames ne réfuta , par ordre d'Odon évêque humaines;

de Beauvais, les erreurs d'un moine L'opinion de la métempfychose tirée de l'abbaïc de Corbie , qui avoit écrit des Egyptiens, a été enseignée par Or- que couts les hommes étoient d'une phée , & autres poëtes, beaucoup plus même substance , & n'avoient qu'une anciens , que Pythagore . Herodote méme ame

Hérodote méme ame . Ce sentiment revenoit [b ]dit que les Egyptiens croioient la allez à celui des Stoïciens. métemplychole , & que Pythagore Macchieu Palmieri, poëte Florentin puisa chez eux cette opinion. L'empe- du quinziéme siécle , avance dans reur Julien rapporte [ c ]que Zamolxis fon poëme de la cité de la vie, que l'enseigna aux Gétes : César attribuë nos ames sont des anges , qui dans la [d] même opinion aux Druides fa révolte de Lucifer fe tiurent neuGaulois : Appien, aus [e } Alle. trcs, & ne voulurent prendre aucun mands: faint Augustin{f}, aux Ma- partisque Dieu par punition relégua ces nichéens, & il s'est trouvé , parmi les anges dans des corps , afin qu'ils pufChrétiens, d'autres hérétiques qui en. fent être sauvés ou damnés, fuivant la Reignoient la métempsychose : les Al- conduite vertueule ou criminelle , [y] Dacier vie de Pythagore.

Scilicet immemores supera ut convexa [z]... muta ferarum

revitänt Cogic vincla pati , truculentos ingerit Rurfus, & incipiant in corpora velle

reverti Virg. Æneid. lib.6. Prædonesque lupis,fallaces vulpibus addit. [6] Herodor. Euterp. Atque ubi per varios annos, per mille [C] I wlian. in Cafarib, figuras

[d] Cæfar , comment, de bell. Gall.I.G. Egit , Lethæo purgatos flumine tandem [1] Appian. in Celtic, Rursus ad humanæ revocat primordia [f] S. Aug. lib. de hærefib.6,46.

vitæ . Claudian. in Rufin lib.2. [] Joseph anrig. liv, 18. ch. z. don de la [] Has omnes ubi mille rotam volve- guerre contre les Rom. liv.2. cherz. re per annos ,

[b] Marth.c.14. V.2. Lethæum ad fluvium Deus evocat ag.. [:] Lep. Laffiteau , meurs des sauvag. mine magno :

Amêris, 6.1.2 411. in 4Q

arlis ,

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