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régulier, & ces organes du corps hu- fols: les sages sont en si petit nombre , main, dont la structure paroît fi admi- que ce n'étoit pas la peine d'entreprenrable.

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pour eux un tel édifice; les fols ne Le sentiment de Pline [d] est que la meritoient pas une faveur, qui par leur partagés fur nature a produit touts ses ouvrages , en folie ne sert qu'à les rendre malheureux. la queition, considération de l'homme seul; mais Lucréce fait tous ses efforts pour ale to be qu'elle lui a fait païer bien cher cette fa. prouver que le monde n'a pas été fait pour l'hom-veur,& qu'il y a lieu de douter si c'est u- pour les hommes , en décrivant les pei

ne bonne mére,ou une marâtre cruelle. nes dont les hommes sont accablés, les

Cette prérogative de l'homme, d'a- accidents ausquels ils sont exposés, la voir été l'objet des ouvrages de la na- foiblesse du corps humain, en compature, est niée par plusieurs philoso. raison de ceux des bêtes. Un enfant phes. Sénéque [e] dans plusieurs en- qui vient de naître , dit-il [g] , se droits de les ouvrages , soutient que le trouve dans une indigence semblable monde n'a pas été formé pour les honi- à celle qui seroit causée par le plus mes; que les dieux ont eu une inten- affreux naufrage. Il fait retentir l'air tion plus haute, & des objets plus re de ses gémissements, comme s'il pré. levés; que cependant les avantages de vosoit touts les maux ausquels il est der l'homme sont entrés pour beaucoup tiné : au lieu que les autres animaux dans la considération de leurs ouvrages. croissent & se forcifient sans ressentir

Suivant le raisonnement de Velleius un sigrand nombre de besoins, la nadans Cicéron [f] , les dieux n'ont ture paroissant en prendre un soin fait le monde, ni pour eux-mêmes, ni particulier. pour les hommes. Ils ne l'ont pas fait Pline [h] fait une peinture aussi trifpour eux-mêmes, puisqu'ils s'en étoient te de cet enfant qui vient au monde ; bien passé pendant une infinité de fié- qui a les piés & les poings liés dans un cles: ils ne l'ont pas fait pour les hom. maillot , & qui commence la vie par mes, car ce seroit ou pour les sages des pleurs & par des supplices qu'il qu'ils auroient travaillé , ou pour les endure pour le seul crime d'être né. Tom. I.

N.

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pore celi:

[d] Cujus ( hominis ) causa videtur At variæ crescunt pecudes, armencunda alia genuiffe natura, magnâ lævà ta feræque ; mercede contra tanta sua munera non sit Nec crepiracula eis opus funt, nec ut fatis æftimare, parens melior homini, cuiquam adhibenda eft an tristior novcrca fuerit. Plin. lib. 7.0.1. Almæ nutricis blanda atque infracta

[e] Senec, de benef. lib. 6. c. 23. de ir a lib. loquela: 2.c.27. doo natural.queft. lib. 6.c.3.

Nec varias quærunt vestes pro tem. [f] Cic de nat. Deor. lib. 1. [8] Tum porrò puer, ut sævis projectus Denique non armis opus est, non ab undis

mænibus altis, Navita , nudus humi jacet infans, Queis fua tuentur, quando omnibus indigus omni

omnia large Vitas auxilio, cùm primùm in lumi. Tellus ipsa parit, naturaque dædala nis auras

rerum. Lucret. lib. s. Nixibus ex alvo matris natura pro [b]Jacet manibus pedibusque devin&tis, fudit:

flens animal, cæteris imperaturum, & à Vagituque locum lugubri complet,ut fuppliciis vitam auspicatur, unam tanæquum est,

tum ob culpam, quia natum est. Plin, Cui tantum in vitâ restet transire prefar. lib. 7.

malorum.

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Erasme [1] donne de grands éloges Pourquoi un oison ne dira-t'il pas, au coq de Lucien [k]. Cet Oiseau Toutes les parties de l'univers sont faiaïant passé au moïen de la métempsy- tes pour moi ? La cerre me sert à marchose , par toutes les conditions les cher, le soleil à m'éclarier, lesétoiles plus relevées & les plus abjectes ; après à m'envoier leurs influences. Les eaux avoir été philosophe, femme, roi , sont destinées à m'abbreuver , à me poillon, cheval, grenouille, éponge baigner, à me rafraîchir. Il n'est rien même, aïant à peine une ame sensiti- que la voûte du ciel regarde avec tant ve, il jugea que le pire de touts les de complaisance que moi. Je suis le états est celui de l'homme, parce que mignon de la nature ; l'homme, cet chaque espéce est contente des bornes animal si fier me loge , me nourque la nature lui a prescrites , & que rit, me sert. C'est pour moi qu'il tral'homme seul se tourmente pour les vaille; les semailles & les moissons préfranchir.

parent mes aliments. Si l'homme me Gryllus, un des compagnons d'U- mange, ne mange til pas aussi son femlyfle, qui avoient été changés en pour- blable? & je mange bien moi les vers, ceaux par Circé, soutient [/] à Ulyse, qui tuent & mangent l'homme. Une que la condition des bêtes est préfé- gruë feroit encore mieux fondée à rable à celle des hommes.

vanter l'excellence de la condicion Les bêtes manquent à la verité de pour la liberté de son yol, & la postelprévoïance ; il ne leur arrive donc ja- tion de la belle & haute région de l'air. mais que des maux imprévớs & inopi- La brebris ne doit-elle pas regarder en nés. Quel avantage sur les hommes, picié un animal nud, & souffrant touqui font plus tourmentés des maux tes les injures de l'air , privé des vêtequ'ils craignent, que de ceux qu'ils ments qu'elle a reçus de la nature ? Le éprouvent! Les poëtes ont feint que lion ne doit-il pas mépriser l'homme, Prométhée [m], dont le nom fignifie animal foible, désarmé, & exposé à prévoiance avoit été livré par les dieux toute sorte d'injures? C'est ainsi que la jaloux à des maux rigoureux, pour nature [n] flateuse est habile à inspirer avoir procuré au genre humain de trop l'amour propre à tout ce qu'elle produit. grands avantages; ils devoient plutôt Mais nous pouvons nous assurer que mettre Prométhée à la tête des génies l'homme n'est point déraisonnable malfaisants, comme aïant attiré aux sur cette prétention que l'univers a hommes les calamités les plus fu- été créé pour lui, parce qu'il a été créé nestes.

lui-même

pour

Dieu. Toute cette acSur quoi est fondée la vanité de cusation de la nature est d'une extrê. l'homme : Chaque espéce de bête peut me injustice. Il a été plus utile à l'homse croire la plus favorisée de la nature. me [o], pourvû d'industrie pour choi

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[i] Proinde nunquam fatis laudarim egredi conaretur . Erasm. in oncom. Moria. gallum illum Pythagoram, qui cùm unus [k] Lucien dial. du coq.ou du fonge. omnia fuiffet, philofophus , mulier , rex, [/] Plutarch. Bruta animalia racione uti. privatus , piscis, equus, rana , ut opinor, [m] Ipouens het, prévoi ance. etiam & spongia, tamen nullum animal [n] Tam blanda conciliatrix & tamjudicavit calamitofius homine, propterea quam sui læna est ipsa natura. Cic. quod cætera omnia naturæ finibus eflent [o] Théolog. phygg, de M. Derham liv.4. contenta , folus homo fortis fuæ limites

ch, 12.

des gens

fir ses vêtements, de ne les pas rece. avoit faite , & l'a comblé des biens envoir de la nature, à la maniére des core plus précieux,que ceux qui étoient. autres animaux. Si l'homme étoit né attachés à fa prémiére condition : & avec des armes naturelles [p], il n'au. suivant que S. Paul[r] nous l'apprend, roit eu que celles-là en la disposition : les anges mêmes sont créés pour le fers'il avoit reçû un seul art de la nature , vice des élus. il auroit été privé de touts les autres; Il est aisé de répondre aux objections mais comme il lui étoit plus avanta contre la providence fondées sur quel- Réponses geux de se servir de touts les arts, la ques prétenduës [s] defectuosités de tions connature ne l'a attaché à aucun en parti. la nature, & sur les souffrances [t]

tre la pro

vidence. culier

de bien , & la prospérité des L'abus qu'il fait de ses lumiéres , n'en méchants. Voici les principales de ces diminuë pas l'excellence; & cette in- objections. quiétude qui l'agite, se changcen une Cicéron a dit que les méchants qui paix intérieure, lorsque cessant de se prospérent, porrent témoignage contourmenter pour des biens terrestres & tre les dieux ; & Sénéque [ 11 ]a appellé périssables , il n'est occupé que de le bonheur de Sylla le crime des dieux. remplir d'une maniére vertueuse les Epicure [x], Ennius[y], Lucréce devoirs de son état , & qu'il travaille & Pline [z], en reconnoissant l'exisà mériter les biens célestes & éternels tence des dieux , nioient leur providenpour lesquels seuls il a été créé.

ce. Funefte aveuglement! Nier la proL'homme est appellé [9] l'image & vidence, c'est dépouiller Dieu de son la ressemblance de Dieu. Il est vrai qu'il essence, c'est lui ôter les attributs de est déchû de ce premier état par le pé. Sagesse, de toutepuissance, de bonté, ché d'Adam; mais la nouvelle allian- de justice, de miséricorde , qui sont ce qui s'est faite entre Dicu & l'hom. Dieu même. me, par la médiation du divin Sau Il s'est élévé des opinions également veur , a réparé la perce que l'homme absurdes & impies sur le mal. Les uns,

Nn [p] Galen. de usu partium , lib. 1.6.4. in Rufin. S. Ambrof.in epift. Paul ad Corinth. [9] Genef.c, ia

1. Minut, Felic. Ostav. doc. [r] Nonne omnes sunt administratorii [u]Crimen Deorum Sylla tam fèlix. Sen. fpiritus,in ministerium mifli propter eos,

Abftulit hunc tandem Rufini pena, qui bereditatem capient falutis? S. Paul. tumultum, epift. ad Hebr. c. 1. v. 14.

Absolvitque deos. Claudian. [s] Quod fi jam ignorem rerum primor Nullos efle deos inane cælum dia quæ fint,

Affirmat Celius, probatqne , quod se Hoc tamen ex ipsis cæli rationibus Factum , dum negat hæc , videt aufim

beatum. Mart. Confirmare , aliisque ex rebus redde. Cum fanum Locris expilaffet Dionysius, re multis,

navigabat Syracusas; cùmque secundis.. Nequaquam nobis divinitus cffe pa. fimum cursum teneret, videtis, inquit , ratam

amici, quàm bona à diis immortalibus naNaturam rerum , tantâ quæ prædita vigatio facrilegis detur. Cic. de nat.deos culpâ Lucret. lib. s.

rum lib. 3. [1] Eurip. in Hecub. Propers. lib. 3: eleg. 5. [x] Diog. Laërt. in Epic. Lucret.paffim. Sener, de provident. Martial. [y] Ego deûın genus semper effe dixi lib. 4. epigr. 21. Laftant. inftit. lib. 1.6.9.ágo

& dicam cælicum, lib. 3. c. 17. Boëth. de conso!. lib. 1. Plutarch. Sed eos non curare arbitror, quid in Nicia, Salvian. de provident. Bafil.magn.

agat humanum genus. Ennius a in Palm, 1. Cic. de nat, deor, lib. 3. Claudian. [2] Plin. lib. 2,6.74

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comme les Manichéens,les Marcionites, que-t-elle le grand ouvrage de l'uni les albigeois ont soutenu qu'il y avoit vers ; ce qui paroît défectueux à notre deux principes [a], indépendants l'un de esprit borné, est une portion du dessein l'autre, & également éternels: les Perses général que nous ne sommes pas capaavoient aussi leur Oromase & leur Ari- bles de considérer avec des vûës allez manjus;d'autres endétruisant la liberté, étenduës & assez simples, pour juger comme les Calvinistes[b], ont attribué de la perfection de tout. Quand nous par une conséquence nécessaire,la cause verrons en Dieu, à la fin des siécles, le du malà la source de tout bien. total de les ouvragesdans leur vrai point

La liberté de l'homme est un des de vûe,& leurs proportions par rapporc biens des plus précieux & des plus efs aux desseins de la majesté divine, nous sentiels qu'il cienne de son créateur; connoîtrons avec bien plus d'étenduä mais lorfque l'homme en a abusé, il a la sagesse infinie & la providence de fait du principe du bien, la source du l'être supréme: persuades maintenant mal même. La nature corrompuë s'est de la foiblesse & des bornes étroites de révoltée contre Dieu, dont l'edience est lios. lumiéres, contentons-nous de dire de n'être pas moins juste que miséricor. (d):Qui peut sçavoir les delfeins de Dieu? dieux. Les péchés de l'homme lui ont qui peut pénétrer dans ses voloncés? fait perdre la grace de son créateur;& le Les choses mêmes qui nous parois. mal ne peut nou plus être attribué à sent les plus défe tueules, renferment Dieu, que les ténébres au soleil [c]olorf- plusieurs utilités sensibles à ceux qui qu'il va éclairer l'autre hémisphére. les examinent à fond. Ontire d'excel

Leibnits a eu une idée très fingulié- lents remédes des ferpents ; les araire sur le mal. Le fyfteme de sa Théo- gnées purifient l’air; les vers servent à dicée est qu'il y a plusieurs mondes humilier l'homme. D'aiileurs on peut possibles; que Dieu compara le bien & bien conclure des charactéres.de sagelse, le mal contenus dans chaque monde, que nous remarquons dans le monde, & la proportion de bien & de mal qui qu'il y a un Dieu , parce qu'alors vous fe trouve entre eux touts; que le mon raisonnons sur ce qui nous est connu ; de actuellement existant a été préféré, mais nous ne pouvons pas inférer de comme renfermant plus de bien & l'ignorance , qui nous empêchede remoins de mal, ce qui l'a fait paffer connoître ces mêmes characteres de fade l'état de possibilité à l'écat d’exis. gesleen d'autres parties de l'univers,qu'il tence. On auroit peine à crouver dans n’y ait point de providence : parce que toute l'antiquité une idée métaphili- ce qui est connu, ne peut jamais servir que plus creuse, que cette pensée d'un de principe dans un raisonnement. philosophe de nos jours.

Le livre de Job, suivant quelques [e] En vain la critique des impies atta commentateurs, est un poëme qui a

[a] Diet, de Bayle , art. Manés arr. Mar Producit tenebras, quoties.descencion.

dit ad imos [6] Calvin inftit.

Antipodas, frigusque abfente crea[c] Quare peffime agunt , qui verbis tur ab igni. turpibus audent

Non tamen obfcurus sol est, neque Irritare Deum fummum , qui causa frigidus ignis. Marcell. Paling. Zobonorum

diac. cant. 8. in Scorp. Cunctorum est , à quo per fe proprie [d] Quis enim hominum poteft fcire quemali nil

confilium Dei? aut quis poterit cogitare Efe poteft usquam, nisi contingen. quid velit Deus? Sapient. c. 9. v. 13. tcx, uti Lol

[e] Préf. de D. almet. sur Job.

par elle.

pour objet de défendre la providence vous donc dans les événements mêmes
contre les objections des impies, qui qui nous paroissent irréguliers, la preu-
prenoient occasion de disputer con. ve de la providence. Reconnoissons
tre elle , de ce qu'il arrive tours les avec S. Augustin [f], qu'elle s'étend
jours qu'un grand nombre de méchants non seulement aux anges & aux hom-
femble être fort heureux en cette mes, mais aux animaux les plus petits
vie, tandis que les hommes de bien & les plus méprisables , & que rien
traînent souvent leur vie dans la mi- dans la nature n'est abandonné
sére & dans l'affii&tion .

Il n'est pas étonnant d'entendre par

Sentiments Quelques méchants profpérent, la ler ainsi un grand docteur de l'église; sublimes vertu est quelquefois opprimée , & le mais cette même vérité a éclairé quel- des Payens vice impuni. Pour en conclure que ques esprits dans les ténébres épaisses vidence. c'est une injustice , il faudroit prouver du Paganisme. Cicéron [g] déclare que les méchants goûtent un vérita- que les dieux sont les maîtres & les moble bonheur , que le crime n'est pas à dérateurs de toutes choses ; que rien soi-même un bourreau implacable, que n'arrive que par leurs ordres; que la la vertu s'estime malheureuse, que non providence divine a soin non seuleseulement l'exemple est quelquefois ment du genre humain , mais de chadifféré, mais que le crime échappe en- que particulier. On ne peut lire sans tiérement à la vengeance ; il faudroit admiration ces descriptions éloquenprouver que ce que nous appellons tes que Platon[ h]& Cicéron[i]ont prospérité & fortune , n'est pas une ap- faites de la construction de l'univers parence fausse & une ombre vaine , qui & du corps de l'homme, pour prou., s'évanouit; il faudroit prouver que ver la sagesse de l'ouvrier par la beauté eette terre , ce lieu d'exil, où la vertu & la régularité de l'ouvrage. & le crime ne rencontrent pas tou Xénophon [k] fait tenir ce disa jours ce qui leur est dû est le seulen cours à Socrate, après avoir dabord droit ou le doivent recevoir les récom- fait observer à Aristodéme toyts les penses & les punitions ; enfin il fau- charactéres de dessein, d'art & de la.. droit prouver que notre esprit est ca- gelse répandus dans l'univers , & surpable de juger des vûës infinies & gé tout dans la conftruction du corps hunérales de la providence.

main. Croïez-vous, ô Ariitodeme, La foiblefie des objections met la croiez-vous que vous foïez le feul être vérité dans un plus grand jour. La prof. intelligent ; Vous sça vez que vous ne périté des méchants, & les fouffrances possédez qu'une petite parcelle de cetdes gens de bien font des preuves très te matiére qui compose le monde, une convaincantes d'une autre vic destinée petite portion de l'eau qui l'arrose à remplir l'ordre trouble maintenant une étincelle de cette flamme qui l'apar la malice des hommes. Nous trou. nime : L'intelligence vous appartient

Nn 3

[f] Deus non folùm angelum & homi. eorum geri judicio & nunine; neque uninem, fed nec exigui & contemptibilis verso generi hominum folùni, fed etiam, animantis viscera, nec avis pennulam fingulis à diis immortalibus conluli & pronec herbæ flosculum; nec arboris folium, videri. Cic, denar, deor. lib. 2. sine suarum partium convenientiâ dereli [5] Plar, in Tim. liquit. S. Aug. de civit. Dei lib. 5:6.11. [1] Cic. de nar, deor. lib. 2.

[8] Dominos efle omnium rerum & [k ] Xenoph. memorabil, Socras, lib. 1. moderatores deos, eaque quæ gerantur ,

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