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0. 19:05

cu monde.

Mercure Trismégiste [e] a distingué Timée que le monde est l'ouvrage de quatre mondes, l'archétype, le spiri. Dieu. On trouve aussi la mêine contratuel, l'astral, & l'élémentaire. diction dans Aristote.Il soutient dans le

Agrippa dans sa philosophie occulte, prémier livre du ciel [f]que le monde a en distingue fix; l'archétype qui con. existé de toute ancienneté,& il reconnoit tient les modeles de touts les êtres & dans le premier de ses livres métaphylileurs idées qui sont en Dieu; l'intellec. ques [g] qu'une substance spirituelle est taelou l'ame du monde; le céleste qui la cause du monde. Parmi les Chrétiens contient les altres; le monde élémentaire mêmes, les Albigeois croïoient que le que nous habitons; le petit monde qui monde n'avoit point eu de commenceest l'homme;& le monde infernal.L'ima- ment & qu'il dureroit toujours . gination des Métaphysiciens à été plus Empédocle, Démocrite, Epicure , & féconde que celle des poëtes pour mulci. un grand nombre d'autres philosophes plier les mondeschimériques.

ont enseigné que le monde a eu un comDiverses

Pythagore, Archytas, Xenophane, A. mencement,& qu'il aura une fin. Le lenfur la durée ristote, Théophrastc, & plusieurs autres timent d'Anaximandre, de Leucippe,de

ont cru le monde éternel. Platon dans le Diogéne,de Zénon, & de tours les Stoïlivre septiéme des loix,dit que le monde ciens [b]étoit que le monde finiroic par a sublisté écernellement & qu'il n'aura un embrasement. Il falloit qu'Héraclite point de fin; il dit au contraire dans le en fûr bien vivement touché, puisque les Cur habeat proprium mundum, pro

damnis. pria entia fensus,

Illic funt caufæ , & cunctarum femiQuæ vera existant, quæ percipiantur ab

na rerum: ipfo ?

Sensibilis mundus mundo defluxit ab illo At mens sola manens, proprio non Mentali archetypo, & quædam eft ilgaudeat orbe,

lius imago. Nilque habeat perle existens? sed omnia Omnia sed perfecta illic, atque undique tantùm

tota: Apprendat tenuesque umbras, & ina- Hîc sunt particulæ rerum , quæ mulnia fpectra,

tiplicantur Quæ non existant per se, vera entia non Naturæ vitio:sic plures efficiuntur fint?

Cervi: namque illîc virtus est una crea. Aut igitur mens eft nihil, aut natura

trix creavit

Cervorum: vulpes facit hæc, facit illa Menti consimilem mundum, qui conti.

leones, necin se

Sic de aliis dico , quæ nofter continet Res veras,ftabiles, puras, immateriales,

orbis Quæ per fe exiftant melius quam sen- Quæ numero plura, at specie claudunfibiles res.

tur in una; Hinc ille archetypus mundus perfectior Omnia proveniunt,funtque à virtutibus isto

illis. Sensibili, quantum sensu perfectior eft Marcell.Paling. Zodiac. cant.7.de librå. mens;

[e] Ath. Kirch.Oedip. Ægyp.7.2.p.2cl.10.c,2. In quo fol Deus est summus , dique altra [f] Aristot. de cæl. lib. 1. c. 10. minores.

[g] Aristormetaphyl. lib. 1. c. 2. do 3. Ergo plura etiam,cùm fit perfectior,in fe [] Diog. Laërt, in Zen.Cirr, Euse.dem.ev. Continet , ac diversa magis quàm ma- lib.3.C.3. Srob.ecl.phyf.c 24. terialis

Effe quoque in fatis reminiscitur af. Corporeusque orbis ; sed nil corrumpi. tur illic,

Quo mare, quo tellus, corruptaque reNil motum nil tempus habet: sunt om

gia celi nia fixa,

Ardeat, & mundi moles operosa la. Ærerna a bique loco, & nullis obnoxia

boret. Ovit,

fore tempus.

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larmes qui couloient continuellement avoient causé la perte & le renouvellede les yeux étoient, dit-on,causées par la ment des arts. Il fonde son opinion de douleur qu'il reslentoit de prévoir l'em- l'éternité du monde sur ce que de mébrasement général du monde.

moire d'hommes , la mer a toujours été Les Epicuriens croioient que les mon- également salée. des mouroient & renaisoient de temps Ocellus Lucanus fameux Pythagorien temps comme des plantes ou des ani- cien [m] prouve l'éternité du monde, maux Macrobe[i]estime que le monde parce que la figure & lon mouvement et éterne!,mais que tout ce qui est c011- font circulaires, & que le cercle n'a ni tenu dans le monde est sujet à être dé. commencement ni fin. truit, & à renaître par des révolutious D'autres [n] ont douté de son éter. continuelles.

nité sur ce ridicule fondement qu'on Les preuves que Lucrécc apporte [k] ne peut assurer qui a précédé de l'auf pour prouver que le monde a commen- ou de la poule. célouc prémièrement le changement Tous lesphilosophes Payens s'accorremarquable arrivé à plufieurs parties doient allez sur l'éternité de la matiére, du monde;or ce qui est sujet au change- fe fondant[o]sur cet axiome que rien ne ment doit avoir un commencement & peut être faic de rien.Ils faisoient encore une fin; secondement l'histoire, troisié- irop d'honneur à leurs espéces de dieux mement la nouveauté des arts. de les croire capables d'agir suivant les

Aristote répondoit [/] à ces objections régles d'une méchanique ordinaire. beaucoup plus anciennes que Lucréce, Pour monter jusqu'où le porte la téque les révolutions générales arrivées mérité de l'esprit humain, examinous les au dedans du monde, mais sans le détrui- raisonnements par lesquels Palingenius re,ou que les révolutions particuliéres prétend établir qu'à ne consulter que la arrivéesen certains païs,avoient produit raison, le monde doit étre écernel. les changements qu'on remarquoit, & Sila raison, die il [p], ne trouvoic

ras

[.] Macr, in somn. Scip. lib. 2 c.10.
[\]Lu.1.5.0.236.665.v.325 ég 5.v. 333.0g .
[1] Ariflot. ap. Cardan, de fubril. 1. 2.
[ m ] Ocell Lucan, de univerfi naturâ.
[x]Macr.Sat.1.7.0.16.Pl.des prop.de.ta,l.2.3.
Lo]Nullam rem ex nihilo gigni divinitus

unquam. Lucret. lib. 1. v. 151, Niligitur fieri de nilo posle fatendum est, Semine quando opus eft rebusL.l.1.7.207. [p] Iple quidem , nisi religio prohibe

tet , & omnes
Christologi obstarent cutantes dogmata

Mofis,
Gredere non aliud poslem , quàm fem-

per ab ævo,
Ut nunc eft, mundum mundique ele.

menta fuille, Principiique expertem efle ac fine fi

ne futurum. Nam cur non femper mundus fuit? an

quia femper Non potuit Deus, ant nescivit condere?

1e.1 post

Doctior evadens didicit,demumque pe

regit ! An semper scivit , potuitque at noluit?

unde hoc? Cur potius voluit post, quam prius? aut

ratio quæ Mutavit mentem illius? si non erat

æquum Utileque hunc munduin fieri, cur con

ditus unquam est ? Atli conveniens erat illum atque utile

condi, Quare tanı serò fecit Deus?aut quare ætas Tam brevis eft mundi? nam fi fas cre

dere cuncta Christologis nondum allnorum bis

quattuor implet
Millia, ab antiquo bene si numeremur

Adamo.
Præterea quæ caufà fuit, qua condere

vellet
Hunc mundum Deus? an quia mundi

ipse hujus cgebat?

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DE L'OPINION. Liv. III.
L

pas un obstacle dans la religion Chré- te même raison dont Palingenius abuse-fi
tienne & dans les livres de Moyse, que évidemment, il elt immpossible qu'un
pourroit-elle nous persuader autre cho- monde créé soit éternel ; puisque l'effet
fe, fi non que le monde est éternel? Car ne peut être égal en ancienneté à son
pourquoi auroit-il commencé?on ne di. principe. A l'égard des objections frivo-
ra pas que Dieu n'a pas pu le créer plî- les de ce poëte sur ce que Dieu a différé
tôt. C'est donc une nécessité de dire fi long-temps la création du monde ,
que Dieu ne l'a pas voulu ? Mais pour. Palingenius ne devoit pas ignorer qu'il:
quoi l'a-t'il voulu dans un temps plûtôt n'y a en Dieu aucune distinction de
que dans un autre : Comment supposer temps passé, présent ou avenir , & que.
des changements de volonté en Dicu:S'il le temps a commencé avec le monde.
n'étoit ni juste ni utile que le monde Le temps a été une source de dispu-
existât,pourquoi en tout a-t'il été créé? tes métaphysiques. Les uns l'ont fait
mais s'il étoit utile qu'il fût créé, pour consister dans les révolutions des plané.
quoi Dieu a-t'il attendu si tard ? Pour. tes; les autres comme Platon & Ari.
quoi la durée de ce monde est-elle fi stote ont entendu par le temps, les
courte puisqu'on ne compte pas huit nombres qui expriment le progrés du
mille ans depuis Adam?D'ailleurs,quel- mouvement; Epicure & Demetrius de
le raison a déterminé Dieu à la création? Lacédémone l'ont défini un accident
Avoit-il besoin du monde ? il ne devoit qui suit les jours les nuics,les affections,
donc pas refter fi long-temps dans l'indi. le mouvement & le repos . Car suivant
gence. On ne peut pas dire que Dieu ait les situations de l'esprit & du corps, le
créé le monde en vain ; car la sagesse di- temps passe plus ou moins vite. Zenon,
vine ne fait rien en vain . Dieu a donc Chryfippe & Possidonius expliquoient
eu un motif de créer le monde,& ce mo. le temps par la mesure de la vitesse &
tifa été sans doute de manifester fa bonté de la lenteur; Eratosthene par l'espace
& fa puissanceinfinic;& puisque la bonté que le Soleil parcourt ; Scraton l'a ap.
& la pujssance de Dieu sont éternelles,la pellé la mesure du mouvement & du re-
raison nous di&te que le monde doit être pos; Enésidémie & Héraclide regardo-
éternel comme ces attributs de Dieu . ient le temps comme une substance cor-

C'est demander compte à Dieu & de porelle, Pythagore le représentoit comfes ouvrages, & des motifs qu'il a eus en me la sphére du ciel qui embrasse tout les produisant, & des temps que ses dé. l'univers. crets ont fixés. Mais à n'écouter

que cet- Les uns ont soutenu qu'il n'y avoit Tom. I.

Mm
Sisic,debebat prius ipsum condere,nese Frustra etenim bonus atque potens is
Torqueret talis tam longo tempore ege-

dicitur , à quo
ftas.

Nil unquam fieri magnum egregiumque Sinon, cur fecit ? frustrane ? at non

videtur. decet ipfum

Si Deus ergo fuit femper bonus atque Frustra aliquid facere; hic etenim insi.

potens , cur pientibus eft mos

Non voluit femper tam pulchrum conCausa aliqua ergo fuit. Sed quæ? nempe

dere mundum? illius ingens

Cur in tam feros tantam rem diftulit Haud dubiè bonitas, nec non immensa

annos? potestas,

Nulla quidem ratio effe poteft, nifi fin. Ne fruftra intra fe femper conclusa ma

gere quisquam

Astutus velit, & nugas poft ponere vere, Utraque, fed potiùs cunctis effufa pateret. Quare G humanæ rationi credere paret

neret

que le temps présent, puisque le palle sophes ont soutenuë divisible à l'infini ,
n'existe plus & que le futur n'existe pas aulli bien que l'étenduë matérielle . A.
encorc; d'autres ont supprimé le temps riitote[r]& Chryfippe [s] ont été de
présent ,& ont prétendu que cet inftant ce sentiment ; Zénon & le plus grand
qu'on appelle présent , appartient au nombre ont régardé le temps , comme
passé pour une partic., & que l'autre est écant composé de moments indivisibles,
confondue dans l'avenir. Sur ce fonde- & ont rejecté fa divisibilité à l'infini ,
ment ils n'ont divisé le temps qu'en passé n'y aiant pas les mêmes raisons ou
& en futur.. Il s'en est crouvé qui ont plûtôt la même nécessité pour l'ad-
nić que le temps existåt, à cause de la mettre dans le temps que pour l'ad-
difficulté de connoître la nature. Gafa mettre dans la matiére , & les mê-
sendi se mocque de ceux qui disent que mes conséquences inconcevables s'y
le tempsn'est rien, parce que le passé n'est rencontrant, puisque si le temps étoit
plus,que le futur n'est pas encore,& que divisible à l'infini, l'instant le plus
le présent est dans un Aux perpétuel qui court renfermeroit une éternité : A
l'empêche d'exister.C'est de même que fi l'égard de la maniére dont la durée
l'on disoit que le feu n'est rien parce que du temps a été réglée, il en est traité
ce qui est consumé n'est plus ; ce qui se dans les chapitres de la chronologie & de
consumera n'est pas encore du feu , & l'astronomie.
que ce qui est feu , se consume actuel- Examinons les raisonnements des

Opinions lement.

philosophes sur l'origine du genre hu- in lenites la Le temps est indépendamment des cho- main . Si ces beaux génies , qui ont

l'origine des

prémiers ses qui sublistent en lui. Le cours du So- fait l'honneur de la raison & de l'intel- hommes

.
Jeil & de la lunc est la mesure du temps, ligence humaine, ont débité à ce sujet
mais il n'est pas le temps luimême. les opinions les plus pitosables , nous y

Platon dans le Timec dit,[9]que Dieu trouverons une preuve que la raison
voïant l'univers qu'il avoit formé le abandonnée à elle même , & deftituée
mouvoir & être très beau , il en fut fort de la véritable lumiére, eft plongee
satisfait & voulut le rendre encore plus dans de profondes ténébres.
conforme à son idée éternelle:mais com- Les uns au rapport de Juvénal [t],
me il étoit impossible que l'éternité fût

l'éternité fût faisoient fortir les premiers hommes du
communiquée à un être fini, Dieu pro- limon de la terre , les autres du creux
duisit une image mouvante de l'éternité, des chênes de Dodone.
c'est-à-dire , le temps qui ne subsisoit D'autres avoient imaginé qu'il éroic
pas avant le monde,

éclos de la terre une infinité de mau. De même que l'espace est une étenduë vaifes conformations [u] & ausquelles bilité à l'in

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fixe & permanente , le temps est une les principaux membres manquoient , étenduë succesfive que plufieurs philo. jusqu'à ce qu'il s'étoit produit à force Æternus certè mundus dicetur,& omni erant valde bona, Gen.6,1.v, ul. Principio prorfus, prorfus quoque tine [r] Aristor.phyfic. 46 c.9.

[s] Chryfip ap. Soob.eclog.phl.c.11: Marcell. Paling. Zodiac. cant.11. in Aquario. [1] ...qui rupto robore pati,

[9] Cerre réflexion de Dier sur la bonté de Compositive luto , nullos habuere paSon ouvrage, semble empruntée par Plaron du

rentes, commencement de la Genéfe , il est ditque Juven, sat. 6. Diese confidera ses ouvrages, ego qu'il trouva [u] Crefcebant ateri terræ radicibus qu'ils éroient très-bons .

apti. Viditque Deus cuncta quæ fecerat : & Lucrer, l. 5.

fini du temps,

carere.

de manquements & de masses imparfai. ainsi dire, l'extrais des animaux ; & que tes, des figures d'animaux rectifiées & de cette maniére les premiers enfants capables de se perpecuer par la généra- avoient eu des.méres pour lesallaiter & cion.

pour les élever. Cette hypothése qui ne Quelques-unsont enseigné, fuivant fait pas descendre couis les liommes Plutarque [x], qu'un limon humide d'une même origine, a quelque chose de en dedans & encroucé dans la superficie bien riant pour l'orgueil de la noblesse , par la chaleur, avoit formé& renfermé qui est apparemment issuë de l'accoupleles prémicrs animaux,& que ces écorces ment des oiseaux de proie avec deslion.. après s'être desséchées de plus en plus , nes, tandis que le peuple descend de la s'étant entr'ouvertes, les animaux cous conjonction de quelque miserable bête vés au dedans d'elles par les raions du de charge avec la berbis. Soleil,en étoient sortiscomme un oiseau Platon [bi] représente les prémiers fort d'un euf.C'est aussi l'opinion attri. hommes sous une figure Androgyne buée aux Egyptiens par Diodore de Si. c'est à dire, composée d'un corps mala cile [y], & par Cælius Rhodiginus[z]. culin & d'un corps féminin, & il préCecce nation fi célébre par la sagesse , tend que les hommes & les femmes ne pour prouver que le genre humain sont plus que les moitiés des prémiers, avoit pris naissance en Egypte , allé. hommes ; que l'amour & le penchant guoit l'exemple des grenouilles & des d'un séxe vers l'autre, vient de ce que rats , qui naissoient dans fes marais ar- chaque moitié cherche à se réunir à la rosés des eaux du Nil. D'autres ont dit moitié. que les premiers hommes furent engen- Quelques philosophes [c]de mayvaidrésdans les ventres des poissons. se humeur contre le genre humain, ont

Anaximandre [a], suivant Plucar- foutenu que le chaos avoit été déa que & Eusébe, étoit d'avis que l'enfanc brouillé, & la matiére animée par les ince de l'homme ažant besoin de toute for. telligences malfaisantes. te de secours, il n'avoit pu être formé. Gorgias embarrassé de trouver une immédiatement du limon de la terre, & prémiére cause[d], tachoic de prouêtre conservé sans que personne en prît ver par les sophismes, que rien n'existe soin, mais qu'il avoit été produic par dans la nature. Si quelque chose poules accouplements des animaux, qui se voit exifter, disoit-il, ce seroit ou une joignant à des bêtes de differentes espéa chofe éternelle, ou une chose qui auces avoient peu à peu formé de espéces. roit été produite. Or ce qui existeroit plus parfaites que les leurs , lesquelles ne pourroit être éternel parce que tout se raffinant toujours au možen de ce que ce qui est éternel est infini , & ce qui le mélange des conjonctions y mettoic eft infini ne peut être nulle part, puisde plus délié & de meilleur, avoient en- que s'il étoit en quelque lieu, il y feroit fin produit l'homme qu'il faisoit , pour contenu , ce qui est contraire à l'idée

Mm 2

[x]Plutarch. de placis,philosophor.. 5.c.19. Francisc. Picus Mirandula, in exam.vanitara [y] Diod. Sie.li.

doctr.gent. 1.1.4.13. [z] cæl. Rhodig. 1.2.c.19.

[6] Plar.in conviv. [ A ] Anaximander,referente Plutarcho [c] Proclus in Timeum Plaronis. & Eusebio, hominem ex animalibus diver- [d] Sext. Empir. Pyrrhon. bontyp.l.2.4.6. tarum fpecierum ortum affirmavit. Joan.

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