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du suffire à la protection des grains,de- doit qu'au fumier [?] dont on engrailpuis qu'ils sont hors de terre , jusqu'à soit les terres . ce qu'ils sont en épy ? cependant on Les Romains avoient une vénéraleur a donné plusieurs autres Divini- tion particuliére pour les Dieux Pétés Tutélaires à chaque changement nates ou Domestiques , autrement qui leur arrive par le progrés de la mae appellés Lares. On voit dans une Co. turité.

médie de Plaute ( m June de ces DiviSi une mere donnoit deux Gouver- nités, qui se louë beaucoup de la piété nantes à son enfant [k ] , dont l'une de la Fille de la maison. De là ces Exseroit chargée uniquement de le faire hortations de combattre jusqu'à la manger, & l'autre de le faire boire

mort, pour les Autels & les foyers. comme les Payens ont établi deux Di. Ces Dieux Pénates devoient être partivinités différentes pour ces deux em- culiers à chaque maison.Sans cela.com. plois, la Déesse Educa & la Déesse ment eut-on pû se fier à la protection Potina , ne traitteroit-on pas de folie, de les Dieux domestiques ? y a-t'il rien une pareille affectation ?

de plus fréquent dans la vie, que l'in. Oncélébroit la fête de la Déesse For- compatibilité des interêts de plusieurs nicaria, qui prélidoit aux fours, afin Familles: Les Dieux Tucélaires du parti que le pain fûc bien cuit. Il y avoit un de Marius, ne pouvoient être les mêDieu, dont le département ne s'éten- mcs que ceux du parti de Sylla . Quelle

Еe

3

mia misera dæmoniorum turbæ pro- betur & Deus Domiducus. Ut maneat ftitueretur, unius Dei veri caftum dedi. cum viro, adhibetur Dea Manturna ... gnata complexum.Præfecerunt ergo Pro. Nunquid Venus fola parum esset, quæ ob Terpinam frumentis germinantibus; geni: hoc etiam dicitur nuncupata quod line culis nodisque culmorum Deum Nodo- ejus vi fremina virgo efle non definat? Si tum; volumentis folliculorum Deam Vo- ulla est frons in hominibus quæ non eft in lutiuam ; cùm folliculi patefcunt ut spi Numinibus, cùm credunt conjuncti tot na exeat, Deam Patelenam ; cum fege. Deos utriusque fexûs effe præsentes, ita tes novis aristis æquantur', quia veteres pudore afficiuntur, ut ille minus moveaaquare hostire dixerunt , Deam Hoftili- tur, & illa plus reluctetur . Et certé G nam ; florentibus frumentis Deam Flo- adest Virginienfis Dea,ut Virgini Zona ram; lactescentibus Deam Lacturciam ; folvatur; si adest Deus Subigus , ut viro maturescentibus Deam Mataram ; cùm subigatur; fi adeft Dea Prema, ut subaéta runcantur, id eft , à terra auferuntur ne le commoveat,comprimatur;Dea PerDeam Runcinam. Nec omnia commemo. tanda ibi quid faciet?Erubefcat, eat foras; ro, quia me piget quod illos non pudet.S. agat aliquid & maritus.Valdè inhoneftum Aug.de civit. Del, lib.4.c.8.

est, quod vocatur illa, impleat quisquam ] Si duas quispiam mitrices adhibe. nifi ille. Nam si malculus crederetur , & ret infanti , quarum una nihil nisi escam, Pertundus vocaretur , magis contra eum altera nihil nisi potum daret , ficut ifti ad pro uxoris pudicitia posceret maritus auhoc duas adhibuerunt Deas, Educam & xiliam, quam feta contra Sylvanum.Sed Potinam , nempe defipere ; & aliquid quid hoc dicam, cùm ibi fit & Priapus mino simile in sua domo agere videretur, nimias masculus, cujus fuper immaniffiS. Aug. de civir. Dei,lib.6.c.9.

mum & turpiffimum fascinum federe noS. Auguftin s'éleve ensuite contre les impe- va nupta jubeatur more honeftiflimo & retés do les infamies de la Religion Payenne. religioffimo matronarum. S. Aug. loc. ciCùın mas& foemina conjunguntur,ad

tat. hibetur Deus Jugacinus:sit hoc ferendum. [1] Ce Dieu le nommoit Sterquilinus . Sed domum elt ducenda quæ nubit, adhi- [m] Huic filia est,ea mihi quotidie ,

pour se délivrer des

multiplicité de Dieux naissoit decette vous ne voudroit que ses proches , ou
Opinion !

ses amis , eussent la moindre reslema
6.
Chasic des

Les. Cauniens [n] surchargés du blance ?
Cauniens nombre excellif de Divinités, dont le Les Payens ont senci eux mêmes l'ae

culte les fatiguoic, firent une célebre bomination d'un pareil Culte.Ménippe Dieux, Chasse, où ils batirenc l'air de leurs ne sçait quel parti prendre entre les

Javelots , poursuivant ces Dieux im- Loix & les exemples de Dieux. Ovide
portuns jusques sur les Frontiéres,pour n'emploie rien de plus séduisant pour
les obliger de sortir de leur Païs. bannir la pudeur, que l'exemple de Ju..

Les Ethiopiens représentoient les piter, qui a rendu pieux tout ce qui est
Dieux noirs & camus, les Thraces les agréable, [1 ]cout étant devenu per-
peignoienc rolix & les yeux bleus : mis sous un Dieu époux de sa lour.
chacun , suivant la remarque de Xéno. Quelle invention plus propre à alluiner
phane [o],donnant à la Divinité sa pro- le feu des passions suivant la pensée de
pre reffemblance. Le Roi de Thrace Seneque, [m] que de les autoriser des.
avoit une Religion particuliére []: exemples des Dieux?
le Culte de Mercure étoit réservé a lui Tibére sur les Relations qui lui ve-
feul ; il dédaignoit les Dieux de les noient de Judée proposa au Sénat
sujets, Mars, Diane & Bacchus. de déférer à JESUS-CHRIST les hon.

L'Idolâtrie tendoit uniquement à neurs Divins, & de le mettre au nomfatto it les, flater les passions. Tout manifestoic en bre des Dieux de l'Empire. [x] Dieu Passions..

elle l'impureté de sa source . [9] Des. ne voulut pas permettre que son Culte.
Dieux vindicatifs & débauchés étoient fût mêlé avec toutes les abo.ninations,
au gré d'une pacure corrompuë. Vos, de l'Idolâcrie.
Dieux, dit S. Augustin, [r) au lieu de Pline (y ]traite comme la plus mé..
punir les crimes, enseignent par leurs prisable de toutes les puérilités, une
exemples à les commettre. Comment Religion qui adore les bêtes , & tout
donnez-vous pour des Dieux, dit Arno- ce qu'il y a de plus vil dans la nature :
be, [s]. ceux avec lesquels aucunde qui enseigne que les. Dieux se ma..

L'ldolâtric

.

Aut chure, aut vino , aut aliqui fem

cunque juvaret; per lupplicac,

Et fas omne facit fratre marita foror. Dat mihi coronam Plaut in. Aulular.. [x] Quid est aliud vitia noftra incen.. [n] Herodot .clio.

dere,

quam autores illis adscribere. Deos..
[0] Xonophan ap. S. Clem. Alex, Stro- Senec, de brevit vir&c. 16..
Mat, lib.7..

[x] Tertull, Apologet.c.5. Euseb, bift. Era
[p] E. de Montagn.liv.i.ch.42. cles lib.2.6.2
[9] Deum efle amorem , turpiter [y] Gentes verò quædam animalia. &
vitio favens,

aliqua. etiam obscena pro Diis habent ,
Finxit libido; quoque liberior foret, ac mu!ta.di&u magis pudenda,per fæcidos

Titulum furori numinis fall addidit. cibos & alia fimilia jurantes. Matrimonia.
Sen. in Hippol. v.194.

quidem inter Deos credi , tantoque ævo
[r] Autores enim doctoresque pecca- ex his neminem nafci, & alios elle gran-
torum eile adfolent, non ultores. S.Ang. dævos, temperque canos , alios juvenes
de civit. Dei, lib. 3. 6.3.

atque pueros, atri coloris, aligeros,clau[S] Hoscine nobis Deos importatis dos, ovo editos, & alternis diebus viinfligitis , quorum fimiles vos efle, nec ventes morientesque puerilium prope dealium velitis quemquam sanguinis vobis. liramentorum est. Sed super omnem im. gradu vel jure familiaritatis adjunctum ? pudentiam adulteria inter ipfos fingi,mox Arnob, adverf. Gent. lib.5.

jurgia &c odia , atque etiam furtorum ela. [] Jupiter efle pium ftatuit quod le & Icelerum nomina. Plin.lib.2.6.7.

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tient, que les uns sont tout blancs de par ses douze travaux. Toute la Jeu-
vieillerle, les autres toujours jeunes, nelle Romaine est passée au fil de l'é-
que d'autres restent perpécuellement spéc à la bataille de Cannes, parce que
dans l'enfance , qu'il y en a d'ailés , de Junon est animée d'une furieuse colére,
boileux , que certains meurent & re- [6 ] de ce que le Consul Terentius
naissent alternativement. Mais n'est ce Varron avoit eu l'imprudence, de met-
pas le comble de l'impudence , ajoute. tre un beau garçon en sentinelle dans
t'il, de leur attribuer des adultéres, le Temple de Jupiter. Sans les ressour-
des querelles, des haines, des larcins, ces de fermeté qui sauverent les Ro.
& toutes sortes de crimes ?

mains, c'écoit faic d'une République
Mercure etoit le Dieu des voleurs , d'ailleurs si favorisée des Dieux.
Divinités [z] & se piquoit lui-même de beau- Arnobe [f] fait l'énumération de
doientalux coup d'adresse dans le vol. La Déesse touts les crimes de Jupiter,& des autres
aines. Laverne préfidoic aux Larcins. Horace Divinités. S.Justin[3] s'engage à proa.

[a ]rapporte la priére que les voleurs ver que les opinions des Philosophes sur
lui adrelloient : Belle Déesse , accor- la nacure de Dieu , sont encore plus ri-
dez moi la grace de voler impunément, dicules que les fictions des Poëtes.
en.paroissant homme de bien : & cou- Les uns ont fait les Dieux mâles ou

Opinions
vrez d'une nuéc épaisse mes larcins & femelles: les autres , comme Mercu- ridicules &
mes fraudes. Plaute [ b) marque aufli se Trismégiste & Orphée , ont ensei-infenfécs les
qu'on l'invoquoit de cette maniére : gné que les Dieux écoient Androgynes, fur la divi-
Décile augmentez la subcilité , & la c'est à dire,participants des deux sexes. nitó.
vitesse de mes mains dans les vols. Zénon [b] & Xenophane on fait Dicu

Ily avoit pluïeurs autres Divinités de figure ronde; Platon de figure trian-
qui présidoient aux crimes, & entr'au- gulaire ; Epicure a donné à Dieu une
tres les Eumenides. O Césarys’écrie Lu forme humaine ; opinion renouvellée
cain, [c]quelles Divinités favorables par les Hérétiques , appellés Anthro-
aux crimcs as-tu invoquées?quelles Eu- pomorphites.
ménides as-tu engagées dans ton parti ? Les Pythagoriciens enseignoient

Les persécutions d'Enée ont leur que Dieu est un nombre , & une
Crimes des
Tieux.

cause dans la rancune que Junon harmonie ; Thales & les Platoni-
conserve du Jugement de Paris, [á] ciens remplissoient l'air de Démons,
qui avoit préféré la beauté de Venus l'eau de Tricons , de Néréïdes &
à la sienne. C'est la jalousie implacable de Naïades . Il n'y avoit li petit
de la même Déesse , qui expose Hercu- ruisseau, qui n'eûc la Divinicé par-
le, fils d'une Rivale,à des dangers con- ticuliére.
tinuels,dont il ne peut

se délivrer que

Anaximandre [i] & Pline [k) ne [2] Te bores olim nifi reddidiffes Eumenidas,Cæsar?Lucan.lib.8.v 808. Per dolum amotas puerum minaci [![ Manet altâ mente repoftuin Voce dum terret , vacuus pharetra Judicium Paridis, spretæque injuria Rifit Apollo. Hor.

formæ. Virg. [n] Pulchra Laverna,

[e] Val. Mux,lib.1.6.1, Da mihi fallere , da justo fanctoque [f] Arnob. adversus Gent. videri,

[8] S.Juftin.cohortar ad Grac. Nubem peccatis & fraudibus objice [b] Stoïci rotundam Deo dederunt noctem. Horar.

formam. Sen. epift. 94. [6] Mihi Laverna, in furtis celeralii; [i] Isinfinitatem naturæ dixit effe è manus. Pleur. iiz frag.

quâ omnia gignerentur. Cic. Acad. quet. [c] At tu quos fcelerum Superos, quas ritè vocaiti

[ ] Per quæ haud dubiè declaratur na.

lib. 4.

distinguoient point Dieu de la nature. Aristophane remplisoit ses Comédies,
Anaximéne [1] enseignoit que l'air des traits les plus satiriques sur les
étoit Dieu. Spinosa , dans le dernier Dieux,sans être inquiété à ce sujet , en
siécle , a renouvellé une hypothése même temps que Socrate, & plusieurs
'munstrueuse , suivant laquelle tout autres Philosophics étoient condamnés
l'univers n'est qu'une seule substance , à mort, sur quelques soupçons de déla-
& cette substance eft Dicu , en sorte prouver les superstitions du peuple.
que toutes les parcellesile la matiére Stilpon aïant dit [o]que la Minerve
sont des portions de la divinité : Cette de Phidias étoic Fille de Phidias le
pensée absurde [m] se trouve dans plu- Sculpteur & non de Jupiter , & quc
sieurs anciens : c'est le dernier effort ce n'étoit point une Divinité , il fut
de la folie. S'iln'y a qu'une substance, accusé devant l'Aréopage. Sa défense
& que cette substance soit Dieu , elle fut, qu'il avoit dic à la verité que Mi-
est à la fois pensante & matérielle ; lic nerve n'étoit pas un Dieu, croiant avec
bre & contrainte; agissante & passive ; les Athéniens, qu'elle étoit une Déelle.
heureuse & livrće à la douleur : le su. Cette défaite n'empêcha pas l'Aréo-
jet enfin des modalités les plus diverses page de le bannir. Surquoi Théodore
& les plus contradictoires · Elle dit, que l'Arrêt étoit juste , & que
réunit en soi les perfe&tions & les de l'habillement de Minerve étant de
fauts ; le bien & le mal ; les vices & les Marbre , on ne pouvoit juftifier la té-
vertus ; les connoissances & lgnoran. mérité de Stilpon, qui n'avoit pas pú
ce; la restriction & l'infinice; la puis- connoître le léxe de Minerye.
sauce & la servitude ; toutes les in- St. Augustin reproche aux Payens ,
compatibilités, toutes les répugnances [p]que les Dieux qu'on jouë sur les que les Pa-
les plusformelles. Si le Paganisme fai- théâtres, sont les mêmes qu'on adore yens tailo-
foit combattre les Dieux contre les dans les temples . Qu'y a-c-jl de plus Dicus.
Dieux, ou contre les Titans , ou coilinsensé que cette confusion de culte &

tres les hommes , c'étoient au moins derailleries? quelle absurdité dans des
des êtres divers ; ici c'est le même être, contradictions fi honteuses à la raison.
qui restant parfait , concilie dans la Horace fait dire [9] à une Statuë de
substance les oppositions, les contra. Priape . J'êtois autrefois un tronc de fi-
riétés, les discordes.

guier, inutile à toute sorte d'usages,
On a peine à concilier la tolerance lorsqu'un Charpentier ne sçachant d'a-
cedes Athé: des Athéniens, à l'égard des Poëtes, bord s'il feroit de moi un banc ou
niens pour en matiére de religion,avec leur extrê. un Dicu, se détermina à m'ériger en
& tevérité me sévérité envers les Philosophes. [n] Divinité.
lolo; lics.

12. Railiosies

II.

.

Denys

fur les Phi

turæ potentiam id quoque esse quod exprimer l'impieté.
Deum vacamus. Plin.

[0] Diog. Laëre, in Srilp.
[1] Poft Anaximenes aëra Deum lta- [p] Nec alii ridentur in theatris,quàm
tuit. Cic denat. Deor. lib. 1.

qui adorantur in templis; nec aliis ludos [m] Juppiter eft quodcunque vides, exhibetis, quàm quibus victimas immo.

quocunque moveris. Lucan.lib 9. latis. S. Aug. de civit. Dei lib.6.c.6. Totum hoc quo continemur, & unum [9] Olim truncus eram ficulnus , eft, & Deus, & focii ejus fumus & mem

inutile lignum bra . Sen. epift. 92.

Cùm faber incertuss camnum fao [n]La Comédie Grecque parloic des Dieux

ceret ne Priaşam . avec une relle licence qu'elle a donné lieu ais Maluit effe Deum.

Hkra Proverbe, tanquam de plaustroloqui , !!!

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Denys[r] ajoutoit les railleries qu'il I.es Mages [u] avoient beaucoup faisoit des dieux, aux pillages de leurs d'aversion pour les temples , & pour temples.Il fit ôter une robe d'or mallif toutes les représentations des dieux. à Jupiter, comme trop pesante pour Touts les temples, qui se trouverent l'été , & trop froide pour l'hiver, & sur le chemin de Xerxés pendant son il le fic couvrir d'une robe de laine. Il expédition en Gréce, furent détruits, enleva une barbe d'or d'Esculape, sous [x] suivant la décision, & par le comprécexte , qu'il n'écoit pas de la bien- mandement d'Oltanés, chef des Maséance, que le fils porcấc une barbe, ges, qui étoit à la suite de ce monartandis qu'Apollon son Pere n'en avoit que , point. S'il étoit parlé sur quelque of- Les deux espéces de l'idolâtrie les frande de la bonté des dieux, ou plus anciennes sont le culte des astres, Les deux fi quelque ftatuë avançoit la main, & les apothéoses des hommes qui plus ancienalors il sedisoit autorisé à tout empor- avoient fait du bien au genre humain.nes de l'ida ter, parce qu'il y auroit de la bêtise à Il seroit difficile de décider quelle a faire des demandes aux dieux, & à ne été la premiére. Il est même incertain pas accepter ce qu'ils nous offrent quand l'idolâtrie a commencé. Le ren. d'eux-mêmes.

timent de Tertullien (y) est que l'idoLes Payenscroïoient que les Divini- lâcrie s'est répanduë dans le monde

tés venoienc habiter elles-mêmes dans avant le déluge; S. Cyrille est d'avis
partagés far
les temples les statuës, qui les représentoient . [z] qu'elle ne fut établie que du tems de
de les ta. Pythagore , & Cicéron [s] estimoient Bélus. Il est vrai-semblable que la tradi-

que la vûë des temples & des statuës tion de la vérité s'écant affoiblie, dans
contribuoit à la piété ; les Perles, les la mémoire des hommes corrompus, le
Indiens, & les Gétes[t]regardoient au prémier objet de l'idolâtrie fut d'a.
contraire,comme une impiété, de ren. dorer les altres, dont la splendeur frap-
fermer dans des temples la divinité poit leurs yeux & leurs esprits avant
dont l'univers entier est le temple que la reconnoissance ou la Atterie les
& le domicile.

portallent à déïfier leurs semblables.
Tom. I.

.

11o Sentimens'

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F

[] Cùm Dionyfius ad Peloponnefum nafque,quæ fimulacrorum porre&tibus ma-
claffem appuliffet,& in fanum veniffet Jo- nibus fuftinebantur,fine dubitatione tolle.
vis Olympii,aureum ei detraxit amiculum bat,eaque se accipere non auferre dicebat;
grandi pondere,quo Jovem ornârat ex ma. effe enim stultitiam , à quibus bona preca-
nubiis Carthagin. tyrannus Gelo: atque in remur, ab iis porrigentibus & dantibus
eo etiam cavillatus est æstate grave esseau. nolle sumere, Cic.de nar.Deor. lib. 3 .
reum amiculum, hyeme frigidum : eique la- [s] Cic. de legib. lib. 2.
neum pallium injecit,cùm id esle aptum ad [1] Parietibus includere deos, quibus
omne anni tempus diceret. Idemque El. omnia deberentesse patentia ac libera ,
culapii Epidauri barbam auream demi juf- quorumque hic mundus omnis templum
sit:neque enim convenire barbatum efle fin effet & domus . Cic. de legis, lib. 2.
lium, cùm in omnibus fanis pater imberbis [w]S Cl. Al.in proprepric. Diog.Laër in groce.
effet.Jam menfas argenteas de omnibus de- [x] Strab.lib.14.Cic. de legib, lib. 2.
Jubris juflit auf:rri: in quibus quod more S. Hieronym. in Ifai.c.7. Æschyl, in Pers,
Græciæ infcriptum effet , Bonorum deo. Herodor. clio do Tranie.
rum , uti fe eorum bonitate velle dicebat. [y] Tertull. de idolarr.
Idem victoriolas aurcas, & patenas coro- [z] s, Cyrill, consen) ulian. lib. 1. 3.

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