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chrétienne, tint l’échole d'Alexandrie, aisément , qu'avec Platon : & il donne
vers l'an soo. Quoique d'autres le fal aux Platoniciens [p] le prémier rang
senc bien plus ancien, & le reculent parmi les philosophes. Le même pére
même jusqu'au temps de Marc Auré. dit qu'il s'est servi de plusieurs livres
le. Apollonius , dont Photius faic men des Platoniciens [g], pour se faciliter
tion dans sa bibliothéque , composa l'intelligence de beaucoup de vérités
l'histoire des dames Placoniciennes , chrétiennes.
parmi lesquelles une des plus illukres Amelius Platonicien étant conduit
{ut Hypatia, que l'évêque Synesius par curiosité dans une église, & encen
appelle la maîtresse en philosophie . dant le commencement de l'évangile de
Non seulement elle fut sçavante dans la S. Jean dit : Ce barbare a beaucoup de
philosophie de Platon, mais elle en conformité avec mon maître Platon.
fit des leçons publiques dans Alexan. S. Clement [r]d'Alexandrie approuve
dric, aïant succedé à Plotin. Elle sur- le mot de Numenius [s], qui appelloit
passa tous les philosophes ses concem. Placon le Moyse Athénien. S.Ambroise
porains. On accouroit de toutes parts a cru que Platon avoit été inftruit en
pour l'entendre ; & les envieux de la Egypte par le prophéte Jérémie :opi-
gloire prenant pour prétexte[r], qu'el- nion que S. Augustin ([t], avoit lui-
le entretenoit la discorde, entre l'ar. vie, & dont il a reconnu l'erreur, par-
chevêque Cyrille, & Oreste gouver. ce que les temps de Jérémie & de Pla-
neur d'Alexandrie, se jettérent sur el ton ne se rapportent pas. Eufebe [u]
le, & la mirent en pieces.

place les prophéties de Jérémie, en Les principaux commentateurs de l'Olympiade 37. & 3S. & la nailPlaton ont été Maxime de Tyr soussance de Platon, en la quatriéme année l'empereur Marc Auréle dans le deu- de la 87. Olympiade . En donnant à Jé. xiéme siécle; Plocin dans le croisiéme, rémie plus de 40. ans de vie, depuis Porphyre disciple de Plotin; Jambli- qu'il commença à prophétiser, il y auque disciple de Porphyre dans le qua- roit de la mort à la naissance de Platon triéme siècle, & Proclus dans le fic environ cent soixante ans. Platon est xiéme.

mort soixante ans avant la version des Les premiers philosophes , parmi les Septante [x]; mais il peut avoir eu La philo. Chrétiens, furent [0] presque touts quelque notion de la fainte écriture, sophic Pla- Platoniciens , à l'exemple de S. Juftin, par les entretiens qu'il eut avec les en vogue de Tatien, d'Origene. S. Augustin Juifs répandus en Egypte. S. Irenée a premieres dic, en plusieurs endroits de les ouvra- souvent allégué l'autorité de Platon, Chrétiens. ges que de touts les auteurs prophanes, contre les hérétiques [ y ) ausquels

il n'en trouve aucun, avec lequel on il le préfere. Le cardinal Bellarion puisse entrer en quelque sorte d'ac- [z] montre combien faint Denys & commodement sur la religion, plus

9.

[n] Socrat. hiftor. ecclef. lib. 7. 6.15.

[o] Rapin, compar. de Plar. ago ď Aria
ftor. Son réflex. sur la philof.

[P] S. Aug. de civit. Dei, lib. 8. c. 6.
[9] S. Aug.confeff.lib.7.8.9.
[r] S. Clém. Alex. Atrom, lib. 1,

[6] Μωσής Αττικίζων.
[:] S. Aug. de civir. Dei , l. 8.6.11.
[u] Euseb. in Chronic.
[x] S. Aug. de civit. Dei , lib. 8. c. 11,
[[ S. Iren. adv.beres.lib.3.c. 45.
[z] Beffar. in calumniat. Plat, bb, 2.

19.

tonicienne

décrée par

plusieurs

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autres théologiens l'ont estimé emploi pute fort vive entre les philosophes ,

anc ses passages aux myfteres de la foi. au sujet de la préférence de platon, La philo.

Il se trouve d'un autre côté , plu. ou d'Aristote. Gémisthe Pléton en fepaie ela fieurs péres de l'église fort contraires donna le signal, par un écrit inticu

à la philosophie de Platon. Tercullien lé, Sentiments d'Aristote différents

[A Jle décrie , pour avoir fourni des ar- de ceux de Platon. Dans tout cet ou. pires de

mes aux hérétiques; Lactance & Ar- vrage, la philosophie de Placon est
nobe le censurent avec véhémence; préférée à celle d'Aristote , & l'auteur
saint Chrysostome dans la préface des fait voir que Platon a toujours tenu le
homélies sur saint Matthieu le traite de premier rang parmi les philosophes
visionnaire ; fainc Epiphane prétend jusqu'à Averroëz. George Scholarius,
que son échole a été une échole d'héré. qui fut depuis patriarche de Constan-
sies ; saint Cyrille l'appelle la source de tinople, & connu sous le nom de Gela
l'ignorance & de l'impieté . S. Grégoi- nadius, Théodore Gaza, & George
re de Nazianze traite les ouvrages, de Trebyzonde, qui est aussi appellé
de chiméres. & d'illusions. Saint Au- Trapezonce, défendirent avec chaleur
gultin [b] se repent, dans ses retrac la doctrine d'Aristote.
tacions, des louanges qu'il lui a don. Gémisthe Pléton, aïant fait un traité
nées. Il ajoute [c] que s'il n'eût cher. des loix, & de la meilleure forme de
ché la voie du Seigneur, la lecture de gouvernement,où il faisoit paroître un
Placon ne le conduisoit pas à la science zéle excessif pour les opinions de Pla-
mais à la perte.

ton sur la religion, & pour les projets La philosophic de Platon fut peu chimériques de les livres de la répu. estimée, sous les successeurs de l'em- blique, il fut accusé de vouloir étapereur Julien, parce que ces empe- blir ses propres sentiments, sous préreurs Chrétiens fe conformérent aux

texte de développer la doctrine de Pla. sentiments des péres de l'église. La ton. Le patriarche Gennadius censu. persécution de l'empereur Léon III, ra ce livre de Pléton,& le condamna au acheva de ruiner entiérement, & de dé- feu. Cette exécution rigoureuse flétrit truire l'étude & l'esprit de la philoso. tellement la mémoire de Pléton, qui phie, & les siécles d'ignorance , qui étoit mort peu auparavant dans le pésuccédérent, la firent oublier. Dans le loponnése, que les Platoniciens même douziéme siecle, saint Bernard [d] a abandonnérent sa défense. Le cardinal repris Abélard de ce qu'en voulant trop Beffarion, quoiqu'il fe moncrât tout faire paroître Platon Chrétien, il le Platonicien, porta les esprits à se conmontroit lui-même presque payen. cilier, ou du moins à bannir l'aigreur

Vers le milieu du quinziéme fiécle de leurs disputes [f], & il écrivit une fee is prefere [e], peu avant la prise de Constanti. letcre, qui contribua beaucoup à rareace depia- nople par les Turcs, il s'éleva une dil mener le calme & la paix .

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[w] Philofophi patriarchæ, ut ita di- Ethnicum . S. Bers, epift, ad Innocent, cam, hæreticorum. Tertull. de anim.6.3. 190. [6] S. Aug. retra&t. lib. 1. 6. 3.

[] Mémoir, de l'Acad. des bell, lettsal, [c] S. Aug. confeff. lib. 7. 6. 20. 2. p. 775.

[d] Dum multum sudat quomodo Pla [f] Hift. de Acad. des bell, lenf. 1. 3. torem faciat Christianum, fe probat. 302.

Excés de

sur les lu.

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Dans le fiécle suivant, Bernardin un détail de la conformité de la doctri. Donat de Vérone sembla vouloir re ne Platonicienne, avec la sainte écri. vouveller la querelle , par un dialogue ture. On a fait l'application au Sau. latin intitulé [8], de la différence de veur, du portrait que Platon fait de la philosophie de Platon & d'Aristote; l'homme juste[n], lorsqu'il introduic les fçavants d'alors se trouvérent dans Socrate cherchant l'idée de la perfecla disposition d'imiter le cardinal Bef- tion & de la plus haute vertu, & lui sarion ; ils s'appliquérent à éteindre le faic tenir ce discours; Que comme feu de la discorde,& il parut plusieurs touts les méchants, celui-là seroit le traités, pour accommoder les deux plus méchant, qui sçauroit fi bien coupartis, ou donner aux principaux vrir sa malice , qu'il passeroit pour points de la dispute, des explications homme de bien, & jouiroit par ce dont l'un & l'autre parti pussent être moien de tout le crédit que peut donsatisfaits.

ner la vertu ; de même le plus verMarcile Ficin a le plus contribué à tueux devoit être sans difficulté celui, quelques faire revivre la philosophie de Platon, à qui la vertu attire par sa perfection Platoniciens

en traduisant les ouvrages, & ceux des la jalousie de touts les hommes,en sorte miéres de Platoniciens les plus renommés, com- qu'il n'ait pour lui que la conscience,

me Plotin, Alcinoüs , Jamblique. Mais & qu'il sc voie exposé à toute forte
il a fait plus de cort que d'honneur à d'injures, jusqu'à être fouetté & atta-
cette philosophie, par les excés dans ché à une croix.
lesquels il est tombé, en disant, que Sur ce que Platon a dit que le trian.
le dialogue de Cricon eft le sommairc gle équilatéral est de coutes les figures
de la morale chrétienne , que la doctrin la plus approchante de la divinité, les
ne de Platon renferme le mystére de la premiers Chrétiens lui ont attribué
sainte Trinité, & que c'est un decret une idée quoiqu'imparfaite de la fainte
de la providence divine, que les esprits Trinité. Mais il n'y a rien que de trés-
les plus incrédules , & rebelles à l'au- naturel, & même de forc borné dans
corité de l'écriture fainte, soient obli cette explication de la divinité par le
gés de céder aux raisons de Platon. triangle équilatéral, dont le premier

Ficin n'est pas le seul, qui ait donné côté signifie, suivant Plutarque [0],
à Platon ces louanges excessives. On a l'exemplaire ou le pérc, le second la
prétendu trouver [h] le facrement de matiére ou la mére, & le troisiéme :
pénitence dans le dialogue'de Phædon, l'enfant ou la production du monde.
& le mystére de la sainte Trinité[i]dans Platon a donné à Dieu la figure d'un
le dialogue de Gorgias, & dans l'épi- triangle, avec ce même esprit de téné-
tre à Denys. Saint Justin [k], & faint bres & d'erreur , qui portoit Zénon,
Clément [/] d'Alexandrie accordent & Xénophane à faire la divinité de fie
eux-mêmes à ce philosophe quelque gure ronde.
notion de ce mystére. Eusébe[m] fait Dacier , dans la vie de Platon attri-

buë

[g] Imprimé à Paris en 1541.
[5] Huer. quæft. Alner. lib.2.c. 20.
[] Huet, quaft. Alner. lib. 2.6. 3
[k] s. ) ustin apolog. lib. 2.
1 s. Clem. Alex, strom, lib.sa

[m] Injeb. pra parar, evangel. lib.1 C. 10.

[n] Plaf. de republ. lib 2.
[o] Plutarq. dlfis don d'Ofiris.

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ou de

buë à ce sublime philosophe quel-
que connoissance de l'Incarnation & Sashreya hesaposta
de la Passion du Sauveur ; mais
touts fes lecteurs ne l'admirent pas CHAPITRE QUATRIEME.
autant que Dacier. On le trouve obl.
cur,' confus , rempli de fables , &
de visions. Le hazard seul a produit

Des Péripatéticiens , il est traité les termes , qu'on veut appliquer

en même temps de la logique . aux vérités chrétiennes. Il n'est pas

SOM MA IR E. étonnant, qu'un philosophe aufli diffus ait souvent emploié le terme de dilo cours [P], ou de verbe

1. Ingratitude reprochée d Aristote. 2 raisonnemont, sans y entendre aucun Etymologie de Péripatéticien. 3.Arifmystére . Ce qu'il dit de la perse tote accusé d'avoir été complice de cution de la vertu la plus pure , eft la mort d'Alexandre. 4. Différentes un sentiment qui devoit nécessaire. opinions sur la mort d'Ariftote, so ment étre gravé dans l'esprit de Pla Louanges excessives données à Arifton, témoin de la mort de son maître tore. 6. Aristote peu eftimé de plus Socrate , & de toutes les injustices fiews spavants. 3. Fautes relevées des Athéniens , peuple accoutumé dans Aristote . 8. De la logique à ne pouvoir souffrir la vertu de ses d'Aristote. 9. De Théophrafte. 10. cicoïens , & à la regretter, dés Deffinée des écrits d'Aristote . 11. qu'ils ne l'avoient plus devant les Révolutions de la philosophie d'Arifyeux.

tote , 12. Querelles sanglantes des Le cardinal Bellarmin[q]détourna Nominaux des Réalistes. le pape Paul V. d'ordonner qu'on enseignât à Rome la philosophie de

Ingratitude été accusé d'ingratitude envers

reprochée à Les sectateurs de Platon ne sont pas fon maître. Diogene de Laërce [a]rap- Aristote. aujourd'hui en grand nombre , & porte que Platon s'en plaignoit , en ils sont beaucoup moins zélés , que disant: 'Il a rué contre nous, comme ceux du quinziéme Gécle , qui em. les poulains font contre leurs méres, brassérent les intérêts de ce philofo- Elien [b] pour expliquer cette pen . phe avec tant de chaleur. L'ancien- fée, observe que les poulains donnent ne philosophic ne se soûtient plus

des coups de pié à leurs méres, lors que par la réputation qu'Aristote a qu'ils se sentent fortifiés , & rassafiés conservée dans les écholes,

de leur lait. Il ajoûte qu’Ariftote éle-
ya une échole dans Athénes , pour
contrequarrer celle de Platon. Elien

raconte ailleurs [c] qu'Aristote avoit
Tom. I.

R

Placon , au-lieu de celle d'Acilfoce A Ristate

disciple de Platon, a

[?] dogóc.

[9] Le p. Daniel dans le voiage du monde de des Cartes , part. 2.

[a] Diog. Laërt. in Ariftor.

[6] cl, Ælian, verinr, hiftoriar, lib. 4. cap. 9.

[c] 16. lib.3.c.19.

déplu à Platon, par son luxe & par comme Macédonien , parce que lors
les railleries , & que Platon s'en qu'il est né à Stagyre , cette ville
avoit repris publiquement. faisoit partie du roïäume de Macédoi.

L'autour ancien de la vie d'A. ne. Il descendoit de Machaon fils d’EL
riftote foîtient , que ce fondateur culape. Nicomachus pére d'Aristote
de la fecte Péripatéticienne n'érigea fut prémier médecin d’Amyntas roi
l'échole du Lycée , non seulement de Macédoive, pére de Philippe, &
qu'aprés la mort de Platon, mais aïeul d'Alexandre. Aristote elt traité
même , qu'aprés la mort de Speusip- par Athénée (8), d'homme fort adon-
pe successeur de Platon . Aristote né à la bonne chére & aux plaifirs
avoit demeuré huit ans en Macédoi- de la table . Aïaiit diflipé son bien
ne auprés d'Alexandre , en qualité par les débauches, il fit pout sub.
de son précepteur. Ce ne fut qu'aprés fifter un petit trafic de poudres de
son retour , qu'il enseigna dans le senteur, & de remédes qu'il débicoic
Lycée , qui lui fut donné par les à Athénes.
magistrats d'Athénes ; pour y as. S'étant depuis appliqué à la philo-
sembler ses difciples. Le Lycée étoic fophie, & y aïant acquis une grande
un terrain ; que Périclés avoit fait reputation, Philippe le fic venir a Pel-
servir [d] aux éxercices militai- la, capitale de la Macédoine , pour

être précepteur d'Alexandre , en la Etymologie

Les disciples d'Aristote furent nom- quatriéme année de la cent huitiéme de Pérpaté- més Péripatéticiens , du mot Grec, Olympiade [b], & il en continua les sicien.

qui signifie se promener , parce que fonctions , iusqu'à ce qu'Alexandre
la coutume d'Aristote, étoit de leur succédât à son pere , la prémiére an-
donner ses leçons, en se promenantnée de la cent onziéme Olympiade.
avec eux. Ce philosophe donnoit deux Aristote étoit un peu bégue: il étoit
forces de leçons, les intérieures , ou

ou si appliqué à l'étude , que la nuit il
les plus sçavantes [et]; réservées aux tenoit à la main une boule d'argent ,
disciples choisis( ces leçons se faisoient audessus d'un baffin d'airain , pour fe
de matin ;-) & les excérieures , qui réveiller au bruit , que cette boule fai-
étoient plus à la portée du commun soit en combant, lorsqu'il se laissoit al-
de ses disciples : il faisoit ces leçons ler au sommeil. Alexandre le grand
l'aprés-dînée.

son disciple imita cette ardeur pour le Aristote étoit né à Stagyre, la pré. travail , '& mic en pratique [i]cecte miére année de la quatrevingt-dix neu- méthode de résister au sommeil , qu'il viéme Olympiade [f], 384. ans avoit apprise d'Aristote. avant Jésus-Christ. Cette patrie d'A. Dans la fuite, Aristote fut soupçon. ristote étoit anciennement une ville de né, quoiqu'absent, d'avoir eu Thrace , mais il doit être regardé, la conjuration d'Hermolais; & de Cala de complica

res.

2.

Ariftote 2

part à cufe u'avoit

mort d'A.

lexandrc.

[d] Suid, in voc. A úxhoy.

[i] Alexander ænea concha fuppofi[] A'xpoaparina, 7TEP'TATOS i'w Inosita , brachio extra cubile porrecto, piΣ'ξωτερικα. περίπατος δειλινή.

lam tenebat argenteam, ut cùm nervo[f] Apollod, ap. Diog. Laërt. in Arifior. rum vigorem sopor laxaflet infulus, cin[g] Athén. déipnoj, liv.8.c.6.

nitus somnum abrumperet. Арт, [b] Diog, Laërt. in Ariftor.

Marcell, lib. 16.

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