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PARIS,

TYPOGRAPHIE DE FIRMIN DIDOT FRÈRES, RUE JACOB, 56.

HISTOIRE

ANCIENNE

PAR ROLLIN,

ACCOMPAGNÉE D'OBSERVATIONS

ET D'ÉCLAIRCISSEMENTS HISTORIQUES,

PAR M. LETRONNE,

NEMBRE DE L'INSTITUT ( ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES LETTRES

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TENOX LIBRARN

NEW YORK

DES ÉGYPTIENS,

DES CARTHAGINOIS, DES ASSYRIENS, DES BABYLONIENS,

DES MÈDES ET DES PERSES,

DES MACÉDONIENS ET DES GRECS.

LIVRE QUATRIÈME.

COMMENCEMENT DE L'EMPIRE

DES PERSES ET DES MÈDES.

AVANT-PROPOS.

Les trois règnes de Cyrus, de Cambyse, et de Smerdis le mage, seront la matière du quatrième livre; mais comme les deux derniers sont assez courts, et renferment peu de faits importants, ce livre, à proprement parler, sera l'histoire de Cyrus.

Je me suis trouvé embarrassé dans ce volume à l'occasion de quelques morceaux d'histoire que j'ai donnés ailleurs ', qui reviennent ici, et y trouvent leur place naturelle. Le mieux eût peut-être été de les travailler de nouveau et de les faire reparaître sous une nouvelle forme; mais je ne me suis point senti pour cela assez de fécondité d'invention vi assez de variété de

Dans le second volume de la Manière d'étudier, où je traite de l'histoire (Liv. V, part. III, ch. 2, art. I.) HIST. ANG - T. II.

I

style; et d'ailleurs c'était un travail assez inutile. De renvoyer le lecteur à ces endroits , c'eût été couper mal à propos mon ouvrage, et donner un corps d'histoire imparfait et mutilé. J'ai donc pris le parti , et je ne l'ai point fait sans conseil, de remettre ici les endroits qui étaient nécessaires à la suite de mon histoire, et j'en userai ainsi dans la suite. J'ai cru que le public me permettrait de me copier moi-même, d'autant plus qu'il m'a paru ne pas improuver la possession où je me suis mis de profiter même du travail des autres, et d'adopter tout ce qui me convient: Cette liberté que je me suis donnée, qui n'est pas fort honorable pour l'amour-propre, mais qui est favorable à la paresse , contribue beaucoup à avancer et à orner mon ouvrage, qui par-là se trouve rempli de beautés et de richesses que j'emprunte d'ailleurs. Maisje puis dire que mon ouvrage entier est de ce genre; car tout mon travail consiste à extraire des auteurs anciens ce qui s'y trouve de plus beau , soit pour les faits, soit pour les réflexions, sans presque jamais y rien ajouter du mien.

On m'a fait, dans le - Journal des Savants de Paris, un reproche qui me fait trop d'honneur pour n'y pas répondre : c'est sur l'exclusion que je parais avoir donnée dans mon plan à l'histoire romaine, qu'on souhaiterait que j'y eusse fait aussi entrer. J'avoue que je n'ai eu aucune pensée de l'entreprendre. Ce n'est pas faute de goût ni d'estime pour cette partie de l'histoire ancienne, la plus riche de toutes en grands événements, la plus variée et la plus intéressante. Les secours infinis et d'un prix inestimable qu'on trouve dans les anciens sur cette histoire seraient seuls capables de tenter un écrivain, et de l'engager dans ce travail, quelque pénible qu'il soit. Mais il faudrait pour cela bien des années ; et je ne sais s'il y a eu de la sagesse à moi d'entreprendre à l'âge où je suis un ouvrage d'aussi longue haleine qu'est celui de l'histoire grecque, sans y apporter d'autre préparation

que celle d'une étude générale des auteurs anciens, ordinaire aux personnes de ma profession, et faite sans aucun dessein particulier. Je sens bien que pour réussir parfaitement dans cet ouvrage il aurait été nécessaire d'employer trois ou quatre ans à relire avec attention tous les auteurs, et à faire des remar

I Journal du mois de mars 1730.

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