La colonisation: Le nord de Montréal ou la région Labelle

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C. O. Beauchemin & fils, 1895 - Québec (Province) - 350 pages

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Page 167 - Aimô de***, je me promenais dans une allée de mon parc, lorsque je vis un pivert se placer à une cinquantaine de pas devant moi, regarder s'il était épié, puis se coucher et faire le mort, étendu, immobile, la langue tirée démesurément. De temps à autre, il la faisait rentrer dans son bec ; près de lui était, dans l'allée, une fourmilière souterraine. Les fourmis sortant de leur demeure croyaient voir, dans le pivert, un être mort et s'amoncelaient sur sa langue pour la dévorer ;...
Page 173 - DANS un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de tous les côtés au soleil exposé, Six forts chevaux tiraient un coche. Femmes, .moines, vieillards, tout était descendu : L'attelage suait, soufflait, était rendu. Une mouche survient, et des chevaux s'approche, Prétend les animer par son bourdonnement, Pique l'un, pique l'autre, et pense à tout moment Qu'elle fait aller la machine ; S'assied sur le timon, sur le nez du cocher. Aussitôt que le char chemine, Et qu'elle voit les gens marcher...
Page 114 - Le savetier crut voir tout l'argent que la terre Avait depuis plus de cent ans Produit pour l'usage des gens. Il retourne chez lui ; dans sa cave il enserre L'argent, et sa joie à la fois. Plus de chant ; il perdit la voix Du moment qu'il gagna ce qui cause nos peines. Le sommeil quitta son logis, II eut pour hôtes les soucis, Les soupçons, les alarmes vaines.
Page 10 - Le Nord, voilà le champ ouvert à l'activité et au développement des Canadiens-français. Eux seuls aimeront à y vivre. Les populations étrangères, que l'émigration transatlantique vomit tous les ans par milliers sur nos bords, préféreront toujours se diriger vers les prairies de l'ouest, où les premiers travaux de défrichement sont moins pénibles. La vigueur de nos colons ne recule pas devant les arbres de la forêt, le climat leur est salutaire, et leur tempérament est fait à la rigueur...
Page 198 - Les billots sont en général destinés aux moulins des Chaudières, ou à ceux qui fonctionnent le long de l'Outaouais et de ses tributaires, où ils sont sciés en planches et madriers. » On ne saurait avoir une meilleure idée de l'importance de l'industrie forestière dans cette région, qu'en se transportant aux chutes des Chaudières, l'un des plus beaux « pouvoirs d'eau» du monde. Voyez ces immenses Constructions qui bordent la grande cataracte ! Des milliers de bras y sont occupés, de...
Page 23 - Il n'ya pas de code de législation ou de morale, excepté la religion, qui contienne autant de moralisation qu'un champ qu'on possède et qu'on cultive. La charrue, en traçant le premier sillon , a creusé les fondations de la société. Ce n'est pas seulement du blé qui sort de la terre labourée, c'est une civilisation tout entière ! Je ne veux rien exagérer, Messieurs; je ne veux pas médire des autres professions laborieuses.
Page 22 - Canadiens-Français, n'oublions pas que si nous voulons " assurer notre existence nationale il faut nous cramponner . " à la terre. Il faut que chacun de nous fasse tout en son " pouvoir pour conserver son patrimoine territorial. Celui " qui n'en a point doit employer le fruit de son travail à " l'acquisition d'une partie de notre sol, si minime qu'elle " soit. Car il faut laisser à nos enfants, non seulement le " sang et la langue de nos ancêtres, mais encore la propriété
Page 203 - Le contre-maître est le dépositaire absolu, par la volonté du bourgeois propriétaire, de l'autorité sociale de la communauté : il pose et résout les questions, donne des ordres, tranche et agit selon son bon plaisir, et ne doit compte de son administration qu'à celui qui l'a envoyé. Le...
Page 22 - Canadiens-Français, n'oublions pas que, si nous voulons assurer notre existence nationale, il faut nous cramponner à la terre. Il faut que chacun de nous fasse tout en son pouvoir pour conserver son patrimoine territorial. Celui qui n'en a point, doit employer le fruit de son travail à l'acquisition d'une partie de notre sol, si minime qu'elle soit. Car il faut laisser à nos enfants non seulement le sang et la langue de nos ancêtres, mais encore la propriété du sol. Si plus tard on voulait...
Page 94 - J'ai vu les champs de l'Helvétie, Et ses chalets et ses glaciers. J'ai vu le ciel de l'Italie, Et Venise et ses gondoliers. En saluant chaque patrie, Je me disais : Aucun séjour N'est plus beau que ma Normandie, C'est le pays qui m'a donné le jour.

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