Christianisme et Paganisme: identité de leurs origines ou nouvelle symbolique

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Lacroix, Van Meenen et Cie., 1861 - 434 pages
 

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Page 141 - ... dans la crédulité complaisante, dans l'ignorance des lois naturelles. Quelque recherche qu'on ait faite, jamais un miracle ne s'est produit là où il pouvait être observé et constaté.
Page 124 - ... plus prospères et les mieux organisées. Mais qu'ils ont, après tout, mieux compris la vie que ceux qui l'embrassent comme un étroit calcul d'intérêt, comme une lutte insignifiante d'ambition et de vanité ! Il eût mieux valu sans doute ne pas placer leur idéal dans cette nuageuse hauteur, où pour les contempler il faut une position si tendue ; mais qu'on retrouve bien mieux dans leurs sublimes folies les grands instincts de la nature humaine que dans ces existences affairées que n'a...
Page 286 - ... structure de ses membres. Pour sentir tout le mérite de ce chef-d'œuvre de l'art, il faut se pénétrer des beautés intellectuelles et devenir, s'il se peut, créateur d'une nature céleste; car il n'ya rien qui soit mortel, rien qui soit sujet aux besoins de l'humanité. Ce corps, dont aucune veine n'interrompt les formes, et qui n'est agité par aucun nerf, semble animé d'un esprit céleste, qui circule comme une douce vapeur dans tous les contours de cette admirable tigure.
Page 385 - Elevez-le, dit-elle, dans la plaine, assez large pour donner place à nous lousqui mourrons avec Sigurd. Qu'on le couvre de voiles et de boucliers, et de riches tapisseries, et qu'on y brûle le guerrier à côté de moi. Qu'on brûle de l'autre côté mes serviteurs ornés de colliers précieux, que deux soient à la tête avec deuxéperviers; que le partage soit égal.
Page 127 - ... et Mahomet n'est pas plus explicable par l'imposture et la ruse que par l'illuminisme et l'enthousiasme. Aux yeux du logicien, qui se place au point de vue des abstractions et oppose l'une à l'autre la vérité et le mensonge comme des catégories absolues, il n'y a pas de moyen terme entre l'imposteur et le prophète. Mais aux yeux du critique, qui se place dans le milieu fuyant et insaisissable de la réalité, rien n'est pur de ce qui sort de l'homme ; tout porte, à côté du sceau de la...
Page 328 - Fils industrieux de la sage Thémis, vois, pour ton malheur, pour le mien, ces ferrements invincibles : je vais te clouer sur ce mont sauvage, où tu n'entendras la voix, où tu n'apercevras le visage d'aucun mortel; où, desséché par les brûlants rayons du soleil, tu verras se flétrir la fleur de ton corps. Trop tard, à ton gré, la nuit viendra cacher le jour sous sa robe émaillée d'étoiles ; trop tard le soleil viendra dissiper la gelée du matin : tu vivras, sans cesse accablé par la...
Page 115 - Après l'amour, c'est le martyre qui a fourni à la poésie les combinaisons les plus diverses. Il ya dans ces imaginations de supplices je ne sais quelle sombre et étrange volupté que l'humanité savoura avec délices pendant des siècles ; le roman chrétien ne connut pas d'abord d'autre machine d'intérêt.
Page 142 - ... intégrité des organes qui, d'après leurs recherches, fait le nœud de toute existence animale, et qu'elle peut encore se manifester avec un cerveau détruit, un poumon incapable de respirer, un cœur inhabile à battre. Jamais dans les plaines de l'air, aux yeux des physiciens, un corps pesant ne s'est élevé contre les lois de la pesanteur, prouvant par là que les propriétés des corps sont susceptibles de suppressions...
Page 142 - ... temporaires, qu'une intervention surnaturelle peut rendre le feu sans chaleur, la pierre sans pesanteur et le nuage orageux sans électricité. Jamais, dans les espaces intercosmiques, aux yeux des astronomes, la terre ne s'est arrêtée dans sa révolution diurne, ni le soleil n'a reculé vers son lever, ni l'ombre du cadran n'a manqué de suivre l'astre dont elle marque les pas ; et les calculs...
Page 264 - Qu'est-ce donc qui les faisait courir en foule pour pleurer Adonis ? Le désir de pleurer un jeune dieu trop vite épanoui, de le contempler couché sur son lit funèbre, épuisé dans sa fleur, la tête languissamment penchée, entouré d'oranges et de plantes d'une végétation hâtive qu'on voyait éclore et mourir, de l'ensevelir de leurs mains, de se couper les cheveux sur son tombeau, de se lamenter et...

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