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KRYLOFF KULM il resta quelques années sans emploi; et dans cet intervalle magne la naissance d'un art national. Il est mort le 18 mars il enrichit le théâtre russe d'un grand nombre de pièces. 1858, à Berlin. Ses ouvrages sont nombreux et presque tous Dès 1789 il s'était associé avec un capitaine de la garde, relatifs à l'objet de ses études favorites ; nous citerons le appelé Nachmanow, afin de créer une imprimerie et de pu Manuel de l'histoire de la peinture (1837, 2 vol. in-8°), blier un journal intitulé : La Poste des Esprits, transformné, le Manuel de l'histoire de l'art (1841-42, 2 vol.), réimen 1792, en Observateur. L'année suivante il abandonnait primé en 1861 avec additions de Lübke, et l'Histoire de cette feuille pour publier Le Mercure de Saint-Pétersbourg ; l'architecture (1854-59, 3 vol.). mais, toujours inconstant, il y renonça bientôt aussi, et de KULM (Bataille de). Kulm , petit village du cercle de puis il ne s'occupa plus de journalisme. En revanche, il n'en Leitmeritz, en Bohême, à 12 kilomètres nord-est de Tetravailla qu'avec plus d'ardeur pour le théâtre, et fit repré plitz, est célèbre par la bataille qui s'y livra le 30 aout 1813. senter alors successivement un grand nombre de pièces, entre

L'attaque sur Dresde tentée le 26 août par les coalisés autres La Folle Famille, Les Plaisants et Le Poëte dans avait échoué, et Napoléon s'était rendu maitre de la route l'antichambre. Après avoir obtenu, en 1801, la protection de Freiberg ch tournant et en battant l'aile gauche de toute spéciale de l'impératrice, il fut adjoint au gouverneur de

l'armée ennemie. Cette manœuvre contraignit SchwartRiga, le prince Galyzin, en qualité de secrétaire. C'est à Riga zenberg à battre en retraite par la seule route qui restat å qu'il composa sa farce Atcot, tragédie. Deux ans plus tard sa disposition, celle de Dippodiswald á Altenberg, et de là, il abandonna encore cette position administrative, et à l'in par des chemins de traverse, à gagner la crète de l’Erzgevitation du pripce Galyzin il s'en alla passer trois ans dans birge pour prendre position près de Tæplitz, dans la vallée les terres de ce seigneur, situées dans le gouvernement de

d'Eger. Les Russes aux ordres de Barclay de Tolly eurent Saratof. En 1806 il revint à Saint-Pétersbourg en passant par

ordre de suivre la route stratégique conduisant du champ Moscou, où, cédant aux encouragements de Dmitrieft, il de bataille à Tæplitz par Dohna et Giesshübel ; mais Bars'essaya pour la première fois, à l'âge de quarante-et-un ans, clay, jugeant trop périlleuse la voie qu'on lui assignait entre dans le genre de poésie qui devait immortaliser son nom.

Vandamme et les troupes de Napoléon, se massa sur le Son premier recueil de fables parut en 1808; il en contenait

chemin conduisant à Dippodiswald, mouvement duquel vingt-trois, et fut accueilli avec une faveur extrême. En 1811 résulta beaucoup de confusion entre ses troupes et les il fut nommé membre de l'Académie de Saint-Pétersbourg, masses de l'armée autrichienne. Il fit savoir alors au gé. en 1812 l'un des conservateurs de la Bibliothèque impériale, néral Ostermann-Tolstoy qu'il eut à rejoindre à Maxen la en 1830 conseiller d'État ; et par la suite il fut encore telle grande armée, dans le cas où déjà Vandamme lui aurait ment comblé de distinctions, qu'en 1841, époque où il se coupé la retraite sur Peterswald. Mais Ostermann, réfléchis. démit de ses fonctions publiques, il touchait chaque année sant aux dangers que courait l'armée de Bohême si la la somme de 11,700 roubles. Il mourut le 23 avril 1844. grande route conduisant de Peterswald á Tæplitz demeurait

Par l'esprit éminemment national qui y domine, par leur ouverte à l'ennemi, choisit, sous sa propre responsabilité, franche gaieté, par leur naturel, par leur aimable naïveté, ses la direction la plus dangereuse, emporta de vive force le Tables sont devenues l'un des livres populaires les plus ré Kohilberg, déjà occupé sur ses derrières par l'ennemi, ainsi pandus en Russie , et beaucoup des moralités qui les termi- que le défilé de Giesshübel, et arriva le 28 à Peterswald. nent ont passé en proverbe. C'est le premier livre qu'on

Alors Vandamme se précipita avec ardeur à sa poursuite, et, mette d'ordinaire entre les mains des enfants ; aussi s'en par les hauteurs de Hollendorf, accula dans Kulm son petit est-il fait d'innombrables éditions.

corps, réduit à 8,000 hommes. Ce fut là qu'Ostermann apprit KUCKEN (FRÉDÉRIC-GUILLAUME), musicien allemand, par le roi de Prusse, arrivé de Tæplitz, la position critique né le 16 novembre 1810, près Lunebourg (Hanovre), fut de l'armée, engagée avec tous ses bagages et son artillerie choisi tout jeune pour enseigner le piano aux fils du grand dans l'Erzgebirge, et au milieu de laquelle se trouvait duc de Mecklembourg-Schwerin. Ses romances (Lieder) | l'empereur Alexandre. Aussitot, le 29, les généraux Osterrendirent son nom vite populaire; elle sont gracieuses, na

mann, Yermoloft, Knorring, le prince Galyzin et le grandturelles et faciles à retenir. En 1858, cet artiste a remplacé

duc Constantin résolurent de défendre à tout prix une poLindpaintner comme maltre de chapelle à Stuttgard. sition d'où dépendait le salut de l'armée. Ce jour-là les KUFA ou KOUFAH. En l'année 17 de l'hégire (639 de

Russes défendirent héroïquement chaque pouce de terrain J.-C.), Saad, fils d'Abou-Vakar, après avoir gagné la bataille jusqu'à onze heures du matin, moment où le feu de la de Kadésiah, pris la ville royale d'El-Madaïen (Ctesiphon) et mousqueterie s'engagea sur toute la ligne et ajouta à la conquis l'empire entier des Perses, écrivit à Omar que les gravité de la situation. Arabes ne pouvant paz s'accoutumer à l'air de la ville d'El A cet instant arriva, sur l'ordre du roi de Prusse, le régiment Madaïen , il lui demandait la permission de bâtir une autre autrichien des dragons de l'archiduc Jean, commandé par ville sur la même rivière, mais plus près de l'Arabie. Le le colonel Stück, que ne tardèrent pas à suivre, indépendamkhalife le lui permit, et de ce que les maisons de cette nou ment de la division de cavalerie légère, la garde impériale velle ville n'étaient que de joncs et de roseaux couverts de russe et la seconde division de cuirassiers russes, aux ordres terre, on lui donna le nom de Kufah (jonc, roseau, en du grand-duc Constantin. La lutte sut meurtrière. 6,000 arabe). Plus tard elle devint la résidence d'Ali celle du morts et blessés couvrirent le champ de bataille. Un boulet premier khalife abasside, El-Saffah. Elle avait une telle de canon enleva le bras gauche du brave Ostermann; mais il importance, que l'Euphrate, sur les bords duquel elle s'éle ne s'en maintint pas moins dans sa position d'Arbisau, et vait, avait reçu le nom de Nhar-Kufah, la rivière de Miloradowitsch, qui lui succéda dans son commandement, Kufah. Toutefois, Bagdad étant devenu le siège de la cour en fit autant. Vandamme interrompit enfin le combat à la des successeurs de Saffah, Kufah déchut, et on n'en voit nuit tombante et établit son camp à Kulm, où il complait plus aujourd'hui que des ruines éparses près des murs de bien voir arriver le lendemain soit l'empereur, soit le maréla ville de Méchehed-Ali. Mais si elle a disparu , les monu chal Mortier. Napoléon s'était à la vérité avancé le 28 avec ments des arts ont sauvé son nom de l'oubli.

sa garde jusqu'à Perna, mais en proie à la fièvre et appre. KUFIQUE ou KOUFIQUE. Voyez CUFIQUE.

nant la perte de la bataille de Gross-Beeren, il était reparti en KUGLER (FRANÇOIS-THÉODORE), écrivain allemand, né toute hâte avec la vieille garde pour Dresde, base de ses le 19 janvier 1808, à Stettin , cultiva dans sa jeunesse la opérations, où il rappelait également de Perna Mortier et musique, la peinture et la poésie. Après avoir fait sur l'es la jeune garde quand plus tard il apprit qu’une nouvelle thétique' un cours libre à l'université de Berlin, il fut bataille venait d'être perdue sur les bords de la Katzbach, nommé professeur à l'Académie des beaux-arts (1835). Son parce qu'il craignit de voir l'armée de Silésie et l'armée du principal mérite est d'avoir ouvert avec Waagen une voie nord pénétrer de ce coté. Mais dans l'intervalle le corps nouvelle à l'histoire de l'art et d'avoir provoqué en Alle de Kleist était parti de Glasshutte, de Breitnau et de Fursten

KULM KUNTH wald, et s'était dirigé par des chemins de traverse vers la de repasser l'Oder avec une perte de 6,000 hommes. Les grande route de Peterswald pour prendre par Hollendorf Russes occupèrent alors Francfort. et rien ne s'opposait plus position sur les derrières de Vandamme. Si Napoléon ou More à leur jonction avec les Autrichiens, qui arrivaient sous les tier étaient arrivés en ce moment de Perna, Kleist était perdu ordres de Loudon et de Haddik. Leroi de Prusse n'avait plus et Vandamme remportait la victoire. Mais Schwartzenberg, un instant à perdre, s'il voulait sauver ses États bérédidescendu vers deux heures du soir d'Altenberg dans la taires. Après avoir chargé en conséquence un corps aux orplaine de Kulm, avait fait renforcer la ligne des Russes à Arbi dres du prince Henri de tenir en échec la grande armée ausau, et s'était renseigné en personne sur la position et la trichienne commandée par Daun, il envoya une partie de force de l'ennemi.

ses troupes sur l'Oder, et y accourut en personne. Mais il ne Il fut décidé en conséquence qu'on attaquerait de nouveau put empêcher la jonction de Loudon et Soltikof. Tous deux Vandamme le lendemain matin. Les divisions autrichiennes étaient prêts à livrer bataille, à la tête de 60,000 combatColloredo et Bianchi reçurent donc l'ordre de quitter Dux tants, et occupaient la rive droite de l'Oder près de Francpour se rapprocher du champ de bataille, et Kleist, qu'on fort. Le roi, qui arrivait à Mullrose, marcha vers la rive avait appris etre en marche sur Hollendorf, fut invité à gauche, fit passer le fleuve à son armée, sorte d'environ 40,000 prendre part à l'affaire. On se proposait de tourner l'aile hommes, au nord de la ville, et engagea l'action le lendemain gauche de Vandamme, de l'acculer entre Kulm et la hau. matin. teur, et de l'y écraser. A la pointe du jour, Barclay, à qui L'ennemi avait son aile droite couverte par l'Oder, sa le 30 août Schwartzenberg avait remis le commandement gauche par des bois, des marais, de forts retranchements, de l'armée, attaqua l'ennemi , et bientot Knorring, Collo et son front par de profonds ravins. Dans l'attaque dont redo et Bianchi s'emparerent des hauteurs de l'aile gauche. l'aile gauche des Russes fut l'objet de leur part, les PrusRien cependant n'était encore décidé, et Vandamme occupaitsiens , après un combat opiniatre et malgré la mitraille que toujours la route par laquelle il pouvait opérer sa retraite vomissaient sur eux cent pièces de canon, réussirent à sur Peterswald, quand, à onze heures du matin, au lieu des franchir les retranchements, à enlever les batteries et à faire secours qu'ils attendaient, les Français virent arriver Kleist fuir les Russes. A six heures, des courriers partirent pour sur leurs derrières. Enfermé dans l'entonnoir de Kulm, la Silésie et pour Berlin, porteurs de la nouvelle de cette Vandamme chercha à se frayer un passage vers Hollendorf. victoire. Mais les Russes tenaient encore bon sur plusieurs La cavalerie française se précipita sur les Prussiens, et l'in points importants; en dépit de toutes les observations de fanterie la suivit en carrés fermés. Mais les généraux Du ses généraux, le roi résolut d'attaquer leur aile droite avec ses monceau, Philippon et Corbineau réussirent seuls à se frayer troupes déjà fatiguées. Le combat s'engagea, et malgré quelun passage à travers les bataillons prussiens de l'aile ques avantages partiels, les Prussiens, à cause des disticultés

che. Le reste de nos troupes, and leurs carrés eurent du terrain, ne urent rien faire de décisif. Pour les apété enfoncés par la cavalerie ennemie, dut mettre bas les puyer, le roi rappela, par des ordres réitérés, le général armes. Vandamme, trois généraux, entre autres Haxo, et Seidlitz avec sa cavalerie du poste d'observation qu'il occu10,000 hommes furent faits prisonniers, après avoir perdu pait en face de Loudon. Celui-ci, qui, dans son mouvement 5,000 morts et quatre-vingt-une pièces de canon. Le même de retraite, avait attentivement suivi les manæuvres de jour l'armée des coalisés put déboucher sans obstacle des l'ennemi, profita de l'occasion pour pousser une pointe montagnes sur Tæplitz. Cette victoire des alliés en mettant et se précipiter avec sa cavalerie sur les bataillons prusla Bohème à l'abri de toute invasion, leur permettait d'a. siens, épuisés de fatigue. Ce mouvement décida du gain débandonner les montagnes de Tæplitz et de se préparer à finitif de la journée. En vain les Prussiens essayèrent d'enenvahir de nouveau le territoire de la Saxe. Napoléon n'osa lever la hauteur de Spitzberg; une nouvelle attaque de plus rien entreprendre de sérieux contre la Bohème et la Loudon les mit en complète déroute. Ils perdirent dans forte position de Tæplitz; il se contenta de garder les dé cette journée environ 26,000 hommes et presque toute leur filés des montagnes. Plus tard, dans une nouvelle tentative, leur artillerie; mais la perte de leurs ennemis ne s'éleva il échoua contre la résistance que lui opposèrent les troupes pas non plus à moins de 24,000 homines. Le roi de Prusse alliées dans les journées des 16 et 17 septembre 1813, et eut deux chevaux tués sous lui; une balle brisa dans la renonça à son entreprise par suite de la persuasion qu'il poche de son gilet un étui en or, et le courage héroïque acquit que son armée, épuisée, n'était plus assez forte pour du capitaine Rittwitz l'empêcha seul d'etre fait prisonnier. se rendre maitresse d'un sol offrant tant de difficultés. Ce Seidlitz, Fink, Hulsen et d'autres généraux furent blessés. fut à quelque temps de la que commença un mouvement Le général Putlkamer et le poëte Ewald de Kleist périrent de retraite qui ne devait pas même s'arrêter au Rhin. dans cette affaire.

Après la bataille de Kulm, le roi de Prusse récompensa le KUNTH (CHARLES-SIGISMOND), professeur de botanique général Kleist des services signalés qu'il avait rendus dans à l'université de Berlin, né à Leipzig, le 18 juin 1788, fit cette journée, en lui conférant le titre de comte de Hollendorf, preuve de bonne heure d'une inclination décidée pour l'éet le 1er septembre il fit célébrer sur le champ de bataille tude des sciences naturelles. La mort de son père l'ayant Inéme un service solennel, auquel assista toute l'armée des laissé sans ressources, il fut assez heureux pour rencontrer coalisés.

dans Alexandre de Humboldt un protecteur généreux, qui KUNERSDORF, village du cercle de Lebus, régence le mit à même de suivre les cours de l'université de Berlin. de Francfort-sur-l'Oder, province de Brandebourg, est ce Son premier ouvrage fut sa Flora Berolinensis (Berlin, Jèbre par la bataille qui s'y livra le 12 août 1759, et qui 1813), A la mort de Wildenow, il fut chargé de la classifut l'une des plus remarquables de la guerre de sept ans. fication et de la description des plantes recueillies dans leur Les adversaires de Frédéric le Grand semblèrent, en 1759, voyage par MM. de Humboldt et Bonpland, et accompagna décidés à agir contre lui avec plus d'ensemble, et sa position à cet effet, en 1813, M. de Humboldt à Paris, où il demeura devenait de plus en plus critique. Daun se tenait en obser. jusqu'en 1819. Pendant ce long séjour dans la capitale de la vation sur les frontières de la haute Silésie, tandis que les France, il fit paraitre plusieurs importants ouvrages relatifs Russes, commandés par Soltikof, s'avançaient vers l'Oder, à la botanique, tels que ses Nova Genera et Species Planafin d'opérer leur jonclion avec Loudon, qui venait à leur tarum (Paris, 1815-25); ses Monographies des légumirencontre à la tête de 30,000 hommes. Pour empêcher à neuses (1819) et des Graminées de l'Amérique tropicale tout prix cette jonction , Frédéric avait envoyé le général (1829-33 ). Ses Suites à la Monographie des Mélastomées Wedel contre les Russes ; mais celui-ci ayant attaqué le 23 et des plantes equinoziales commencée par Bonpland, juillet avec des forces de beaucoup inférieures, et sans con contiennent près de 6,000 descriptions de plantes et de paissance préalable du terrain, l'ennemi dans la forte position 1,000 planches gravées, dont il fournit lui-même les dessins. qu'il occupait entre Süllichau et Kossen, fut battu et obligé | Revenu à Berlin en 1819, il y fut nommé professeur de bota.

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KUNTH - KYSTE Dique et sous-directeur du Jardin botanique. Il est mort à Iles. Dans deux des lles ainsi situées à son embouchure so Berlin, le 22 mars 1850, et était depuis 1829 membre de trouvent les formidables forteresses de Rothschonsalm et do l'Académie des Sciences de Berlin.

Kymmènegard. C'est dans le Svensksund, baie formée par KUPETZKY (JEAN), l'un des peintres de portrait les le Kymmene, que fut livrée, les 9 et 10 juillet 1790, la plus distingués de l'Allemagne, né en 1667, à Pesing, sur les célèbre bataille navale dans laquelle la flotte suédoise comfrontières de Hongrie, fils d'un tisserand, étudia la peinture mandée par le roi Gustave III battit complétement celle des dans l'atelier de Claus, à Vienne, et alla ensuite en Italie, Russes. où il eut d'abord à lutter contre une poignante misère, mais KYMRI. Les Gaulois se subdivisaient en Galls ou Gaels où la protection du prince Jean Sobiesky le mit à l'abri du et Kymri, deux races venues également de l'Orient, mais à besoin. Après y avoir séjourné pendant vingt-deux ans, il des époques différentes, et parlant des langues distinctes, revint à Vienne, où il fit les portraits des princes et princesses quoique dérivées l'une et l'autre du sanscrit. Les Kymri, de la famille impériale, et ceux d'un grand nombre de per dont le nom est évidemment le même que celui des Cimsonnages distingués. Il imitait la manière de Rembrandt. Ses mériens de l'Orient et des Cimbres de Marius, s'étaient toiles ont une grande vérité et une remarquable puissance principalement fixés sur la cote nord-ouest de la Gaule et d'effet; mais elles sont devenues obscures avec le temps. Il dans la partie méridionale de la Bretagne, qui prit ce nom mourut en 1740, à Nuremberg.

d'un de leurs chefs. La religion druidique avait son siége KURDES, KURDISTAN. Voyez KOURDISTAN.

dans leur pays. Aujourd'hui la langue kymrique ne subsiste KURTKA, sorte de paletot court, d'origine polonaise, plus que dans deux dialectes parlés, l'un en France, le basadopté sous le premier empire pour les lanciers de la garde breton, l'autre en Cornouailles. et les lanciers polonais.

KYRIE ELEISON, mots grecs signifiant : Seigneur, KUSSNACIIT, nom d'un arrondissement et d'un bourg aie pitié, en latin : Domine, miserere. L'un est le vocatif de Suisse (canton de Schwytz), sur un golfe situé au nord- de Kúplos, Seigneur, et l'autre, une forme de l'impératif est du lac de Lucerne. Le chemin creux où, suivant la tra- du verbe teciv, avoir pitié. Cette expression biblique a été dition , le bailli Gessler fut tué d'un coup d'arbalète par employée depuis le quatrième siècle dans l'Église chrétienne Guillaume Tell, a disparu, par suite de la construction ré. comme prière. Le pape Sylvestre 1er l'introduisit dans l'Église cente de la grande route conduisant par la montagne à Im- d'Occident. On la récite au commencement des litanies, mensée. Toutefois, la petite chapelle consacrée originaire et à la messe après le Confiteor, lorsque le prétre est ment aux quatorze libérateurs de la Suisse, et qui par la monté à l'autel. suite a reçu le nom de Guillaume Tell, continue toujours à KYRILLITZA, ou alphabet cyrillien. Voyez CYRILLIE' étre visitée par de nombreux curieux.

(Alphabet ) et Glagol. KUSTRIN. Voyez CUSTRIN.

KYSTE (du grec xúctos, sac ). Les anatomistes donnent KUTTEMBERG, ville de Boheme, à 48 kilom. est de ce nom à une sorte de poche membraneuse et fibreuse acPrague, avec 15,000 åmes. Ses mines d'argent étaient cé cidentellement développée au sein des parties vivantes et lèbres au treizième siècle; épuisées depuis longtemps, on y renlermant des matières liquides ou épaissies, adipeuses , exploite aujourd'hui le cuivre et le plomb. Il y a aussi des charnues, etc. Telle est l'enveloppe membraneuse de l'athefilatures de coton et des blanchisseries.

rome, du méliceris, du stéatome et de toutes les tumeurs KUTUZOW. Voyez KOUTOUSOFF.

qui s'engendrent dans les glandes dont la membrane externe KUYP (ALBERT). Voyez Cuyp.

sorme le kyste. Quoiqu'on ne puisse les considérer en eux, KIVASS, nom d'une boisson fort aimée en Russie, où mêmes comme une maladie, les kystes ne laissent pas quelelle tient lieu de bière, et qu'on manque rarement de servir, quefois que d'occasionner des accidents d'une certaine gramême sur la table des grands. Chez les paysans, le kwass vité, en raison de leur volume et de leur poids, comme n'est guère ine infusion trouble, aigre et encore à l'état aussi de la compression qu'ils exercent sur les parties qui de fermentation, de blé égrugé, et n'ayant d'autre mérite les avoisinent. Il faut alors les extirper, ou s'il n'est pas que d'être rafraichissante. Mais le kwass confectionné avec possible de les atteindre avec l'instrument tranchant, les des pommes et des fraroboises est d'un goût très-délicat.

vider des matières organiques qu'ils contiennent et enflamKYBOURG, village de Suisse, à 15 kilom. de Zurich, ment leur paroi interne, qui contracte alors des adhérences possède un ancien château, qui fut le berceau de la famille

avec elle-même et les réduit à une petite tumeur insignides comtes de Kybourg.

fiante. L'histoire de la chirurgie cite une foule d'exemples KYMMÈNE, grand fleuve de Finlande, qui n'est à curieux de kystes parvenus à un volume extraordinaire et proprement parler qu'une suite non interrompue de lacs situés dans des endroits qui rendaient leur extirpation sindont il décharge les eaux et qui va se perdre dans le golfe gulièrement diflicile. Quand on laisse les kystes acquérir un de Finlande entre Frédéricsham et Lowisa , par trois bras volume énorme, il n'est pas rare de leur voir subir la dé. aussi larges que profonds, et renfermant plusieurs petites génératior cancéreuse.

BELPIELD-LEFÈYRE.

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L, substantif masculin suivant l'appellation de Port- LA, nole de musique, appelée simplement A par les AlRoyal (le) et séminin d'après l'appellation nsuelle (elle), est lemands et les Italiens. C'est le sixième degré de notre ia douzième lettre de l'alphabet et la neuvième des con- échelle musicale. Il porto accord parfait mineur, et s'emsonnes. L'articulation que représente la lettre l est linguale. ploie en harmonie, ou comme sixième degré de la gamme On donne aussi la qualification de liquide à cette consonne, majeure d’ut, ou comme premier degré du relatif mineur sans doute à cause de la merveilleuse fluidité avec laquelle

de cette même gamme. elle s'allie et semble se fondre avec d'autres consonnes.

La est aussi le nom de la seconde corde du violon et de la On distingue encorellordinaire de l’l mouillée. La première chanterelle ou première corde de la viole, du violoncelle forme dans la prononciation une de nos liaisons les plus et de la contrebasse. C'est sur cette note, prise dans l'octave caulantes ; sa douceur résulte du caractère de la consonne, du médium de notre système sonore, que s'accordent tous qui, étant une des liquides, comme nous venons de le dire, les instruments sans exception et que sont réglés les diase lie sans difficulté, comme dans les mots celeste, chaleur, pasons. Il rie s'ensuit pourtant pas que tous les diapasons maladie. Le second, qu'on appelle l mouillée et dont le son, donnent exactement le même son, quoiqu'ils soient tous différent de celui de l’l ordinaire, se reconnait dans les mots accordés sur la même note la : au contraire, ils varient selon soleil, travail, orgueil, doit donner lieu ici à quelques re- les lieux et quelquefois selon les orchestres; mais la dilmarques. Quand la consonne l est mouillée, elle est toujours férence est fort légère, et n'excède jamais un demi-ton ou précédée d'un i et quelquefois suivie d'une autre l aussi trois quarts de ton au plus. mouillée. La voyelle i qui précède l’lmouillée est tantot seule, On dit : donner le la, prendre le la, pour donner et comme dans fille, famille, tantot précédée d'une voyelle prendre l'accord.

Ch. BECHEM. simple ou d'une voyelle composée, avec laquelle elle se joint LAALAND ou LOLLAND, Ile de la Ballique, appartepour ne former qu'une seule syllabe, comme dans caillou, ver- nant au Danemark, située à l'entrée du grand Belt, et remeil, vieillard, rouille, deuil. Il résulte de ces exemples que marquable par sa grande fertilité. On y comple (1870) P mouillée est toujours exprimée par il ou ill. Néanmoins, on 75,000 habitants, sur une superficie de 14 myriamètres aurait tort d'en conclure que la lettrel est mouillée toutes les carrés. Ses villes les plus importantes sont : Mariabæ, avec iois qu'elle est précédée de la voyelle i. Les mots illustre, 2,000 habitants, chef-lieu de bailliage, et Nakskow, dont subtil, ville, tranquille et d'autres encore prouvent évidem- Ja population s'élève à 4,000 âmes. Elle possède un gymment le contraire. Règle générale: la consonnel n'est jamais nase, une synagogue et un bon port, et est le centre d'un mouillée au commencement des mots ; quant aux diverses commerce de grains assez actif. exceptions, c'est l'usage seul qui peut les enseigner. Ajou- Le bailliage de Laaland, qui forme l'extrémité méritons toutefois, à propos de son produit par les ll précédées dionale du Danemark, contient 90,706 habitants sur une d'un i, qui sont parfois mouillées, que ce son n'a lieu que superficie de 16 myriamètres carrés. Indépendainment de torsque le mot qui les contient est suivi d'un i dans la l'lle dont il tire son nom et de quelques Ilots voisins, il langue latine, à laquelle nous l'avons emprunté. Ainsi nous comprend aussi l'Ile de Falster, qui n'est séparée de celle mouillons les ll dans fille, famille, etc. (qui viennent de de Laaland que par un petit détroit appelé Guldborgsund. filia, familia), et non dans ville, Iranquille (tirés de villa, LAAR OU LAER (PIERRE DE), surnommé Bamboccio tranquillus). D'après ce principe, on devrait, ainsi que l'a ou le Bamboche , peintre célèbre de l'école hollandaise et tonjours fait Corneille, prononcer Camille (Camillus, Ca- musicien distingné, naquit vers l'an 1613, à Laren, village milla) comme Achille ( Achilles).

situé près de Naarden. Après avoir appris les premiers Dans l'écriture des temps les plus reculés, on retrouve

éléments de son art dans sa patrie, il se rendit à Rome, In Jettre l, ainsi que la plupart de nos autres consonnes,

où il passa seize ans, vivant dans la plus étroite intimité avec la même valeur et à peu près la même figure que dans

avec le Poussin, Claude Lorrain, Sandrart et autres artistes les alphabets de nos langues. Court de Gébelin fait remarquer

distingués. A son retour en Hollande, il se fixa d'abord à que la lettre l eut dans l'origine la figure d'une aile ou d'un Amsterdam, puis à Harlem, où, en 1674, il mit fin volontaioras reployé et servant d'ailes pour mieux courir. « C'est rement à ses jours, dans un accès d'hypocondrie. Son so. ce que désigne cette intonation elle-même, ajoute-t-il : de là briquet d'atelier, Bamboccio (Bamboche), lui avait été donné les noms d'aile, de flanc, de fluide, et en latin, ala, latus,

à Rome par ses camarades, à cause de la singulière confluo, etc. »

formation de sa figure. Bamboche était né peintre de L comme lettre numérale représentait le nombre cin- genre; il n'a guère traité que des épisodes empruntés à quante, ainsi que l'atteste ce vers latin :

la vie du peuple, des foires, des jeux d'enfants, des chasses,

des paysages, des scènes gaies et champêtres, des labagies Quinquies L dcnos numero dcsigaat habendos.

et autres sujets plaisants. Elle a conservé cette valeur dans les chiffres romains; sure On a donné, depuis lui, le nom de bambochades à co montée d'une ligne horizontale, elle en acquiert une mille fois genre de peinture, dont il ne fut pourtant pas le créateur plus grande. Ainsi, L vaut 50,000. Dans quelques auteurs, puisque ses principaux représentants, Teniers, Brower, etc., LL S signifie sextertius, le petit seslerce, ou sczterlium, le

sont plus anciens que lui, mais que personne ne mania grand sesterce. L était le signe particulier de la monnaie fa- avec plus de force, d'esprit et de vérité que cel artiste. briquée à Bayonne. Dans les formules chimiques , L repré.

LA BALUE (Cardinal de). Voyez Balue. sente le Lithium.

CHAMPAGNAC.

LABAN, Gls de Bathuel, fils de Nachur, de la famille 3

LABAN LABAT d'Abraham, habitait la Mésopotamie. La vue des riches Montesquieu , dans ses Lettres persanes , Fontenelle , dapa présents de l'envoyé d'Isaac le fit consentir au mariage de sa relation de Mero et d'Enegu ( anagrammes de Rome et celui-ci avec sa sæur Rebecca. Il accueillit avec bien de Genève), avaient pu écrire impunément les choses les plus veillance Jacob, lorsque celui-ci, fuyant la colère d'Esaü, hardies, et l'on ne pardonna point à de jeunes étourdis des vint chercher un asile auprès de lui. Il lui donna en mariage impiétés peut-être moins fortes. Enfin, Piron , malgré cerses deux filles, Lia et Rachel, et le retint pendant plus de taine ode, jouissait d'une pension de 1,200 livres sur la casvingt ans sous divers prétextes. Le fils d'Isaac, fatigué enfin sette du roi; or, l'un des griefs contre le neveu de l'abbesse des délais et de la mauvaise foi de son beau-père, parlit sans était précisément d'avoir récité cette ode de Piron et d'ale prévenir avec ses femmes, ses enfants et ses troupeaux. voir fait des genuflexions ironiques devant des livres obscènes. Laban, irrité de cette fuite, le poursuivit pendant sept jours, Duval de Saucourt, ennemi de l'abbesse, avec qui il avait bien résolu à en tirer vengeance. Il l'atteignil vers les mon eu un procès, l'avait dénoncée elle-même comme accueillant tagnes de Galaad; mais sa colère s'était déjà apaisée. Il se à ses soupers des jeunes gens qui s'étaient permis de passer contenta de se plaindre amèrement à son gendre de ce qu'il sans se découvrir devant une procession de capucins porétait parti comme un voleur, sans lui laisser la consolation tant le saint-sacrement, et qui peu de jours après avaient d'embrasser ses filles et de les accompagner avec tout le renversé et mutilé un Christ en bois , placé sur le pont neuf cérémonial d'usage. « Pourquoi, ajouta-t-il ensuite, pourquoi d'Abbeville. Trois des inculpés, parmi lesquels se trouvait as-tu dérobé mes idoles ? » Jacob nia ce larcin; car il igno le jeune d'Étallende, fils du président de l'élection, prirent rait que Rachel s'en fût rendue coupable, et il consentit la fuite. Labarre, agé de dix-neuf ans, et son ami Moinel, agé que si elles étaient trouvées parmi ses bagages, le voleur de quatorze a quinze ans, furent seuls arrétés. Voltaire confût mis à mort. La recherche de Laban étant devenue in vient qu'ils se perdirent dans leurs interrogatoires par des fructueuse par la ruse de Rachel, Jacob éleva la voix, et réponses imprudentes. Il y eut un plus ample informé à l'éprofita de cette occasion pour se plaindre à son beau-père gard de Moinel ; Labarre et le contumax d'Etallende furent de toutes ses injustices. Laban, attendri, s'écria « Quel mal condamnés à avoir la langue arrachée , le poing coupé, la veux-tu que je te fasse? tes épouses sont mes filles, et tes tête tranchée , et à etre brulés vifs ; le tout après avoir subi enfants sont mes enfants; il n'est pas jusqu'aux troupeaux la question ordinaire et extraordinaire pour les contraindre qui t'accompagnent qui ne m'appartiennent. » Après cela, à révéler leurs complices. Sur l'appel au parlement de Paris, ils se réconcilièrent, offrirent ensemble des sacrifices au huit avocats entreprirent de prouver la nullité de la senTrès-Haut, et érigèrent un monument pour en conserver la tence prononcée par la sénéchaussée d'Abbeville. Le promémoire. Laban recommanda tendrement ses filles à Jacob, cureur général lui-même conclut à la cassation. Mais il y bénit toute la famille, et reprit la route de la Mésopotamie. avait dans les esprits parlementaires une réaction religieuse

J.-G. CHASSAGNOL. qui luttait contre l'influence de la cour elle-même. La senLABANOFF (ALEXANDRE JAKOBLÉWITSCH DE ROSTOF, tence fut confirmée à la majorité de 15 voix contre 10. On prince), général-major russe et écrivain distingué, né en 1788, adoucit seulement à l'égard de Labarre l'horreur du supa fait un emploi très-honorable de sa fortune au profit des plice, en ordonnant qu'il aurait d'abord la tete tranchée sciences et des arts. Sa collection de cartes géographiques, avant toute autre mutilation. Il subit son sort avec fermeté. qui fait aujourd'hui partie de la bibliothèque de l'état-major cette condamnation et celle de Lally ne contribuèrent pas général de Saint-Pétersbourg, est regardée comme la plus peu à amener la chute du parlement, qui fut détruit par le riche de toutes celles qui existent. Il l'a lui-même décrite chancelier Maupeou quatre ans après. dans un gros volume imprimé chez MM. F. Didot. Il s'est LABARRE (THÉODORE), né le 5 mars 1805, à Paris, aussi fait connaitre par des recherches intéressantes sur di. fut élève de Bochsa pour la harpe et parvint à donner à cet vers points de l'histoire de son pays, et a publié en 1826 un instrument un caractère plus élevé, une variété d'effets qu'il Recueil de pièces historiques sur la reine de France Anne ou n'avait pas auparavant. Quelques romances d'un goût délicat Agnès, fille de Jorowslaf jer, grand-duc de Russie. M. de La commencèrent sa réputation. Il a fouroi à l'Opéra plusieurs banoff a dépensé également beaucoup de soins et d'argent ballets gracieusement écrits, entre autres la Révolte au pour retrouver et réunir la correspondance de la reine Marie sérail (1833) et la Fonti (1855). De 1852 à 1870 il a été Stuart. Il a donné déjà deux éditions de lettres inédites de inspecteur de la musique de la chapelle impériale. On lui cette princesse (1844,8 vol. in-8°).

doit une excellente Méthode pour la harpe. LABARRAQUE ( ANTOINE-GERMAIN), pharmacien-chi LA BARRIÈRE (JEAN DE), instituteur de la congrémiste, naquit à Oloron (Basses-Pyrénées ), le 29 mai 1777. gation des Feuillants, naquit en 1544, à Saint-Seré, en Il servait dans les grenadiers de La Tour-d'Auvergne, lors Quercy. Nommé abbé de Notre-Dame des Feuillants, diocèse qu'on imagina de faire de lui un pharmacien militaire ; il de Rieux, en 1565, il mit la réforme dans son abbaye. Sa prit sa mission au sérienx, et dès qu'il le put il alla étudier à vie fut une suite continuellede pénitences et de mortifications. Montpellier. Il vint ensuite à Paris, et fut reçu mattre en phar. Il mourut à Rome, en odeur de sainteté, entre les bras macie en 1805. Il se fit connaître par ses recherches sur les chlo du cardinal d'Ossat, son intime ami, le 25 avril 1600. rures ou chlorités de chaux et de soude, et les appliqua LABARUM. C'est ainsi qu'on appelait l'étendard que à la désinfection des matières qu'on emploie dans la boyau- les empereurs romains faisaient porter devant enx dans les derie, à la désinfection des égouts, des endroits où l'air est batailles. Il consistait en une longue lance, traversée, par le corrompu, etc. On les utilisa'aussi dans les exhumations, dans haut, d'un bâton duquel pendait un superbe voile pourpre, les embaumements, puis dans les cas de maladies épidémi encadré dans une frange précieuse, et resplendissant de pierques, fièvre jaune, peste, etc.; entin, Paris en consomma reries. A l'occasion de l'apparition de la croix miraculeuse une énorme quantité en 1832, lorsque le choléra y sévissait. portant ces mots : In hoc signo vinces (Tu vaincras par Tout cela valut à l'heureux pharmacien une immense for ce signe), qui lui apparut dans les airs au moment où il se tune. Décoré de la Légion d'Honneur, membre de l'Académie disposait à attaquer Maxence, Constantin y fit placer de Médecine et du conseil de salubrité, il est mort en 1850. le signe de la croix, avec les initiales grecques du nom du

LABARRAQUE (Liqueur de). Voyez CULORITE DE Christ (X et P). Le labarum était soigneusement gardé dans Soude.

une tente particulière du camp, et le jour du combat cinLABARRE(JEAN-FRANÇOIS LEFEBVRE, chevalier de), quante hommes d'élite le portaient alternativement petit-fils d'un ancien lieutenant général des armées du roi, LABAT (Jean-Baptiste), religieux dominicain, né à neveu de Mme Feydeau de Brou, abbesse du monastère d'Ab. Paris, en 1663, fut nommé, très-jeune encore, professeur de beville et fille d'un ancien chancelier de France, subit à philosophie à Nancy. A trente ans, il fut envoyé en AméAbbeville, en 1766, comme blasphémateur un supplice as rique, en qualité de missionnaire, et séjourna à Macouba freux, peu d'accord avec les idées philosophiques de l'époque. 1 (partie septentrionale de la Martinique, dont la cure lui sus

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