Le Lycée armoricain, Volume 13

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Popular passages

Page 361 - Le premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile.
Page 10 - Apercevoir, c'est sentir; comparer, c'est juger; juger et sentir ne sont pas la même chose. Par la sensation, les objets s'offrent à moi séparés, isolés, tels qu'ils sont dans la nature; par la comparaison, je les remue, je les transporte pour ainsi dire, je les pose l'un sur l'autre pour prononcer sur leur différence ou sur leur similitude, et généralement sur tous leurs rapports.
Page 15 - ... n'en diffèrent que par un degré de perfection mille fois plus grand : d'où résulte pour lui l'idée d'une sagesse qui les a conçus et d'une volonté qui les a mis à exécution ; mais de la plus haute sagesse, et de la volonté la plus attentive à tous les détails, exerçant le pouvoir le plus étendu avec la plus minutieuse précision.
Page 103 - Celles des terres mentionnées dans les deux articles précédents qui ne se trouveraient pas circonscrites dans le territoire particulier d'une commune ou d'une ci-devant seigneurie sont censées appartenir à la Nation , sans préjudice des droits que les communautés ou les particuliers pourraient y avoir acquis , et qu'ils seront tenus de justifier par titres ou par possession de quarante ans.
Page 101 - ... etc., appartiendront exclusivement, soit aux communes , soit aux habitants des villages, soit aux ci-devant vassaux qui sont actuellement en possession du droit de communer...
Page 15 - Être des êtres, je suis parce que tu es ; c'est m'élever à ma source que de te méditer sans cesse. Le plus digne usage de ma raison est de s'anéantir devant toi : c'est mon ravissement d'esprit, c'est le charme de ma faiblesse, de me sentir accablé de ta grandeur.
Page 14 - ... comme la crainte de la douleur est l'instrument avec lequel les tyrans dégradent l'homme et le rendent misérable , les stoïciens jugèrent, avec raison, que l'on ne pourrait opposer aux maux où nous a soumis la nature, un remède à la fois plus utile et plus sûr , que d'exciter dans notre âme un enthousiasme durable, qui, s'augmentant en même temps que la douleur, par nos efforts pour nous roidir contre elle, nous y...
Page 243 - Et les amours des naïves bergères : Printemps du monde , âge heureux de nos pères , Dans mes chansons puisses-tu naître encor! Un autre embouchera la trompette guerrière, Décrira le tumulte et l'horreur des combats, Et peindra le héros tout couvert de poussière , Lançant à ses côtés les flèches du trépas. Loin de ma muse une si noire image ! Douce et timide, elle aime les vergers, Le bruit des eaux, la fraîcheur de l'ombrage ; Sa flûte en main , elle suit les bergers. Mais plus souvent,...
Page 10 - Par la sensation, les objets s'offrent à moi séparés, isolés, tels qu'ils sont dans la nature; par la comparaison, je les remue, je les transporte pour ainsi dire, je les pose l'un sur l'autre pour prononcer sur leur différence ou sur leur similitude, et généralement sur tous leurs rapports. Selon moi la faculté distinctive de l'être actif ou intelligent est de pouvoir donner un sens à ce mot est.
Page 243 - Je vais chante: les mœurs de l'âge d'or. Et les amours des naïves bergères : Printemps du monde , âge heureux de nos pères , Dans mes chansons puisses-tu naître encor! Un autre embouchera la trompette guerrière, Décrira le tumulte et l'horreur des combats, Et peindra le héros tout couvert de poussière , Lançant à ses côtés les flèches du trépas. Loin de ma muse une si noire image ! Douce et timide, elle aime les vergers, Le bruit des eaux...

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