Résumé analytique des observations de Frédéric Cuvier sur l'instinct et l'intelligence des animaux

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C. Pitois, 1841 - Animal intelligence - 135 pages
 

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Page 18 - ... c'est la nature qui agit en eux selon la disposition de leurs organes : ainsi qu'on voit qu'une horloge, qui n'est composée que de roues et de ressorts, peut compter les heures et mesurer le temps plus justement que nous avec toute notre prudence.
Page 76 - ... plus faible. Toutes les fois que la société est sous la conduite d'un chef, ce chef est presque toujours en effet le plus âgé de la troupe. Je dis presque toujours , car l'ordre établi peut être troublé par des passions violentes. Alors l'autorité passe à un autre; et, après avoir de nouveau commencé par la force, elle se conserve ensuite, de même, par l'habitude.
Page 18 - ... du tout en beaucoup d'autres : de façon que ce qu'ils font mieux que nous ne prouve pas qu'ils ont de l'esprit, car à ce compte ils en auraient plus qu'aucun de nous, et feraient mieux en toute autre chose; mais...
Page 52 - Enfin, tout, dans l'instinct, est particulier : cette industrie si admirable que le castor met à bâtir sa cabane, il ne peut l'employer qu'à bâtir sa cabane ; et tout, dans l'intelligence, est général : car cette même flexibilité d'altention et de conception que le chien met à obéir, il pourrait s'en servir pour faire toute autre chose.
Page 54 - Les animaux reçoivent par leurs sens des impressions semblables à celles que nous recevons par les nôtres; ils conservent, comme nous, la trace de ces impressions; ces impressions conservées forment, pour eux comme pour nous, des associations nombreuses et variées ; ils les combinent, ils en tirent des rapports, ils en déduisent des jugements; ils ont donc de l'intelligence. Mais toute leur intelligence se réduit là. Cette intelligence...
Page 48 - ... dées, et de ne pas reconnaître dans l'animal « qui en est capable la faculté de généraliser. » En effet, l'orang-outang concluait évidemment, ici, de lui aux autres : plus d'une fois l'agitation violente des corps sur lesquels il s'était trouvé placé l'avait effrayé; il concluait donc de la crainte qu'il avait éprouvée à la crainte qu'éprouveraient les autres; ou, en d'autres termes, et comme le dit F. Cuvier, «d'une circons« tance particulière il se faisait une règle générale.
Page 54 - ... des associations nombreuses et variées; ils les combinent, ils en tirent des rapports, ils en déduisent des jugements; ils ont donc de l'intelligence. Mais toute leur intelligence se réduit là. Cette intelligence qu'ils ont ne se considère pas ellemême, ne se voit pas, ne se connaît pas.
Page 55 - Il ya là une ligne de démarcation profonde. Cette pensée qui se considère elle-même, cette intelligence qui se voit et qui s'étudie, cette connaissance qui se connaît, forment évidemment un ordre de phénomènes déterminés, d'une nature tranchée, et auxquels nul animal ne saurait atteindre. C'est là, si l'on peut ainsi dire, le monde purement intellectuel, et ce monde n'appartïent qu'à l'homme.
Page 19 - ... par lesquelles on découvrirait qu'elles n'agiraient pas par connaissance, mais seulement par la disposition de leurs organes; car, au lieu que la raison est un instrument universel qui peut servir en toutes sortes de rencontres...
Page 110 - On lui fournit de la terre, de la paille, des branches d'arbre; et dès lors on le vit former de petites masses de cette terre avec ses pieds de devant, puis les pousser en avant avec son menton, ou les transporter avec sa bouche , les placer les unes sur les autres , les presser fortement avec...

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