Essai sur l'histoire de la philosophie en France au dix-neuvième siècle, Volume 2

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Hauman, 1835 - Philosophy - 478 pages
 

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Page 197 - ... et totalité, principe, fin et milieu, au sommet de l'être et à son plus humble degré, infini et fini tout ensemble, triple enfin, c'est-àdire à la fois Dieu, nature et humanité.
Page 197 - Le Dieu de la conscience n'est pas un Dieu abstrait, un roi solitaire relégué par delà la création sur le trône désert d'une éternité silencieuse et d'une existence absolue qui ressemble au néant même de l'existence : c'est un Dieu à la fois vrai et réel, à...
Page 192 - Le monde extérieur n'est donc qu'un assemblage de causes correspondantes à nos sensations réelles ou possibles ; le rapport de ces causes entre elles est l'ordre du monde. Ainsi ce monde est de la même étoffe que nous, et la nature est la sœur de l'homme ; elle est active , vivante , animée comme lui ; et son histoire est un drame tout aussi bien que la nôtre.
Page 204 - ... la pensée et des choses. Entre ces deux abîmes, il ya long-temps que le bon sens du genre humain fait sa route; il ya longtemps que, loin des écoles et des systèmes, le genre humain croit avec une égale certitude à Dieu et au monde. Il croit au monde comme à un effet réel...
Page 415 - Les événe» ments, at-il dit quelque part, sont si absolument » déterminés par les idées, et les idées se succèdent et » s'enchaînent d'une manière si fatale, que la seule chose » dont le philosophe puisse être tenté, c'est de se croiser » les bras et de regarder s'accomplir des révolutions » auxquelles les hommes peuvent si peu.
Page 383 - Ainsi ce profond observateur de la conscience n'y a pas vu ce sans quoi précisément il serait impossible d'y rien voir ; lui qui reproche sans cesse à la philosophie de la sensation de mutiler l'esprit humain pour l'expliquer par la seule sensation , ne s'aperçoit pas qu'il le dépouille lui-même de sa plus haute faculté , pour l'expliquer par la volonté seule , et que par là il tarit à leur source les idées les plus sublimes que la volonté n'explique pas plus que la sensation.
Page 426 - C'est à la fois un psychologiste ardent, un lamentable élégiaque des douleurs humaines et un peintre magnifique de la réalité. Il n'ya pas de roman ni de nœud dans ce livre; Oberman voyage dans le Valais, vient à Fontainebleau, retourne en Suisse, et, durant ces courses errantes et ces divers séjours, il écrit les sentimens et les réflexions de son âme à un ami.
Page 384 - ... personnelle qui ne lui suffit pas, et à la place du principe de causalité dont il ne peut pas se passer, il imagine un procédé dont nul philosophe ne s'était encore avisé, qui n'est pas le principe de causalité , mais qui en a toute la vertu : procédé magique que son ingénieux inventeur décrit à peine, et auquel il attribue sans discussion la propriété merveilleuse de transporter et de répandre en quelque sorte la force du MOI hors de lui-même : ce procédé, il l'appelle induction...
Page 406 - Au début de la vie, notre nature s'éveillant, avec tous les besoins et toutes les facultés dont elle est pourvue, rencontre un monde qui semble offrir un champ illimité à la satisfaction des uns et au développement des autres. A la vue de ce monde qui paraît renfermer pour elle le bonheur, notre nature s'élance, pleine d'espérances et d'illusions. Mais il est dans la condition humaine qu'aucune de ces espérances ne soit remplie , qu'aucune de ces illusions ne soit justifiée.
Page 395 - L'école Normale lui appartenait tout entière. L'année suivante, un enseignement nouveau vint nous disputer au premier; et M. Royer-Collard , par la sévérité de sa logique , par la gravité et le poids de sa parole , nous détourna peu à peu , et non pas sans résistance , du chemin battu de Condillac , dans le sentier devenu depuis si facile , mais alors pénible et infréquenté , de la philosophie écossaise.

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