Oeuvres de Madame de Souza

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Page 454 - Dans.l'enfance , elle voyait devant elle des années pour corriger sa fille et l'instruire; à présent, elle attendait l'âge et la raison. Insensiblement elle l'aurait amenée à être comme presque toutes les femmes, qui passent leur vie à se dire trop jeunes pour savoir, jusqu'au jour où elles se croient trop vieilles pour apprendre. Du temps que les royaumes méritaient les soins des êtres surnaturels , ces génies bienfaisans surveillaient les humains, réparaient les excès de la précipitation...
Page 97 - Avec quel intérêt je regardais ces jeunes filles que l'affection et l'habitude rendent comme les enfans d'une même famille ! Je les considérais comme autant de sœurs d'Adèle } et je me sentais pour chacune un attrait particulier. Je leur demandai quelle était sa meilleure amie : c'est moi , dirent-elles presque toutes à la fois. — « Et quelle est celle que madame de Sénange
Page 7 - ... aperçus très-fins sur la société, des tableaux vrais et bien terminés, un style orné avec mesure, la correction d'un bon livre et l'aisance d'une conversation fleurie..., l'esprit qui ne dit rien de vulgaire, et le goût qui ne dit riende trop.
Page 10 - ... de la vie. Des jours, des années, dont le souvenir est effacé, ont été remplis d'émotions, de sentimens, de petits intérêts, de nuances fines et délicates. Chaque moment a son occupation, et chaque occupation a son ressort moral. Il est même bon de rapprocher sans cesse la vertu de ces circonstances obscures et inaperçues, parce que c'est la suite de ces sentimens journaliers quiforme essentiellement le fond de la vie.
Page 106 - ... une qui touchait mon cœur. Elle s'est épuisée en, recherches , en conjectures. Sa curiosité amusait fort le bon vieillard; mais elle est restée confondue de me voir rire; de m'entendre la prier de me féliciter , et l'assurer en même temps que non-seulement je n'avais vu personne, mais que je n'avais reçu aucune k-ttre.
Page 9 - J'ai pensé que l'on pouvait se rapprocher assez de la nature, et inspirer encore de l'intérêt, en se bornant à tracer ces détails fugitifs qui occupent l'espace entre les événements de la vie. Des...
Page 39 - ... me voir ; mais le valet de chambre avançait toujours , et il fallut bien le suivre. Lorsqu'il m'eut annoncé, le marquis et sa femme se retournèrent pour venir au-devant de moi. Je les joignis avec un embarras que je ne saurais vous rendre. Un trouble secret m'avertissait que j'étais désagréable à Adèle ; que peut-être son vieux mari ne me reconnaîtrait plus. Je me sentis rougir, je baissais les yeux , et je ne conçois pas encore comment je ne suis pas sorti au lieu de leur parler.
Page 1 - ... fin jusque dans ses moindres alternatives, avec une aisance qui ne penche jamais vers l'abandon, avec une noblesse de ton qui ne force jamais la nature, avec une mesure indulgente pour tout ce qui n'est pas indélicat; tels sont les mérites principaux d'un livre où pas un mot ne rompt l'harmonie. Ce qui y circule et l'anime, c'est le génie d'Adèle, génie aimable, gai, mobile, ailé comme l'oiseau, capricieux et naturel, timide et sensible, vermeil de pudeur, h'dèle, passant du rire aux...
Page 437 - Matte , si on lui promettait de rappeler Sophie et Amélie, et qu'il y prononcerait ses vœux , s'il était assuré qu'Amélie n'en fit jamais. » Monsieur d'Estouteville fut indigné que son fils osât lui prescrire des conditions ; cependant il me permit de lui faire espérer qu'elles seraient acceptées, mais seulement lorsqu'il aurait obéi. » Mon pauvre enfant, plus tranquille, partit, et entra dans l'ordre. Amélie revint chez moi. Elle n'avait pas seize ans ; Alfred en avait dix-neuf ; je...
Page 318 - — Je reconnus aussitôt tout le ridicule de mon humeur , et je voulus réparer ce tort ; elle ne parut ni se le rappeler , ni s'apercevoir de mon retour. Dédaignant également l'un et l'autre, parfaitement à son aise , me voyant toujours à ses côtés, elle continua de causer avec moi. Elle me parla de mes voyages , me demanda si je m'étais amusé , si aucun pays ne m'avait assez intéressé pour m'inspirer le désir d'y retourner. Enfin, elle ne me parla que de moi , et je ne m'occupai que...

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