Collection complette des oeuvres de J.J. Rousseau: Julie, ou La nouvelle Héloïse

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J.-L. de Boubers, 1774
 

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Page 133 - Reste à savoir si, quand il s'agit de sa vie ou de celle d'autrui, l'honnête homme se règle sur la mode, et s'il n'ya pas alors plus de vrai courage à la braver qu'à la suivre.
Page 53 - Tout cela fait aux yeux un mélange inexprimable, dont le charme augmente encore par la subtilité de l'air, qui rend les couleurs plus vives, les traits plus marqués, rapproche tous les points de vue; les distances paraissant moindres que dans les plaines, où l'épaisseur de l'air couvre la terre d'un voile, l'horizon présente aux yeux plus d'objets qu'il semble n'en pouvoir contenir...
Page 51 - Ce n'était pas seulement le travail des hommes qui rendait ces pays étranges si bizarrement contrastés; la nature semblait encore prendre plaisir à s'y mettre en opposition avec elle-même, tant on la trouvait différente en un même lieu sous divers aspects. Au levant les fleurs du printemps, au midi les fruits de l'automne, au nord les glaces de l'hiver...
Page 50 - ... secs où l'on n'eût cherché que des ronces ; des vignes dans des terres éboulées, d'excellents fruits sur des rochers, et des champs dans des précipices.
Page 361 - L'amour est accompagné d'une inquiétude continuelle de jalousie ou de privation, peu convenable au mariage, qui est un état de jouissance et de paix. On ne s'épouse point pour penser uniquement l'un à l'autre, mais pour remplir conjointement les devoirs de la vie civile, gouverner prudemment la maison, bien élever ses enfants.
Page 345 - Tes vertus ont un témoin ; c'est lui, c'est sa substance inaltérable qui est le vrai modèle des perfections dont nous portons tous une image en nous-mêmes.
Page 64 - On n'aperçoit plus de verdure, l'herbe est jaune & flétrie , les arbres font dépouillés, le féchard (i) et la froide bise entassent la neige et les glaces , et toute .la nature est morte à mes yeux comme l'espérance au fond de mon cœur.

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