De la philosophie de l'Abbé de Lignac

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Hachette, 1863 - 322 pages
 

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Page 275 - Il faut donc chercher la raison de l'existence du monde, qui est l'assemblage entier des choses contingentes, et il faut la chercher dans la substance qui porte la raison de son existence avec elle, et laquelle, par conséquent, est nécessaire et éternelle.
Page 127 - La nature m'enseigne aussi par ces sentiments de douleur, de faim, de soif, etc., que je ne suis pas seulement logé dans mon corps, ainsi qu'un pilote en son navire, mais, outre cela, que je lui suis conjoint très étroitement et tellement confondu et mêlé, que je compose comme un seul tout avec lui.
Page 125 - ... pour affirmer ou nier, poursuivre ou fuir les choses que l'entendement nous propose, nous agissons de telle sorte que nous ne sentons point qu'aucune force extérieure nous y contraigne.
Page 165 - C'est ici où l'union des deux sciences mathématique et physique peut donner de grands avantages : l'une donne le combien, et l'autre le comment des choses ; et comme il s'agit ici de combiner et d'estimer des probabilités pour juger si un effet dépend plutôt d'une cause que d'une autre , lorsque vous avez imaginé par la physique le comment , c'està-dire lorsque vous avez vu qu'un tel effet...
Page 122 - Mais qu'est-ce donc que je suis? Une chose qui pense : qu'est-ce qu'une chose qui pense, c'est-à-dire une chose qui doute, qui entend, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent?
Page 126 - Or, il n'ya rien que cette nature m'enseigne plus expressément ni plus sensiblement, sinon que j'ai un corps qui est mal disposé quand je sens de la douleur , qui a besoin de manger ou de boire quand j'ai les sentiments de la faim ou de la soif, etc.
Page 163 - La dernière conséquence n'est vraie que parce qu'elle est identique avec celle qui la précède, et que celle-ci l'est avec la précédente, et ainsi de suite en remontant jusqu'à la première supposition; et comme les définitions sont les seuls principes sur lesquels tout est établi, et qu'elles sont arbitraires et relatives, toutes les conséquences qu'on en peut tirer sont également arbitraires et relatives. Ce qu'on appelle vérités mathématiques se réduit donc à des identités d'idées...
Page 164 - Les vérités physiques, au contraire, ne sont nullement arbitraires et ne dépendent point de nous; au lieu d'être fondées sur des suppositions que nous ayons faites , elles ne sont appuyées que sur des faits : une suite de faits semblables , ou, si l'on veut, une répétition fréquente et une succession non interrompue des mêmes événements , fait l'essence de la vérité physique ; ce qu'on appelle vérité physique n'est donc qu'une probabilité, mais une probabilité si grande, qu'elle...
Page 146 - En effet, l'homme n'est pour lui-même ni une âme, à part le corps vivant, ni un certain corps vivant, à part l'âme qui s'y unit sans s'y confondre.

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