L'ane d'or d'Apulée: précédé du Démon de Socrate, Volume 2

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Bastien, 1822
 

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Popular passages

Page 66 - O douce Volupté, sans qui, dès notre enfance, Le vivre et le mourir nous deviendraient égaux; Aimant universel de tous les animaux , Que tu sais attirer avecque violence ! Par toi tout se meut ici-bas. C'est pour toi, c'est pour tes appas...
Page 67 - J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique, La ville et la campagne, enfin tout ; il n'est rien Qui ne me soit souverain bien, Jusqu'au sombre plaisir d'un cœur mélancolique. Viens donc ; et de ce bien, ô douce Volupté, Veux-tu savoir au vrai la mesure certaine? Il m'en faut tout au moins un siècle bien compté; Car trente ans ce n'est pas la peine.
Page 61 - Dragon, gentil dragon à la gorge béante, Je suis messagère des dieux : Ils m'ont envoyée en ces lieux T'annoncer que bientôt une jeune serpente, Et qui change au soleil de couleur comme toi, Viendra partager ton emploi. Tu te dois ennuyer à faire cette vie; Amour t'enverra compagnie. Dragon, gentil dragon, que te dirai-je encor Qui te chatouille et qui te plaise? Ton dos reluit comme fin or : Tes yeux sont flambants comme braise.
Page 67 - J'entends innocemment : sur son propre désir Quelque rigueur que l'on exerce, Encore y prend-on du plaisir. Volupté, Volupté, qui fus jadis maîtresse Du plus bel esprit de la Grèce, Ne me dédaigne pas, viens-t'en loger chez moi ; Tu n'y seras pas sans emploi : J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique. La ville et la campagne, enfin tout ; il n'est rien Qui ne me soit souverain bien, Jusqu'au sombre plaisir d'un cœur mélancolique.
Page 67 - C'est pour toi, c'est pour tes appas, Que nous courons après la peine : II n'est soldat, ni capitaine, Ni ministre d'État, ni prince, ni sujet, Qui ne t'ait pour unique objet. Nous autres nourrissons, si, pour fruit de nos veilles, Un bruit délicieux ne charmait nos oreilles, Si nous ne nous sentions chatouillés de ce son, Ferions-nous un mot de chanson ? Ce qu'on appelle gloire en termes magnifiques, Ce qui servait de prix dans les jeux olympiques, N'est que toi proprement, divine Volupté,...
Page 370 - Elysios incolens ipse, tibi propitiam frequens adorabis. quodsi sedulis obsequiis et religiosis ministeriis et 5 tenacibus castimoniis numen nostrum promerueris, scies ultra statuta fato tuo spatia vitam quoque tibi prorogare mihi tantum licere.
Page 67 - N'est que toi proprement, divine Volupté. Et le plaisir des sens n'est-il de rien compté? Pour qui sont faits les dons de Flore, Le Soleil couchant et l'Aurore, Pomone et ses mets délicats, Bacchus, l'âme des bons repas, Les forêts, les eaux, les prairies, Mères des douces rêveries?
Page 170 - Hi9ecinaedum et senem | cinaedum, caluum quidem, sed cincinnis semicanis et pendulis capillatum, unum de ю triuiali popularium faece, qui per plateas et oppida cymbalis et crotalis personantes deamque Syriam circumferentes mendicare compellunt.
Page 342 - Venus, quum fuit virgo , nudo et intecto corpore perfectam formositatem professa ; nisi quod tenui pallio bombycino inumbrabat •, spectabilem pubem.

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