La moraliste de la jeunesse, ou choix de faits mémorables et instructifs propres à faire aimer la réligion, la sagesse, à former le coeur par l'exemple de toutes les vertus

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Casterman, 1825 - 216 pages
 

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Popular passages

Page 82 - Il a procuré à ses peuples l'abondance qu'ils ne connaissaient plus. Sa noblesse, réduite à la dernière misère, a été mise dans l'opulence par ses seuls bienfaits. Voyait-il la maison d'un gentilhomme en ruine, il la faisait rebâtir à ses dépens : il payait leurs dettes, il mariait leurs filles; il prodiguait des présents avec cet art de donner qui est encore au-dessus des bienfaits; il mettait dans ses dons la magnificence d'un prince et la politesse d'un ami. Les arts, en honneur dans...
Page 200 - Le petit homme rebondi ne fait qu'un saut, et court embrasser son ancien camarade. Jeannot reconnut Colin; la honte et les pleurs couvrirent son visage. Tu m'as abandonné , dit Colin; mais tu as beau être grand seigneur, je t'aimerai toujours.
Page 165 - ... un jour , il n'aurait pas à se plaindre. Le recteur approuva ce projet ; l'acquisition fut bientôt faite; le fermier, devenu propriétaire, donna une plus grande valeur à son terrain ; ses champs , mieux cultivés, devinrent plus fertiles : il vécut dans cette douce aisance , qu'il avait eu l'ambition de procurer à Lucette.
Page 199 - La voiture n'allait pas comme le char d'un petit-maître. Le voyageur eut tout le temps de contempler le marquis immobile, abîmé dans sa douleur. — Eh! mon Dieu! — s'écria-t-il — je crois que c'est là Jeannot.
Page 82 - Sa cour était formée sur le modèle de celle de France. On ne croyait presque pas avoir changé de lieu quand on passait de Versailles à Lunéville. A l'exemple de Louis XIV, il faisait fleurir les belles-lettres. Il a établi dans Lunéville une espèce d'université sans pédantisme, où la jeune noblesse d'Allemagne venait se former.
Page 67 - Il a voulu veiller lui-même à l'échange de sa pacotille, et en faire le choix. Le vaisseau a été pris par un corsaire, et conduit à Tétuan, où mon malheureux père ' est esclave avec le reste de l'équipage.
Page 136 - Le père et le fils tombent à ses pieds : le dernier refnse la liberté qu'on lui rend; il conjure le capitaine de lui permettre de le suivre ; son père n'a plus besoin de lui , il ne pourrait que lui être à charge. L'officier ne peut le refuser. Le jeune homme a servi le temps ordinaire; il a toujours épargné sur sa...
Page 199 - ... accompagné de rideaux de cuir, suivi de quatre charrettes énormes toutes chargées. Il y avait dans la chaise un jeune homme grossièrement vêtu : c'était un visage rond et frais, qui respirait la douceur et la gaieté ; sa petite femme, brune et assez grossièrement agréable, était cahotée à côté de lui.
Page 73 - Libérateur de mon père, pouvez-vous oublier que vous êtes le sauveur d'une famille entière, et qui ne désire plus rien que votre présence? Ne vous refusez pas à ses vœux, et venez voir les heureux que vous avez faits... Venez. — Je vous l'ai déjà dit, mon ami, vous vous méprenez.
Page 81 - Il l'a conservée toujours en paix, pendant que le reste de l'Europe a été ravagé par la guerre. Il a eu la prudence d'être toujours bien avec la France, et d'être aimé dans l'empire ; tenant heureusement...

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