Des tropes, ou des différens sens dans lesquels on peut prendre un même mot dans une même langue: Ouvrage utile pour l'intelligence des auteurs, et qui peut servir d'introduction à la rhétorique et à la logique

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Tournachon-Molin, 1804 - Figures of speech - 268 pages
 

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Page 2 - D'ailleurs, bien loin que les figures soient des manières de parler éloignées de celles qui sont naturelles et ordinaires, il n'ya rien de si naturel, de si ordinaire et de si commun que les figures dans le langage des hommes.
Page 129 - D'une amitié tendre : Mais son long courroux Détruit , empoisonne Tous mes soins pour vous , Et vous abandonne Aux fureurs des loups. Seriez-vous leur proie , Aimable troupeau , Vous de ce hameau L'honneur et la joie ; Vous qui , gras et beau , Me donniez sans cesse Sur l'herbette épaisse Un plaisir nouveau ? Que je vous regrette ! Mais il faut céder : Sans chien , sans houlette , Puis-je vous garder ? L'injuste fortune Me les a ravis.
Page 24 - C'est de là que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux, Et, par les traits divers de figures tracées, Donner de la couleur et du corps aux pensées.
Page 130 - L'injuste fortune Me les a ravis. En vain j'importune Le ciel par mes cris ; II rit de mes craintes, Et, sourd à mes plaintes^ Houlette ni chien, II ne me rend rien. Puissiez-vous, contentes, Et sans mon secours, Passer d'heureux jours, Brebis innocentes, Brebis, mes amours! Que Pan vOUS défende : Hélas! il le sait, Je ne lui demande Que ce seul bienfait.
Page 141 - Ce style figuré, dont on fait vanité, Sort du bon caractère, et de la vérité; Ce n'est que jeu de mots, qu'affectation pure, Et ce n'est point ainsi que parle la nature.
Page 133 - Tout prend un corps, une âme, un esprit, un visage. Chaque vertu devient une divinité : Minerve est la prudence, et Vénus la beauté. Ce n'est plus la vapeur qui produit le tonnerre, C'est Jupiter armé pour effrayer la terre ; Un orage terrible aux yeux des matelots, C'est Neptune en courroux qui gourmande les flots ; Echo n'est plus un son qui dans l'air retentisse, C'est une nymphe en pleurs qui se plaint de Narcisse.
Page 112 - Il ya cette différence entre la métaphore et la comparaison, que dans la comparaison on se sert de termes qui font connaître que l'on compare une chose à une autre ; par exemple, si l'on dit d'un homme en colère...
Page 107 - Cependant, sur le dos de la plaine liquide S'élève à gros bouillons une montagne humide : L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux Parmi des flots d'écume un monstre furieux. Son front large est armé de cornes menaçantes, Tout son corps est couvert d'écailles jaunissantes ; Indomptable taureau, dragon impétueux, Sa croupe se recourbe en replis tortueux; Ses longs mugissements font trembler le rivage.
Page 130 - J'ai toujours nourries, Je prends à témoin Ces bois, ces prairies, Que si les faveurs Du dieu des pasteurs Vous gardent d'outrages Et vous font avoir Du matin au soir De gras pâturages, J'en conserverai Tant que je vivrai...
Page 261 - Entre toutes les différentes expressions qui peuvent rendre une seule de nos pensées, il n'y en a qu'une qui soit la bonne. On ne la rencontre pas toujours en parlant ou en écrivant ; il est vrai néanmoins qu'elle existe, que tout ce qui ne l'est point est faible, et ne satisfait point un homme d'esprit qui veut se faire entendre.

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