Essais philosphiques, Volume 2

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Page 379 - les impressions arriver au cerveau par l'entremise des nerfs-, elles sont « alors isolées et sans cohérence. Le viscère entre en action , il agit sur « elles, et bientôt il les renvoie métamorphosées en idées que le langage «de la physionomie et du geste, ou les signes de la parole et de l'écri«ture, manifestent au dehors. Nous concluons, avec la même certitude , « que le cerveau digère en quelque sorte les impressions , qu'il fait « organiquement la sécrétion de la pensée a.
Page 14 - ... n'avoir besoin que de soi-même; car, à proprement parler, il n'ya que Dieu qui soit tel, et il n'ya aucune chose créée qui puisse exister un seul moment sans être soutenue et conservée par sa puissance. C'est pourquoi on a raison dans l'École de dire que le nom de substance n'est pas univoque...
Page 25 - ... j'ai une claire et distincte idée de moi-même, en tant que je suis seulement une chose qui pense et non étendue, et que d'un autre j'ai une idée distincte du corps, en tant qu'il est seulement une chose étendue et qui ne pense point...
Page 140 - Les sens, quoique nécessaires pour toutes nos connaissances actuelles, ne sont point suffisants pour nous les donner toutes, puisque les sens ne donnent jamais que des exemples, c'est-à-dire des vérités particulières ou individuelles... Or, tous les exemples qui confirment une vérité générale, de quelque nombre qu'ils soient, ne suffisent pas pour établir la nécessité universelle de cette même vérité : car il ne suit pas que ce qui est arrivé arrivera toujours de même.
Page 118 - On les pourrait appeler points métaphysiques : ils ont quelque chose de vital et une espèce de perception , et les points mathématiques sont leur point de vue pour exprimer l'univers.
Page 141 - C'est aussi en quoi les connaissances des hommes et celles des bêtes sont différentes. Les bêtes sont purement empiriques et ne font que se régler sur les exemples; car, autant qu'on en peut juger, elles n'arrivent jamais à former des propositions nécessaires, au lieu que les hommes sont capables de sciences démonstratives, en...
Page 123 - Or cette liaison ou cet accommodement de toutes les choses créées à chacune, et de chacune à toutes les autres, fait que chaque substance simple a des rapports qui expriment toutes les autres, et qu'elle est par conséquent un miroir vivant perpétuel de l'univers.
Page 102 - En ce faisant, nous saurons que la nature de la matière ou du corps pris en général ne consiste point en ce qu'il est une chose dure, ou pesante, ou colorée, ou qui touche nos sens de quelque autre façon, mais seulement en ce qu'il est une substance étendue en longueur, largeur et profondeur.
Page 379 - Pour se faire une idée juste des opérations dont résulte la pensée, il faut considérer le cerveau comme un organe particulier , destiné spécialement à la produire ; de même que l'estomac et les intestins à opérer la digestion , le foie à filtrer la bile , les parotides et les glandes maxillaires et sublinguales à préparer les sucs salivaires.
Page 121 - Il n'ya pas moyen aussi d'expliquer comment une Monade puisse être altérée ou changée dans son intérieur par quelque autre créature, puisqu'on n'y saurait rien transposer, ni concevoir en elle aucun mouvement interne qui puisse être excité, dirigé, augmenté ou diminué là-dedans, comme cela se peut dans les composés où il ya du changement entre les parties.

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