Nouvelle histoire de la littérature française sous la monarchie de juillet

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Bloud et Barral, 1888 - French literature - 468 pages
 

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Page 110 - Je ne puis ; — malgré moi l'infini me tourmente. Je n'y saurais songer sans crainte et sans espoir ; Et, quoi qu'on en ait dit, ma raison s'épouvante De ne pas le comprendre, et pourtant de le voir.
Page 100 - Étoile qui descends sur la verte colline, Triste larme d'argent du manteau de la Nuit, Toi que regarde au loin le pâtre qui chemine, Tandis que pas à pas son long troupeau le suit, — Étoile, où t'en vas-tu, dans cette nuit immense?
Page 116 - Ne te disais-tu pas guéri de ta folie ? N'es-tu pas jeune, heureux, partout le bienvenu ' Et ces plaisirs légers qui font aimer la vie. Si tu n'avais pleuré, quel cas en ferais-tu?
Page 122 - Ils ne l'auront pas, le libre Rhin allemand, quoiqu'ils le demandent dans leurs cris comme des corbeaux avides ; Aussi longtemps qu'il roulera paisible, portant sa robe verte; aussi longtemps qu'une rame frappera ses flots.
Page 123 - N ous l'avons eu, votre Rhin allemand, II a tenu dans notre verre. Un couplet qu'on s'en va chantant Efface-t-il la trace altière Du pied de nos chevaux marqué dans votre Nous l'avons eu, votre Rhin allemand. Son sein porte une plaie ouverte, Du jour où Condé triomphant A déchiré sa robe verte. Où le père a passé, passera bien l'enfant.
Page 155 - Peuples ! écoutez le poète ! Ecoutez le rêveur sacré ! Dans votre nuit, sans lui complète, Lui seul a le front éclairé...
Page 325 - Spire, Sur un roc près duquel les monts sont des coteaux, Un château renommé parmi tous les châteaux, Et dans ce burg, bâti sur un monceau de laves, Un burgrave fameux parmi tous les burgraves ? Vous at-on raconté que cet homme sans lois, Tout chargé d'attentats, tout éclatant d'exploits, Par la diète à Francfort, par le concile à Pise, Mis hors du saint-empire et de la sainte église, Isolé, foudroyé, réprouvé, mais resté Debout dans sa montagne et dans sa volonté, Poursuit...
Page 210 - Un ange au radieux visage, Penché sur le bord d'un berceau, Semblait contempler son image Comme dans l'onde d'un ruisseau. Charmant enfant qui me ressemble, Disait-il, oh!
Page 110 - ... me tourmente. Je n'y saurais songer sans crainte et sans espoir; Et, quoi qu'on en ait dit, ma raison s'épouvante De ne pas le comprendre, et pourtant de le voir. Qu'est-ce donc que ce monde, et qu'y venons-nous faire, Si, pour qu'on vive en paix, il faut voiler les cieux? Passer comme un troupeau, les yeux fixés à terre, Et renier le reste, est-ce donc être heureux?
Page 303 - Où suis-je? Qu'ai-je fait? Que dois-je faire encore? Quel transport me saisit? Quel chagrin me dévore? Errante et sans dessein, je cours dans ce palais. Ah! ne puis-je savoir si j'aime ou si je hais? Le cruel ! de quel œil il m'a congédiée : Sans pitié, sans douleur au moins étudiée ! L'ai-je vu se troubler et me plaindre un moment?

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