Gallici versus metrica ratio

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Lecène, Oudin et socios, 1897 - French language - 127 pages
 

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Page 116 - Hippolyte lui seul, digne fils d'un héros, Arrête ses coursiers, saisit ses javelots, Pousse au monstre ; et, d'un dard lancé d'une main sûre, II lui fait dans le flanc une large blessure. De rage et de douleur le monstre bondissant Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant, Se roule, et leur présente une gueule enflammée Qui les couvre de feu, de sang et de fumée.
Page 15 - C'est l'essaim des Djinns qui passe, Et tourbillonne en sifflant, Les ifs, que leur vol fracasse, Craquent comme un pin brûlant. Leur troupeau lourd et rapide, Volant dans l'espace vide, Semble un nuage livide Qui porte un éclair au flanc.
Page 113 - Chaque soir donc, je m'en vais, j'ai congé, Je sors. J'entre en passant chez des amis que j'ai. On prend le frais, au fond du jardin, en famille. Le serein mouille un peu les bancs sous la charmille; N'importe : je m'assieds, et je ne sais pourquoi Tous les petits enfants viennent autour de moi. Dès que je suis assis, les voilà tous qui viennent. C'est qu'ils savent que j'ai leurs goûts ; ils se souviennent Que j'aime comme eux l'air, les fleurs, les papillons Et les bêtes qu'on voit courir...
Page 119 - La mélodie encor quelques instants se traîne Sous les arbres bleuis par la lune sereine, Puis tremble, puis expire ; et la voix qui chantait S'éteint comme un oiseau se pose; tout se tait.
Page 7 - Où donc ai-je régné? demandait la jeune ombre. Je suis un prisonnier, je ne suis point un roi. Hier je m'endormis au fond d'une tour sombre. Où donc ai-je régné? Seigneur, dites-le-moi.
Page 39 - Mes sœurs, l'onde est plus fraîche aux premiers feux du jour. Venez : le moissonneur repose en son séjour; La rive est solitaire encore; Memphis élève à peine un murmure confus; Et nos chastes plaisirs, sous ces bosquets touffus, N'ont d'autre témoin que l'aurore. «Au palais de mon père on voit briller les arts; Mais ces bords pleins de fleurs charment plus mes regards Qu'un bassin d'or ou de porphyre; Ces chants aériens sont mes concerts chéris; Je préfère aux parfums qu'on brûle en...
Page 75 - Le poète en des jours impies Vient préparer des jours meilleurs. | Il est l'homme des utopies, Les pieds ici, les yeux ailleurs. C'est lui qui sur toutes les têtes, En tout temps, pareil aux prophètes, Dans sa main, où tout peut tenir, Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue, Comme une torche qu'il secoue, Faire flamboyer l'avenir...
Page 118 - Vous savez bien que l'âme est forte Et ne craint rien Quand le souffle de Dieu l'emporte! Vous savez bien Que j'irai jusqu'aux bleus pilastres, Et que mon pas, Sur l'échelle qui monte aux astres, Ne tremble pas ! L'homme en cette époque agitée, Sombre océan, Doit faire comme Prométhée Et comme Adam.
Page 42 - Sauvez-moi ; conservez un bras Qui lance votre foudre, un amant qui vous venge. Mourir sans vider mon carquois ! Sans percer, sans fouler, sans pétrir dans leur fange Ces bourreaux barbouilleurs de lois...
Page 41 - O Corse! à cheveux plats, que ta France était belle, Au grand soleil de messidor! C'était une cavale indomptable et rebelle, Sans frein d'acier ni rênes d'or...

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