Chefs-d'œuvre tragiques ...

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Firmin Didot frères, 1887 - French drama (Tragedy)
 

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Page 12 - Nos plus nouveaux sujets , les plus dignes de Rome , Et les plus grands efforts des veilles d'un grand homme A qui les rares fruits que...
Page 186 - Parce qu'il croit par moi détruire l'Ibérie. Les fureurs de mon père ont assez éclaté Pour que Rome entre nous ne craigne aucun traité. Tels sont les hauts projets dont sa grandeur se pique. Des Romains si vantés telle est la politique : C'est ainsi qu'en perdant le père par le fils , Rome devient fatale à tous ses ennemis. Ainsi, pour affermir une injuste puissance...
Page 188 - Jusques aux courtisans qui me rendent hommage , Mon palais , tout ici n'a qu'un faste sauvage : La nature, marâtre en ces affreux climats, Ne produit, au lieu d'or, que du fer, des soldats : Son sein tout hérissé n'offre aux désirs de l'homme Rien qui puisse tenter l'avarice de Rome.
Page 182 - Hiéron , plût aux dieux que la main ennemie Qui me ravit le sceptre eût terminé ma vie ! Mais le ciel m'a laissé , pour prix de ma fureur , Des jours qu'il a tissus de tristesse et d'horreur. Loin de faire éclater ton zèle ni ta joie Pour un roi malheureux que le sort te renvoie , Ne me regarde plus que comme un furieux , Trop digne du courroux des hommes et des dieux , Qu'a proscrit dès long-temps la vengeance céleste...
Page 356 - Je hais ces cœurs glacés et morts pour leur pays Qui, voyant ses malheurs dans une paix profonde, S'honorent du grand nom de citoyens du...
Page 42 - II faut lever le masque et t'ouvrir ma pensée : Le Dieu que j'ai haï m'inspire son amour ; Adrien a parlé, Genest parle à son tour. Ce n'est plus Adrien, c'est Genest qui respire La grâce du baptême et l'honneur du martyre ; Mais Christ n'a point commis à vos profanes mains Ce sceau mystérieux dont il marque ses saints.
Page 44 - Un ange, par son ordre, a comblé mes souhaits, Et de l'eau du baptême effacé mes forfaits. Ce monde périssable et sa gloire frivole Est une comédie où j'ignorais mon rôle.
Page 198 - Faut-il , pour t'en presser , embrasser tes genoux ? Songe au prix de quel sang je devins ton époux : Jusques à mon amour, tout veut que je périsse. Laisser le crime en paix , c'est s'en rendre complice ; Frappe: mais souviens-toi que, malgré ma fureur, Tu ne sortis jamais un moment de mon cœur ; Que, si le repentir tenait lieu d'innocence, Je n'exciterais plus ni haine ni vengeance; Que , malgré le courroux qui te doit animer , Ma plus grande fureur fut celle de t'aimer.
Page 100 - Oui, mais j'ai mes raisons qui bornent mon sommeil.' Je me vois , Ladislas , au déclin de ma vie ; Et sachant que la mort l'aura bientôt ravie , Je dérobe au sommeil, image de la mort, Ce que je puis du temps qu'elle laisse à mon sort. Près du terme fatal prescrit par la nature, Et qui me fait du pied toucher ma sépulture, De ces derniers instants dont il presse le cours , Ce que j'ôte à mes nuits , je l'ajoute à mes jours. Sur mon couchant enfin , ma débile paupière Me ménage avec soin...
Page 127 - D'une pitié si juste est-ce à vous de vous plaindre? Si c'est une vertu qu'en moi l'on doive craindre , Si du peuple par elle on se fait un appui, Pourquoi suis-je le seul qui l'exerce aujourd'hui? Que ne m'enviez-vous un si noble avantage ? Pourquoi chacun de vous, pour être exempt d'ombrage, Ne s'efforce-t-il pas , par les mêmes bienfaits , De gagner, d'attirer les amis qu'ils m'ont faits?

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