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CHAPITRE DEUXIÈME

ANALYSE

LES CINQ ÉLÉMENTS DU COMIQUE : 1° LA CAUSE MORALE; 2° L'ÉNORMITÉ ;

3" LE PLAISIR D'INTELLIGENCE ; 4° LE PLAISIR DE MALICE ; 5° LE PLAISIR

DE JUSTICE.

SECTION PREMIÈRE

La cause morale

1. – Notion générale – La passion empêche les impressions ou bien elle les altère, c'est-à-dire qu'elle produit des distractions ou qu'elle produit des erreurs. · Distractions. – Distractions sans cause connue, ou encore avec cause connue, mais non morale. .

167 II. – Division des erreurs en erreurs spontanées, erreurs provoquées, erreurs plus particulièrement morales. 1o Erreurs spontanées; elles ne sont comiques que si un élément moral s'y laisse voir.

171 III. – 2o Erreurs provoquées. Le Menteur, les Fourberies de Scapin, Amphitryon ,

175 IV. - 3° Erreurs plus particulièrement morales. Le comique d'imposture est actif; le comique naïf est passif

180 V. – Retour, pour en mieux préciser la notion, sur le comique nais: justification du nom. Deux sortes de naïveté. Bien que le mot de ridicule puisse convenir à tout ce qui est comique, le mot de comique s'applique mieux à ce qui est fortement comique et notamment au comique d'imposture. Naïvetés et impostures de toutes les passions comiques ou tragiques

182 VI. — Imposture plaisante ou heureuse, qui ne doit pas être confondue, malgré la ressemblance des noms, avec le comique d'imposture. Mysti fication et taquinerie. Une vue théorique sur les classifications en général et son application à notre matière. – Classification des impostures plaisantes ou heureuses, qui peuvent être réparties en quatre groupes. Exemples, dont un fort long. Justesse et intérèl de la notion de l'imposture plaisante ou heureusa. Diagramme de ces impostures. Nouveau côté par où le domaine des faits plaisants se montre plus étendu et autre que le domaine du comique

187

SECTION DEUXIÈME

L'énormité

I. – Effet comique comparé avec les autres impressions qu'on éprouve au théâtre

203

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II. - Evidence de l'erreur comique .

205 III. Erreurs matérielles, erreurs abstraites. Absurdités métaphysi ques, mathématiques, morales

208 IV. – Le comique d'imposture est double, le comique naïf est simple. Observation sur les naïvetés dans Molière

212 V. – Conditions favorables qui peuvent accompagner l'erreur 216

VI. — Contraste ; il y en a deux sortes. Une première audition est loin d'épuiser le plaisir dont le contraste comique et le comique en général pouvent être la source .

219 VII. Effet naturel de l'agglomération d'un public. Essai d'explication. La sympathie ; son effet général. Deux particularités : ce que le fait, pour les plaisirs intellectuels, d'être pris en commun, donne de sécurité aux impressions, et en même temps ajoute de clairvoyance à la pensée individuelle. Transition

222

SECTION TROISIÈME

Le plaisir d'intelligence

INDUCTIONS, JUGEMENTS, GÉNÉRALISATIONS

.

1. – 1° De l'induction Puissance suggestive du comique; de la déduction

227 II. – Deux sortes principales d'inductions. De ce qu'on peut appeler les révélations, Exemples .

231 III. – 2o Des jugements. — Jugements et généralisations. Sens différent attribué ici à ces deux mots. Indication des développements qui vont suivre et relatifs aux jugements

234 IV. - Les effets ordinaires de la sensibilité,

237 V. La passion. – Elude sur deux passions, la prévention et l'admiration. La prévention : d'où elle procède. Exemples de prévention.

Comparaison de la prévention et de la distraction. Rappel et justifi cation d'une précédente division,

242 VI. – L'admiration.

249 VII. — Le caractère. – Un vrai caractère n'est ni exclusif ni excessif, ou autrement dit, d'une part il ne détruit pas dans le personnage l'homme ordinaire, et de l'autre ce qu'il a de particulier ne doit pas être amplifié indéfiniment. – Exemples. — Le mérite d'une comédie ne s'apprécie pas par le nombre des mots plaisants ni même comiques, mais par la vérité des caractères et par la justesse de l'ensemble .

255 VIII. – Transition pour arriver à la troisième opération intellectuelle que

.

suscite le comique, c'est-à-dire à la généralisation. Observation et expérience. Vertu des exemples.

263 IX. 3. Des généralisations. – Nature et fondement logique de la généralisation à laquelle donne lieu la vue du fait comique. – Propriété précieuse dont jouissent toutes ces généralisations. Une autre propriété spéciale à une certaine classe d'entre elles. .

266 X. – Résumé de la section. – Plaisir intellectuel du spectateur comparé avec l'effort intellectuel nécessaire pour observer la vie réelle. – Transition.

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SECTION QUATRIÈME

Le plaisir de malice

1. Idée générale du plaisir de malice ...

275 II. Recherche psychologique sur le principe de la malice. Anomalie morale que présente la malice; explication de cette anomalie. Distinction de la méchanceté et de la malice proprement dite. – La malice est un produit de la rivalité et de l'envie. Les hommes sont particulièrement rivaux sur le terrain de l'amour-propre. Opinion de Hobbes. La malice du spectateur n'a trait qu'à l'amour-propre. Merveilleuse clairvoyanco de la malice . .

277 III.

Le plaisir n'a lieu et le comique ne se produit que si le désordre ne fait pas prévaloir une sympathie douloureuse ou une aversion pénible.

291 IV. Le comique n'existe pas s'il n'y a une personne en cause

297 V. Danger de la malice. Usage salutaire qu'on en pourrait faire. Son innocuité au théâtre. - Transition,

299

SECTION CINQUIÈME

Le plaisir de justice

1. - Premier aperçu. - Descartes a signalé dans le comique un élément de justice. — Trois conditions de la justice répressive : les vraies peines doivent être exemplaires, naturelles, expiatoires. 1• Exemplarité du comique

302 II. - Définition des peines naturelles et des peines arbilraires 305

JII. 2° Le comique est une peine naturelle. – Gradation des circonstances qui peuvent particulièrement faire ressortir cette qualité de la peine. - Traitre et bourreau

307 IV. – 3o Comment le comique est une peine expiatoire

314 V. – Tout vice, tout travers est le bourreau de soi-même (heautotimo

roumenos). Examen particulier de l'amour-propre, - Un mot des autres
passions.

316
VI. — L'Ecole des femmes étudiée au point de vue de la justice

320
VII. - Comment et pourquoi dans le que les plaisirs de justice sont
forcément mélangés d'une joie malicieuse. Le comique n'épuise pas tout
ce qu'une comédie a de démonstratif et de moral. — Trois questions que fait
naitre l'étude de l'Ecole des Femmes

323
VIII. Première question : à quelle partie de la peine correspond le
comique? · Distinction des divers éléments dont se composent une faute et
la peine d'une faute. Différence de l'immoralité d'un fait et de son ridi-
cule. Fautes légères dont le ridicule est la peine totale

325
IX. Continuation. Fautes où l'amour-propre se trouve mělé à
d'autres passions :

330
X- Deuxième question : n'y a-t-il pas lieu d'apprécier le comique non
seulement du dehors par l'impression du spectateur, mais encore au dedans
par ce que ressent le personnage ? - Un nouveau caractère distinctil å
ajouter à nos deux comiques : le comique naïf est inconscient, l'autre est
conscient

333
XI. Troisième question : ne convient-il pas, pour bien juger de la
vindicte exercée par le comique, de distinguer dans le désordre les petits
effets immédiats, et les conséquences plus graves et plus éloignées ? 336

XII. – Ridicule infligé perfidement ou arbitrairement. Court résumé
de la justice. .

339
XIII. – Différent parti auquel se rangent la conscience et les sympathies
du spectateur, suivant qu'il s'agit de tragédie ou de comédie.

341

CHAPITRE TROISIÈME

SYNTHÈSE

SYNTHÈSE DES CINQ ÉLÉMENTS DU COMIQUE ; LEUR APPLICATION AUX AUTRES CAS

PLAISANTS ; ESSAI DE THÉORIE GÉNÉRALE DU PLAISANT

I. Une considération empruntée aux sciences naturelles. - Lien logi-
que des cinq éléments. — Si leur concours est nécessaire pour constituer le
comique, presqu'aucun d'eux n'appartient privativement au comique 344

II. – Coup d'oeil sur quelques exemples plaisants, considérés en tant
qu'ils constituent plus ou moins un fail, et rangés suivant cette particu -
larité. .

348
III. – L'esprit est encore un fait, mais un fait d'une autre nature
IV. – Comparaison entre l'esprit et le comique, au moyen de l'application

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à l'esprit des cinq éléments constatés dans le comique, la sixième chose (ou le fait) étant maintenant mise hors de cause.

355 V. – Véritables et très ardues difficultés de la distinction de l'esprit et du comique, lorsque l'esprit se met à donner des ridicules, å dramatiser et à créer des fictions. Chacune de ces trois circonstances rend délicate à faire la part qui revient à l'esprit et celle qui revient au comique 361

VI. — Pour upérer la séparation définitive de l'esprit d'avec le comique, il faut d'abord les considérer en eux-mêmes , et ensuite considérer la faculté qui les produit. — 1• -L'esprit et le comique considérés en eux-mêmes, et abstraction faite de l'auteur et de la faculté. – Autant de comique que d'esprit dans les Provinciales. – Beaucoup plus de comique que d'esprit dans Gil Blas. Presque rien que de l'esprit dans Voltaire. . 369

VII. 2° Faculté qui produit le plaisant considérée en elle-même. - On peut donner le nom unique d'imagination plaisante à la faculté qui produit toute espèce de plaisant; mais elle n'en sera pas moins différente suivant la nature des produits qu'elle donne.- Verve comique, génie comique 376

VIII. — Examen d'une division qui a été proposée : le plaisant volontaire et le plaisant involontaire. .

380 IX. Plaisant qui n'est ni l'esprit ni le comique. Plaisant naturel ou autrement dit existant sans le fait de l'homme

384 X. - Conclusion générale. — 1°Description du plaisir causé par le plaisant, ou côté subjectif du problème. Coup d'æil jeté incidemment sur le beau pour comparer les effets psychiques qu'il produit avec ceux que produit le beau. 2. Ce qu'est le plaisant considéré en lui-même, ou côté objectif du problème. — Le plaisant est un désordre ; ce désordre doit satisfaire à deux conditions, l'une négative, l'autre positive. — Comment on peut en dernière analyse définir le plaisant, et comment on doit caractériser et classer ses trois espèces principales

386 Dernière expression de notre conception métaphysique du plaisant,

402

XI.

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